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Mais douéi qu'ils étaient d'une i avec colloque . I»*- protestant it mainte-
nant en ii
de réclamer un adoucissement aux mesures b dont on les accablait II était inutile de s'adret aux Guises Comme les Bourbon Châtillon, (1 envoyer auj •• Catherine de Médicis L
parlait pas ; peu telle pas d'op nion
ireusc que les gouvernants; elle n ntait une
influence latente et tout <le même une autorité morale. Malheureusement Catherine de Médicis ne pouvait rien. Ainsi qu'à l'égard du roi de res elle se montra réservée.
Elle se borna à répondre aux protestants qu'elle leur recommandait de demeurer calmes, de ne rien dire, proil quelques vagues mots de tolérance et de paix.
Alors le> réformés dont la partie ardente — sentant la du calvinisme — venait à penser qu'elle était en i d'exiger au moins la liberté de s'assembler et de pi se retournèrent du côté des Bourbon-Chàtillon. A jut,
n'étaient-ils pas princes, et des plus grands seigneurs du royaume? Comment permettaient-ils que des étrangers, ces Lorraine, accaparassent le pouvoir, les chassassent de la cour et usassent du pouvoir dont ils s'étaient emparés pour exercer contre eux, leurs amis, leur croyance, une persécution intolérable? 11 s'agissait de demander aux Bourbons de rentrer à la cour, d'en expulser les Guises et de prendre leur place. Une fois maîtres du gouvernement, ils feraient ser la persécution et accorderaient aux calvinistes la liberté demandée.
Malheureusement encore pour eux, ils avaient affaire à un homme, le roi de Navarre, qui n'était pas à la hauteur du rôle qu'on voulait lui faire jouer. La noblesse l'aimait parce qu'il était cordial et facile, donnant libéralement, bien qu'il ne fût pas riche, ouvert et simple, a à la française », dit Jean Michel ; assez brave en campagne, quoique médiocre capitaine. Mais c'était un caractère mou, dépourvu d'audace.
Il recula effraye. Ou eut beau chercher à le faire circonvenir par sa femme, l'intelligente Jeanne d'Alhrel, elle, au contraire, fougueuse et décidée, rien n'y fit; il i >on
concours. A côté de lui, il n'était possible de trouver [ sonne. Le prince de Condé, son frère, eût été plus ambiti et actif, mais il manquait de la pondération nécessaire à un chef; d'ailleurs n'étant que cadet, il lui était diffîi d'entreprendre une œuvre pour laquelle son aîné s'était récusé. Quant aux Ghâtillon, ils n'avaient pas l'autorité nécessaire.
Alors les ministres protestants ne pouvant rien obtenir des personnages en vue se décidèrent à lutter eux mômes avec la seule arme dont ils disposassent, la presse. Ils multiplièrent les écrits; ce fut une campagne de polémiques éloquentes, enflammées. « Le sang des justes crie, écrivait La Planche, Dieu se sert des persécuteurs comme de soulllets pour attiser le feu de sa parole! » Ils s'en prirent aux Guises, passionnément, stigmatisant leur tyrannie, dénonçant leur usurpation injuste du pouvoir royal, flétrissant leurs ambitions : que rêvaient-ils, sinon de s'emparer complètement de la couronne, de déposer le roi et de mettre un des leurs à sa place? Après avoir écarté les princes du sang ils ne visaient à rien moins qu'à les détruire afin de supprimer tous les obstacles. Et en attendant ils dilapidaient les finances, corrompaient la cour, semaient partout la haine. Or il se trouva que sur ces divers derniers points les plaintes des protestants trouvèrent un écho ailleurs que parmi les hérétiques.
Le gouvernement autoritaire et eassant des Guises n'avait pas été sans soulever des mécontentements môme chez lès catholiques. A la suite de la paix de Cateau Cambré devant les difficultés financières, les de! les
lourdes dépenses à solder, les Guises avaient décidé de f de notables économies. Ils avaient réduit les de la
cour, diminué l'armée dans de grandes proportion treint les pensions. Ces mesures provoquèrent chez C
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qui en furent rictimei de rives pi gentilshommes peu fortunéi qui bd( jusque II de 11
guerre furent privée de leurs moyens d'existence On devait des arrérages : Us les réclamèrent ; l'embarras du empêcha de les satisfaire; ils Insistèrent, il animal de Lorraine n'était pas hommi pareils moyens d'intimidation. Il se montra dur e eii-
leux ; déjà de son naturel « il était, dit Vu fort
insolent et aveugle, ne regardant guère les personn faisant cas ! » Ce fut contre lui et son frère une anime ardente. On attribua les refus non à la pénurie du ïré mais à l'avarice du cardinal ; les murmures éclatèrent bruyamment. Lorraine crut pouvoir faire taire les gens en parlant de gibet pour ceux qui se pis - t, ce qui
n'arrangea pas les choses. Il y avait donc dans la nob!' un fort parti très monté contre le gouvernement des Gui- Les arguments des protestants portèrent et ainsi se précisa une opposition politique nombreuse et mélangée. C'est dans cette opposition qu'allaient se recruter les éléments de la bizarre entreprise qui fut alors organisée et qu'on a a] la Conjuration d'Amboise.
Il existait, courant le monde, certain gentilhomme périgourdin de petite origine, nommé François de Barry, sieur de la Renaudie. Ce gentilhomme avait eu jadis des dém avec la justice, avait été compromis dans un procès contre du Tillet et, condamné pour faux et usage de faux, avait dû passer la frontière. Réfugié en Suisse il s'était fait calviniste. Sa famille n'avait pas été heureuse, car un de ses beaux-frères était en prison du fait des Guises. Il allait de ville en ville, lorsque germa dans son cerveau l'idée d'un coup de force à tenter pour enlever le pouvoir aux Lorraine et le donner aux Bourbons. De la part de ce modeste gentilhomme exilé l'idée était folle. Il s'en ouvrit à des pasteurs calvinistes, à Calvin lui-même; les pasteurs répondirent vaguement que si on n'avait pas le droit d'attenter contre le roi lui-même, on pouvait sans doute songer à
renverser une tyrannie d'usurpateurs. Ils n'attachèrent pas d'importance aux propos de la Renaud ie. Pressé de plus près, Calvin blâma l'idée. Celle ci s'étant de plus en plus arrêtée dans la pensée de son auteur, le gentilhomme revint en France en se cachant et, au mois de février 1560, il parvenait à Nantes où se tenaient à ce moment les assises du parlement de Bretagne. Ces assises avaient attiré beaucoup de gens parmi lesquels la Renaudie retrouva des amis, gentilshommes calvinistes comme lui. Il causa avec eux. Tout entier à son projet il le communiqua, mais de la façon prudente que voici : il proposait de se rendre en corps à la cour et de présenter au roi une requête ayant pour objet d'obtenir de François II qu'il accordât aux réformés la liberté de pratiquer leur culte. Si on était en nombre, plusieurs centaines, la démonstration produirait de l'effet. Ce qu'espérait la Renaudie, sans trop le dire, c'était que la manifestation étant considérable, on pourrait peut être organiser quelque tumulte à la faveur duquel il serait possible de procéder à l'arrestation des Guises. Sous la forme où elle était présentée, d'une sorte de pétition, l'idée parut réalisable à ses amis. Il s'agissait en somme d'une démarche respectueuse et régulière que le roi ne pouvait pas trouver anormale et qui tendait à faire diminuer une persécution dont tous les réformés souffraient. On fixa comme date et lieu du rendez-vous le 10 mars à Blois où devait se trouver la cour. La question était surtout de venir en nombre imposant. Les amis de la Renaudie prévinrent ceux qu'ils connaissaient, prièrent de répéter confidemmcnt; de bouche en bouche, la nouvelle se répandit; elle prit l'apparence d'observations à présenter au roi au sujet du gouvernement des Guises. Dès lors l'opposition suivit. Parmi les gens qui s'acheminèrent vers Blois au débul de mars se trouvèrent non seulement des calvinistes, mais des officiers et des soldats mécontents, en quête de réclamations. Entre temps la Renaudie pensant toujours à l'essentiel pour lui, c'est à-dire la tentative de coup de main, s'en