‹ Le siècle de Louis XIV [microform]Chapitre 103 sur 285 · CHAPITRE Ifll · texte numérisé non relu

CHAPITRE Ifll

données par la yille de Londres à ses représentants furent violentes :

« Le roi de France se donne un vice-roi en conférant U « titre de notre souverain à un prétendu prince de Galles : « notre condition serait bien malheureuse, si nous devions « être gouvernés au gré d'un prince qui a employé le fer, le « feu et les galères, pour détruire les protestants de ses États : « aurait-il plus d'humanité pour nous que pour ses propres t sujets? »

Guillaume s'expliqua aans le parlement avec la même force. On déclara le nouveau roi Jacques coupable de haute trahison : un bill à^atteinder fut porté contre lui, c'est-à-dire qu'il fut condamné à mort comme son grand-père; et c'est en vertu de ce bill qu'on mit depuis sa tête à prix. Tel était le sort de cette famille infortunée, dont les malheurs n'étaient pas encore épuisés. U faut avouer que c'était opposer de U barbarie à la générosité du roi de France.

Il paraît très-vraisemblable que l'Angleterre se serait toujours déclarée contre Louis XIV, quand même il eût refusé le vain titre de roi au fils de Jacques IL La monarchie d'Espagne entre les mains de son petit-fils semblait devoir armer nécessairement contre lui les puissances maritimes. Quelques membres du parlement gagnés n'auraient pas arrêté le torrent de la nation. C'est un problème à résoudre, si madame de Maintenon ne pensa pas mieux que tout le conseil, et si Louis XIV n'eut pas raison de laisser agir la Jhauteur et U sensibilité de son âme.

L'empereur Léopold commença d'abord cette guerre en Italie, dès le printemps de l'année 1701. L'Italie a toujours été le pays le plus cher aux intérêts des empereurs. C'était celui où ses armes pouvaient le plus aisément pénétrer par le Tyrol et par l'État de Venise; car Venise, quoique neutre en apparence, penchait plus cependant pour la maison d'Autriche que pour celle de France. Obligée d'ailleurs par des traités de donner passage aux troupes allemandes , elle accomplislait ces traités sans peine.

L'empereur , pour attaquer Louis XIV du côté de l'Allemagne, attendait que le corps germanique se fût ébranlé en

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SIfeCLE DB LOUIS XIV.

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