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de ( "l •'! toui cas la lutte, ici ou en i
nouveau fatale L'an lorsque tout à coup
arriva r> »uchavannea qui venait de la maison de II rue de
annonçant comme chose sûre lai Ile que lad était prise par les protestants d'attaquer le I massacrer le roi, son frère, la reine m I" lendem
à l'heure du souper » Qu1
effroyable complot? Il est possible el même probable Bouchavannes a pria pour une décisioi qui n'é
que le désir affirmé comme un fait prêt A seréal sei pa on nal i tés second ai n >i qu'il en soit l'effet produ
terrible. L'épouvante de la catastrophe imminente nirg aux veux de -Catherine de Médicis etd< léjà
troublés, acheva l'affolement qui se préparait d< plu-
sieurs heures. Ils se crurent perdus. Ordonner d'an les coupables était impossible; leurs amis les eusdéfendus ou délivrés; après tout Charles IX était, comme l'expliquera Catherine à son ambassadeur Du Perrier i roi et prince souverain », juge suprême, — les magistrats ne rendant d'arrêt que par délégation de sa puissance unique, — pouvant, motu proprio, et immédiatement, décider du châtiment des coupables, reconnus pour tels. Depuis dix ans, tout le monde répétait à satiété qu'en abattant cinq ou six têtes de meneurs on arrêterait définitivement cette satanique conspiration d'hérétiques qui ruinait le royaume : l'heure était venue; il fallait frapper ou périr; mieux valait en finir d'un coup de la guerre qui allait éclater que de traîner des mois entiers au milieu des hasards et dans la misère. Le duc d'Anjou se montra particulièrement emporté. Restait à décider le roi ; on alla chez lui : il y eut une scène horrible. Ainsi que nous l'apprend Pibrac, que l'on informa exactement ensuite, Charles JX déconcerté commença par résister avec violence. Il proposa qu'on arrêtât les coupables du complot dont on lui parlait et qu'oD ouvrît une enquête; il lui fut répondu que Je temps pressait et que si on n'en finissait pas, dans quelques heures,
la famille royale était perdue. « Mais du moment que la conspiration est découverte, criait le prince, on peut bien y parer sans être réduit à tuer ! — Ils sont trop nombreux, ripostait-on; vous en prendrez un ou deux et encore non sans être contraint de tuer et vous n'échapperez pas à une quatrième guerre civile. » Deux heures durant la dise poursuivit, passionnée, haletante; Charles IX résistant, 0 en proie à une agitation fébrile, Catherine, d'Anjou et les autres, assiégeant, suppliant, emportés par la teneur Enfin le roi céda, mais ce fut dans un cri de fureur et de i et il clama : « Eh bien, tuez-les tous, afin qu'il n'en i pas un seul pour me le reprocher après ! »
Le sort en était jeté ! Dans la pensée de Catherine et de ses conseillers, il ne s'agissait que de cinq ou six têtes à taire tomber, Coligny, le comte de la Rochefoucauld, Téli Caumont la Force, Mongommery, le marquis de Re On prépara le coup. Le prévôt des marchands appelé au Louvre, il lui fut expliqué la conspiration qui menaçait le roi et on lui donna l'ordre de fermer immédiatement les portes de Paris, de mettre sur pied et d'armer toutes les milices bourgeoises en les concentrant sur les quais et les places, de masser l'artillerie devant l'Hôtel de Ville pour la porter partout où besoin serait et d'attendre les ordres Afin d'exécuter la décision prise contre Coligny nul n'était mieux qualifié que les Guises. On manda le duc Henri et le duc d'Aumale et on leur confia la mission qu'ils acceptèrent. Ceux qui devaient procéder aux autres exécutions furent également désignés. Malheureusement les instructions ne furent pas précises. Il était entendu que le signal serait donné le lendemain, 24 août, fête de Saint-Barthélémy, à trois heures du matin, par la cloche du Palais de Justice. Ce soir-la personne ne dormit au Louvre Le roi, sa mère, ses frères veillaient en proie a une émotion indicible. Anxieux au dernier point, ils \ ut même un ins
renoncer à tout et rapporter les ordres Mais vers un-' heure du matin on leur annonça que des rixes éclataient d
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Paris Étaient ili prévenue? Ri «1 d1 d'avancer le
Bignal et envoyèrent taire sonner la cloche de ! main L'Àuxerrois. A une heure et demie II sonn< retentissait dans le silence de la nuit ( i nui était pi
monta à cheval accompagné du bâtard d'Angouléo nivi
de 300 soldats, gagna rapidement la maison de la ; Bétizy qu'il cerna. Coligny, couché, était gardé j»ar Ambi Paré, le ministre protestant Merlin et son domestique * Nicolas. Le bruit, dans la rue, de la troupe qui arrii joint au son du tocsin, le réveilla. On entendait en bas coups violents; il était ordonné d'ouvrir de par le roi La porte fut ouverte. Au tumulte des soldats pénétrant dans la cour, Coligny comprit. Il se leva, passa sa robe de chamL demanda à Merlin de lui lire des prières ; Cornaton entrait précipitamment criant : « On enfonce la nous
sommes perdus! » La dernière heure était arrivée Coli dit avec calme : a II y a longtemps que je suis prépara la mort; vous autres sauvez-vous. Je recommande mon âme à la miséricorde de Dieu! » Dans l'escalier montaient des pas lourds et précipités. Les soldats firent irruption avec en tète un certain Besme, Allemand d'origine. « Es-tu l'amiral? » fit-il brutalement. — Oui. » Alors Besme planta son épée dans la poitrine de Coligny, la retira, puis piqua au via L'amiral était tombé ; tous le lardaient de coups. D'en bas, de la cour, une voix cria : « Est-ce fait? c'était Guise. — Oui, répondit un soldat. — Eh bien, jette-le. » Par la fenêtre ouverte on passa le corps; Coligny qui n'était pas mort se cramponna au rebord ; on le fit lâcher ; le corps s'effondra sur le pavé. Alors Guise s'approchant, Angoulême, de son mouchoir, essuya un peu le sang de la figure de Coligny et dit : « Oui, c'est bien lui », puis lui donnant un coup de pied : « Aux autres maintenant », fit-il, et remontant à cheval ils allèrent continuer leur besogne.
Ce fut une chasse à l'homme. Le comte de la Rochefoucauld poignardé expira dans son lit; Téîigny courut sur les toits de trois ou quatre maisons et fut descendu d'un coup
d'arquebuse ; on égorgea Caumont la Force avec son fils ; Resnel fut achevé d'un coup de pistolet et jeté à la Seine j Mongommery eut le temps de monter à cheval, de franchir le fossé de la ville et de fuir.
Mais à l'annonce de ce qui se passait, le bruit se répandit instantanément dans tout Paris qu'on massacrait les lui nots : gentilshommes catholiques, soldats de la garde, archers, gens du peuple, tout le monde se précipita dans les rues, les armes à la main, afin de participer à l'exécution et le massacre général commença aux cris féroces de : « Au huguenot! au huguenot! Tue! Tue! » On assomma on noya, on pendit. Tout ce qui était connu comme hérétique y passa : les vengeances particulières achevèrent ce que les passions religieuses provoquaient; il y eut des détails atroces, d'illustres victimes, Ramus, des innocents frappés, puis, comme il était inévitable, le pillage s'ensuivit. L'envoyé de Mantoue écrivait : « J'ai vu de mes yeux les soldats de la garde du roi emmener des chevaux, emporter de l'argent et des objets précieux ». « Paris, dit Tavannes, semblait une ville conquise ; le sang étanché, le sac commença. » A onze heures du matin les échevins épouvantés vinrent avertir le roi que « des princes et des seigneurs de sa cour, tant gentilshommes, archers, soldats de sa garde que toutes sortes de gens et peuple mêlés, parmi et sous leur ombre, pilloient et saccageoient et tuoiont par les rues ». Ainsi le gouvernement en donnant le signal avait lâché la bête; maintenant tout était débridé, à l'état de sauvagerie sanguinaire et destructrice : il n'y avait plus d'ordre public.
Effrayés de leur oeuvre Charles IX et les siens essayèrent d'arrêter; ils firent partout crier à son de trompe que chacun rentrât chez soi; des patrouilles d'archers à cheval, de gardes, d'officiers de la ville furent envoyées à tra\ les rues et le tumulte parut s'apaiser l'après-midi ; il reprit la nuit suivante; on finit par le faire cesser le lendemain 26 Combien y avait-il eu de victimes? On ne le sait pas au juste; de thou dit 20U0.
i DE LA RENAIS
I . ivei m ment avait immédiatem à tous les gouverneurs de pi
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Charles IX écrivit aux amfa qu'on avait « commei lécouvrir I
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lion » ; il fallait m- rien dire avant de connaître i évidemment, désemparé, le gouvernement ne .-savait quelle attitude prendre Le lendemain 25, I - B6 refusant à
assumer la responsabilité de ce qui s'était fut d'avouer; d'ailleurs on annonçait que les c;i t hol i • ; exultant de joie acclamaient leur prince vengeur de la religion. Charles IX alla au Parlement un lit de justice, déclara que les Guises n'avaient agi que par ses ord « pour la punition de ceux qui souvent et tout de nouv avaient conspiré contre sa personne pour anéantir la religion, renverser la monarchie et, avec l'hérésie, établir une nouv forme de gouvernement en France ». Prêches et assemb étaient interdits dans le royaume. Puis de nouvelles let turent adressées aux gouverneurs de provinces, leur ordonnant impérieusement de maintenir l'ordre. Embarr. confus, le gouvernement ne balbutiait que des choses l tradictoires.
En province, la nouvelle des événements de Paris avait eu son contre- coup. Des massacres se produisirent dans plusieurs villes: Orléans, Troyes. Meaux, Bourges, la Charité, Rouen, Lyon, Toulouse, surtout Lyon et Orléans où on tua dans les prisons; d'après de Thou il y eut 800 morts à Lyon et 1000 à Orléans. Des gouverneurs s'appliquèrent énergiquement à maintenir leurs populations ; rien ne bougea en Bourgogne, Bretagne, Provence, Dauphiné ; la Saint-Barthélémy avait touché moins la province que Paris.
Mais, comme écrivait Tavannes, « le coup fini, le péril passé, le sang blessa les consciences » î Certes la Saint-Bar-
thélemy avait été une effroyable surprise. « La soudaineté du (langer, disait de la part du gouvernement l'ambassadeur deFrancede la Mothe-Fénelon à la reine Elisabeth d'An. terre, n'avoit pas même laissé au roi le temps de la réflexion; il avoit été contraint de laisser exécuter contre l'amiral et les siens tout ce que ceux-ci avoient prémédité contré personne ». « La conspiration prête à s'exécuter, mandait de son côté le premier président de Bordeaux, avoit él pressante qu'on n'avoit pu attendre la voie ordinaire de la justice et qu'il avoit mieux valu commencer par prévenir que d'être prévenu, comme le roi déclara en sa cour de parlement l'avoir fait pour cette seule cause. » L'événement avait été, disait Tavannes, « une résolution de nécessité et conseil né de l'occasion par faute et imprudence des huguenots ». Et Catherine de Médicis à qui l'envoyé du duc de Savoie trouvait l'air a d'une personne qui viendrait d'échapper à un grand danger », répétait à tous : « qu'il valait mieux que cela fût tombé sur eux que sur nous » ! Assurément, les catholiques de France approuvaient, disant qu'à une situation intolérable on avait répondu par une mesure de salut public et qu'aux entreprises révolutionnaires dont la famille royale était menacée il avait bien fallu opposer des mesi exceptionnelles légitimes. Philippe II transporté de joie avait fait chanter un Te Dewn, écrivant à son ambassadeur en France : « C'est une des plus grandes joies de ma vie tout entière, ce sera le plus grand titre de gloire du roi mon frère auprès de la postérité ! » A Rome, le pape Grégoire XIII, radieux, était allé entendre à la chapelle Saint- Louis une messe d'actions de grâces, avait fait frapper uun médaille représentant un ange exterminateur avec la devise Ugonotorum strages et avait prescrit un Te Dr uni dont l'anniversaire devait se perpétuer plus longtemps qu'on ne le croit. Mais il fallait maintenant subir toutes les coi, quences.
A Vienne l'impression fut lamentable. L'empereur Miximiiieu le fit sentir. En Angleterre Elisabeth reçut i ambas-