‹ Le siècle de la renaissanceChapitre 8 sur 51 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

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François I" vers la (in de sa vie, le roi ei L'homme; sa mère L

Savoie, sa sœur Marguerite de Claude • ore,

M ° de Château briant, la duchesse d'Étampes; les enfants du conseillera du prince, Montmorency, l'amiral d'Ami tbaut, le i

de Tournon. Cadre et personnel de la maison d iela

cour, bals, fûtes, joules. Voyages du roi. Luxe de Fn courtisans. Gaspillage des finances, une viciim S ;. . Goût de

François I,r pour les lettres ei tes ans. Caractère! de la lit'

dire du temps, Clément Itaret, Margu -nie ae Nav; : François Ier encourage les érudits; la bibliothèque de Fontainebleau, le Collège de France. Les arts, la Renaissance. Evolution de l'art fran les précurseurs : Jean Fouquet, Bourdichon, Perréal, Colombe. Tr 'ormalion progressive de l'architecture, Amboise, I - .andes con-

structions de François Ier, Chambord, Madrid, Fontainebleau. La : ration italienne, le Rosso, le Primatice, Benvenuto Cellini ; l'école de Fontainebleau.

Il existe au Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale un curieux dessin au crayon de l'époque de Jean Clouet, représentant François Ier vers la fin de sa vie. Le roi a fortement vieilli, bien qu'il n'ait encore que cinquante-quatre ans ; les traits sont tirés par l'âge et une fatigue apparente ; sous la barbe grise, la bouche dessine on pli amer, comme si le prince n'avait plus d'illusion ; le regard est triste ; l'œil s'éteint ; l'ensemble donne l'impression de quelqu'un alourdi par les déceptions de l'existence, désabusé et péniblement résigné. De fait, à ne considérer que l'histoire politique du règne, il en est pey

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dons les annales françaises — sinon celui de Jean le Bon — (jui aient compté des désastres aussi lamentables que la défaite de Pavie et la captivité de Madrid, peu qui aient vu une suite pareillement interminable de gue reuses, de complications sans cesse renom t d'échecs

diplomatiques mortifiants. Cependant le règne de François Ier a, tout compte fait, laissé la réputation d'une époque brillante de noire histoire. Cette réputation est (\ua au caractère du roi, à ses goûts, à tout ce qu'il a fait pour les lettres et les arts.

L'ambassadeur vénitien Marino Cavalli arrivant à la cour de France en 1540, quelques mois avant la mort de François Ier, envoyait à son gouvernement l'impression que lui avait faite la vue du roi. C'est un témoignage des plus précis. Toujours grand, fort d'aspect et droit, François Ier avait la dignité lente et noble des gestes que donnent l'habitude de la représentation et le poids de l'âge : il était imposant, très majestueux et royal. Comme Louis XIV, on l'eût reconnu entre tous par son grand air. Robuste, dur à la fatigue, inlassable dans les courses, les chasses et les déplacements! gros mangeur, buvant ferme, donnant mieux encore, il paraissait jouir d'une santé excellente. — Ce qu'on a dit d'une prétendue maladie très grave qui l'aurait rongé ne paraît pas prouvé; il était atteint seulement d'un abcès qui se reformait et s'ouvrait tous les ans, affection que les médecins estimaient heureuse parce quelle « purgeait les humeurs » : de fait, en 15 i 7, l'abcès ne se produira pas et François Ier mourra assez rapidement. — C'était de plus un élégant. Constamment très bien mis, il donnait le ton à la mode. Il y avait même un peu de recherche et d'affectation dans ses toilettes; il ne voulait porter que des costumes galonnés, chamari couverts de pierreries ; ses pourpoints étaient tissus d'or, et s'ouvraient pour laisser voir une chemise très fine bordée de dentelle rare On ne comptait pas ses somptueux habits.

Surtout il était causeur charmant Plein d'entrain et de

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