CHAPITRE VIII
Difficultés d'Henri IV (1589-1610) à se faire reconnaître roi. Levée du > de Paris. Bataille d'Arqués, 1589; nouvelle marche sur Paris, ôcbfl Bataille d'Ivry, 1590. Nouveau siège infructueux de Paris. Henri IV s'empare de Chartres. A Paris violence de la faction démagogique des Seize. Exécution du président Brisson, 1591. Essais de négociations avec Henri IV. Mayenne convoque les Etats généraux, 1593. Philippe II cherche à faire nommer sa fille reine de France. Conférence avec Henri IV à Suresnes. Abjuration d'Henri IV, 1593; son sacre à Chartres, I tout le monde traite avec lui. Paris est livré, 1594. Evanouissement de la Ligue. Henri IV chasse les Espagnols : combat de Fontaine Française, 1595. Paix de Vervins, 15J8. Les guerres finies, Henri IV met de l'ordre dans le royaume. Sully; les finances; les notables réunis à Rouen, 1596. Agriculture, commerce, travaux publics, colonisation. Paix religieuse, l'édit de Nantes, 1598. Annulation du premier mar d'Henri IV qui épouse Marie de Médicis, 1GÛ0. L'affaire du maréchal de Biron, 1602. Peu de popularité d'Henri IV de son vivant. Son assassinat, 1610.
Ce fut un moment de singulier désarroi, le matin du {*' août 1589, dans la « maison rouge » de M. de Gondi à Saint-Cloud, lorsque la mort d'Henri III mit tout le monde en présence du fait inéluctable que la France avait un nouveau roi et que ce roi était protestant. Le sentiment qui domina dans l'entourage, en grande majorité catholique, du souverain fut celui de la colère, a Parmi les hurlemens, dit d'Aubigné, enfonçant leurs chapeaux ou les jetant parterre, fermant le poing, complotant, se touchant à la main, Us faisoient des vœux et des promesses desquelles on oyoit pour conclusion : plutôt mourir de mille morts ! i A peine
Il LE SIÈCLE l)!.
ut ils Henri l\' I) ( ), d'Enti sigu* - I vieux, répétaient qu'ils aim< nner a
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réunirenl afin d'examiner J;» situation Quelqu uns, comme !<■ duc de Longueville, le baron de ( M
Rambouillet, furent d'avis qu'en pn il
fallait reconnaître le roi de Navarre, i l'atts
Paria el \ anger Henri III La d • i écria : il
Impossible de prendre comme roi un excommunié; H ride Béarn ne se convertirait jamais, se prouvaient bien. Finalement, sur la proposition de d'Ej il fut convenu qu'une députation irait expliquer à Henri IV, que s'il voulait abjurer immédiatement, il serait procl sans tarder.
Le nouveau roi de France, homme de trente cinq ans, de taille moyenne, sec, vigoureux, nerveux, intelligent comme pas un roi de France ne l'a été, de cette intell souple qui voit immédiatement toutes Tes nuances des choses et décide promptement, avec cela spirituel, charmant, simple de manière et de tenue, et très bon soldat, avait un sentiment trop élevé de sa dignité personnelle et de celle de sa fonction pour accepter la mise en demeure qu'on lui signifiait. Il se rendait bien compte de l'état précaire de sa situation. L'armée, au milieu de laquelle il était, comptait à peine 2 000 huguenots, campés à Meudon, à l'écart, objet des risées du reste des troupes qui les appelaient par moquerie « des bandoliers » ; il avait chargé, dès la première minute, Biron d'aller faire prêter serment aux Suisses, étrangers, mercenaires, protestants, qui obéiraient; mais en dehors de ces deux groupes il n'avait rien. Quelques catholiques peut-être le suivraient; le reste pourrait s'en aller; il demeurerait roi sans royaume, général sans armée. Il était fier. Il tint tète fermement à la députation qui venait le sommer de se convertir. Il répondit avec une véhémence émue, que c'était lui mettre le couteau sur la gorge, lui imposer un geste qui le déshonorerait. 11 promettait aux
LA PAIX INTERIEl RE. — HENRI IV 289
catholiques toutes les garanties possibles 9l était prêt à s'éclairer au moyen d'un concile national ; par ailleurs, que ceux qui ne voulaient pas rester s'en allassent : a J'aurai j>;irmi les catholiques, finissait il noblement, ceux qui aiment la France et l'honneur ! »
Cette attitude résolue déconcerta les chefs catholique*. Ils se réunirent à nouveau. Mais que l'aire ? Quel roi prendre? En somme les scrupules du prince étaient res] tables. Sur quoi quelqu'un proposa de reconnaître provisoirement Henri IV, en lui donnant six mois pour se convertir ; le parti fut adopté. Henri IV accepta. Un arrangement signé le 4 août établit que le roi se ferait instruire, qu'il convoquerait un concile national dans les six mois et qu'en attendant rien ne sei ait changé à la situation respective des catholiques et des huguenots. Etait-ce la solution ? Malheureusement, nombre de catholiques irréductibles refusèrent d'admettre la combinaison. Ils prirent leurs bagages et quittèrent l'armée: tel s'en alla avec tout le contingent qu'il commandait, 7 000 hommes. De leur côté, les protestants découragés par les engagements que venait de prendre Henri IV, se retirèrent. La Trémoïlle leva le camp en emmenant neuf bataillons. Ainsi l'armée royale se disloquait. Henri IV, qui par surcroît n'avait pas d'argent, incapable de continuer le si< juitta les bords de la Seine et se replia vers la Normandie
Dans le royaume, le pacte de Saint-Gloud fut diversement apprécié. Il n'y eut qu'une minorité pour l'accepter; la masse demeura indécise, incertaine, troublée, ne voulant
aller jusqu'à la Ligue et se refusant tout de mêm subir un souverain hérétique. La Ligue reprit conGanc Ainsi il ne s'agissait plus maintenant de se défendre contre l'éventualité d'un roi réformé : l'avènement de l'héréti était consommé : « Il se fit, dit Palma Cayet, quasi une seconde révolte. » Encore devait-on avoir un autre roi à mettre à la place. Mayenne sentant qu'il ne pouvait réclamer la couronne pour lui-môme, résolut de s'en tenir aux dé< les Etats de Blois et de proclamer le cardinal de Bourbon
LE BfÈCLH DR LA RENAISSANCE.
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tes : « Je Biiifl embarqué el tout I pourquoi. Ils (les l< aient! la maison d< B
bon Tandis que je buis arec eux, c'esl toujoun B qu'ils reconnaissent. Le roi de N . mou •
dant, fera fortune; ce que je fais n'eal que pour la vation du droif de mon neveu irdinal était un i
Notification fut faite de L'avènemenl de Charles X à ta les villes de France et Mayenne prit le til général du royaume.
Fort de son droit, très pénétré de ses devoir-, non p:ir ambition personnelle, mais par une conviction tr très belle de ce qu'il devait à la France, Henri IV comprit qu'il avait à conquérir son royaume j il s'y
Il disposait de 10 non hommes; il marcha sur i : la
prise de cette grosse ville eut été d'un effet coi,- ble.
Mayenne accourut de Paris pour lui faire lever le - une armée plus puissante. Ne pouvant l'attendre dans une situation trop défectueuse, Henri IV recula vers Di- j j ■•. il se montrait partout affable et cordial. « Point de cérémoi mes enfants, disait-il en entrant à Dieppe, mais vos amitiés, bon pain, bon vin, bon visage d'hôte, voilà ce qu'il me faut ! » Il se retrancha solidement à Arques, où Mayenne, avec 33 000 hommes, vint l'attaquer. Douze jours durant, l'armée ligueuse tenta de forcer les lignes royales malgré les canons d'Arqués et de Dieppe. Enfin, le 21 septembre 1589, elle crut réussir, fit une trouée dans les tranchées, passa, mais Henri IV rassemblant ses soldats les lança d'une manière si vigoureuse que les assaillants durent lâcher prise ai avoir perdu beaucoup de monde. Mayenne tenta de tourner la position, échoua, puis dégoûté, quitta la partie et s'en alla.
Ce succès d'Arqués fut pour Henri IV du plus excellent effet. Des partisans lui arrivèrent. Longueville Je rejoignit avec des troupes. Il accueillit chacun d'une bonne grâce
souriante, aimable. En peu de temps il comptait autour de lui avec surprise près de 23 000 nommes, très mal équipés, il est vrai, déguenillés, mais assez bien en main et venant au succès. Peu de généraux français ont été avant Henri IV plusnets et plus décisifs. Il résolut Immédiatement de marcher sur Paris, « le noir de la cible », disait-il. Il savait bien et il comprenait que tenant Paris il aurait le reste. Le 1er novembre, il tenta l'assaut de la ville en trois endroits différents sur la rive gauche, notamment à la porte de Nesle. Malheureusement pour lui, les ligueurs qui se gardaient bien le repoussèrent. L'annonce de l'arrivée de Mayenne accourant lui fit lâcher pied et Henri IV, ne voulant pas se trouver entre deux feux, recula, gagna Tours, mais toujours attiré par la « cible », repartait bientôt, occupant Le Mans, Alençon, Falaise, Honfleur, tournant autour de Paris. Il allait gaiement, plein d'entrain, plaisant à ses soldats par ses qualités brillantes si françaises. Il se disait : « Roi sans royaume, soldat sans argent, mari sans femme » (depuis longtemps, par incompatibilité d'humeur et infidélité réciproque, Henri IV et Marguerite de Valois s'étaient séparés); il mandait, de cette langue preste et alerte qui fait de lui un de nos bons écrivains : « Fervaques, à cheval, je veux voir à ce coup-ci de quel poil sont les oisons de Normandie : venez droit à Alençon. » On le suivait. Pendant ce temps, la situation de ses ennemis se compliquait.
A Paris, Mayenne était loin de voir ses affaires réussir. La tyrannie de la faction des Seize s'accentuait. Exaspé d'une démagogie humiliante, la noblesse avait pris le parti de s'abstenir, instinctivement attirée d'ailleurs par une ète sympathie pour le gentilhomme soldat qu'était Henri IV. A défaut de l'épée des nobles il fallait bien, pour Mayenne, chercher des troupes là où il y en avait, c'est-àdire à l'étranger. Or, l'étrangercapable d'en fournir, était l'Es «
ne. Le roi d'Espagne surveillait toujours les événem» de France. Ayant conçu l'idée étrange non pas seulement
de profiter de* désordre! du royaume p mr mettre l sur quelque territoire, mail même de - ei la
France et d'en faire une province de km . il
avait cl son ambassadeur, Mendoza, de | r à
Mayenne Lee soldats et les 6coa qu'il voudrait, que, |>;u- traité, il reconnût Philippe II ■ j 1 Kt;ii et de la religion du royaume de J le
premi<,r pas. Mayenne, qui avait un besoin extrême secours, demeurait perplexe. Villeroy le dissuada A ministre d'Henri III, entré à dix-huit SUS <hiii~ au
temps de Catherine de Médicis, arrivé assez vite a»; de secrétaire d'u.tat . M de Villeroy avait été reiL Henri III la veille de l'assassinat des Guises et était v< rejoindre les ligueurs; c'était un homme de grande expérience, très calme, pondéré, esprit clair, doué de .té, de beaucoup de bon sen> et de jugement II sera plus tard ministre de Henri IV, de Louis XIII et mourra à soi x an quatorze ans, après avoir servi, pendant cinquante-six ans, cinq rois successifs. Sa pensée secrète était d'arriver à ménager une entente finale entre Henri IV et la Ligue, entente dont il serait l'artisan. Il s'éleva vivement contre les prétentions de l'Espagne : a c'était même honteux, disait-il, d'écouter de pareilles propositions qui ne tendaient qu'à usurper 1'n.tat et le dissiper »; l'opinion ne les accepterait jamais; elles annihileraient Mayenne Mayenne déclina les offres. Mais alors il restait sans forces. On annonçait que, mis en goût par l'impuissance de la France, les étrangers se disposaient à envahir le territoire, que le duc de Lorraine parlait d'occuper les Trois-Evèchés, le duc de Savoie, la Provence et le Dauphiné. Tout se gâtait D son trouble, Mayenne put enfin trouver une aide, celle du pape. Sixte-Quint avait envoyé à Paris un légat extraordinaire, Caietano, afin d'étudier la situation, et Caietano s'était prononcé en faveur de la Ligue, déclarant que l'idée de reconnaître Henri IV, hérétique et excommunié, n'était pas un instant discutable. Au nom du pape, il proclama
qu'aucun concile national ne devrait se réunir pour la conversion du roi de Navarre, le roi de Navarre n'ayant pas besoin d'un concile pour se convertir, et il donna de l'argent à Mayenne. Fort de cet appui moral et aidé de ce subside, Mayenne sortit de Paris et marcha vers Henri IV afin de le réduire par la force.
Henri IV s'était replié du côté de Dreux qu'il assiégeait. Il avait à ce moment II 000 hommes dont 3 000 cavaliers; l'armée ligueuse comptait 16 000 soldats. A l'approche de cette masse plus forte que la sienne, le roi délogea de Dreux et descendit la vallée de l'Eure. Mayenne le suivait avec circonspection. Alors, brusquement, Henri IV décida d'attaquer son adversaire. Il rangea son armée dans la plaine d'Ivry, le 14 mars 1590 : six canons au centré entourés de cavalerie, les compagnies d'infanterie aux ailes; il galopait sur le front des troupes, misérablement vêtues, « armées à crin » ; sa salade — son casque — ornée, dit du Bartas, « d'un horrible panache », répétant le mot fameux : « Ralliez-vous à mon panache blanc, vous le trouverez toujours au chemin de l'honneur et de la victoire. » Mayenne n'aurait pas voulu se battre; il dut accepter la rencontre. Après quelques coups de canon, sa cavalerie s'ébranla; mais le départ fut défectueux, les cavaliers trop pressés se bousculèrent, il y eut du désordre : le roi de Navarre en profita pour charger à fond, et entraînée par son vigoureux élan, sa cavalerie culbuta la ligne ennemie. Henri IV se battait comme un simple « carabin », bravement, héroïquenient; électrisés par cet exemple, les siens suivaient, criant : « Vive le roi »! La cavalerie abattue, on se jeta sur l'infanterie ; des contingents suisses de la Ligue mirent bas les armes, et Mayenne, voyant que la partie étail perdue, s'enfayait, laissant 6 000 nommes et 80 drapeaux. « Dieu a montré, écrivait le soir Henri IV, qu'il aime mieux le bou droit que la force. » Il invita à dîner au château de Rosny tous les chefs de l'armée victorieuse.
L'adversaire battu et, toujours fidèle à son objectif
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unique, Henri IV se i i rar Ptrii Malheureusemenl
i hemina impraticables rendaient la m lente; 'absence d'argent l'obligea de quinze j<
à Mantes afin de refaire ses foi l1 qu'en avril
qu'il put commencer l'investissement de Paris, en Charenton, les Buttes-Ghaumont, Montmartre. M était parti pour la Picardie afin de n ituer une arn
laissant à Paris son frère, le duc de NemOUi hoinnie de vingt-deux ans. Ce jeune bomme était actif et intelligent II profita des quinze jours de répil l'attente de Henri IV à Mantes lui donna pour se préj au siège. La ville était mal en point, sans munitionprovisions, avec des remparts délabrés et un<- seul de canon montée, le reste avant été enlevé pour servir de canoni de campagne. Il fit venir des vivi iup.ua les murs, obligea tout le monde, ouvriers et bourgeois, à travailler, et se trouva prêt à subir le choc. Les milices organisées fournissaient, disait-on, oO 000 hommes. Henri n'avait pas plus de 13 000 hommes. Ne voulant pas tenter une prise de vive force, il essaya d'affamer la place. Toutes les is£ furent surveillées, les chemins occupés. On ne laissa passer ni une charrette sur les routes, ni un bateau sur la Seine. Avec le temps, croyait-on, le succès était assuré. Le 9 mai arriva la nouvelle de la mort du cardinal de Bourbon. Mayenne fit dire que l'événement n'avait aucune importance et qu'il demeurait lieutenant général du royaume : les JLtats généraux décideraient la question du successeur. A Paris les assiégés tenaient bon. Pour maintenir leur courage on faisait de grandes processions. Il y en eut une solennelle le 14 mai, à laquelle assistèrent le légat, trois évèques, tout le clergé, les autorités; on portait des reliques; une autre fut plus extraordinaire encore, ce fut celle ou l'on vit 1 300 prêtres, moines, religieux, écoliers affublés de cuirasses, coiffés de casques et portant des arquebuses sur l'épaule défiler dans les rues. La haute bourgeoisie favorable à Henri IV devait plus tard se moquer de ces démonstrations.
LA PAIX INTKRir-URE. — HENRI IV 398
Mais les jours s'écoulant, les vivres commencèrent à ^e faire pares; ils enchérirent. Les gens aisés vend irenl leur argenterie. Afin d'éviter des reproches, le légal donna 50 000 écus pour nourrir les pauvres, toute sa vaissd le : il lais! iger
l'argenterie des églises. L'ambassadeur Mendoza parla «l'avancer 120écus par jour. Princes, communaul is. gens importants souscrivirent afin de venir en aide aux malheureux. On voyait dans les rues « de grandes chaudières de bouillie » avec laquelle on nourrissait les gueux. Que faisait donc Mayenne? Que ne venait-il au secours de la ville? Mayenne découragé, essayait en vain de rassembler des troupes en Picardie, où il avait pu à peine trouver 3 à 4 000 hommes. Il suppliait l'Espagne de l'aider. Mais l'Espagne le prenant maintenant de haut, réclamait de Mayenne qu'il livrât au préalable des places de la Picardie. Mayenne ne voulait pas. Il s'adressa au gouverneur des Pays-Bas, Alexandre Farm duc de Parme, homme moins dur et moins intéressé. Le duc objecta d'abord qu'il n'avait pas achevé sa conquête des Pays-Bas; néanmoins il consentit à envoyer un contingent de troupes. Par défiance, Mayenne s'empressa de mettre des garnisons dans les villes picardes dont les portes turent tenues soigneusement fermées. Parme du reste parlait de venir lui-même en France.
Avec le contingent espagnol, Mayenne s'avança vers Paris. Henri IV marcha à sa rencontre accompagné de quelques détachements. Un peu effrayé, Mayenne se réfugia derrière les murs de Laon : le roi de France l'y laissant revint but la ville assiégée. Il était plus confiant que jamais De toutes parts les recrues lui arrivaient nombreuses, importantes, saluant en lui le roi de demain, venant à la victoire, Châ tillon, laTrémoïlle, Conti, le duc deNevers, et leur suite II tenait maintenant 23 000 hommes. Le 7 juillet 1590, il prit Saint-Denis ; le 24, il tenta un assaut général de Paris dan- la nuit, vers deuxheuresdu matin, assaut qui n'aboutit pas, niais eut pour effetde resserrer le blocus \ mesure, dans la ville, les vivres devenaient de plus en plus introuvables ; la famine