‹ Le siècle de Louis XIV [microform]Chapitre 117 sur 285 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

Pertes tu Cfft^e ; perte dei bataille* de RamiUiei et de Tvri»

et leurs suites.

Un des premiers exploits de ces troupes anglaise» fut de f rendre Gibraltar, qui passait avec raison pour imprenable. Une longue chaîne de rochers escarpés en défendent toute approche du côté de terre : il n'y a point de port; une baie longue, mal sûre et orageuse, y laisse le» vaisseaux exposé» aux tempêtes et à l'artillerie de la forteresse et du môle. Le» bourgeois seuls de cette ville la défendraient contre mille ▼aisseaux et cent mille hommes; mais cette force même fût la cause de la prise. Il n'y avait que cent hommes de garni- »on : c'en était assez ; mais ils négligeaient un service qu'il» croyaient inutile. Le prince de Hesse avait débarqué avec dix-huit cents soldats dans l'isthme qui est au nord, derrière la ville : mais, de ce côté-là, un rocher escarpé rend la ville inattaquable. La fiotte tira en vain quinze mille coups de canon. Enfin des matelots, dans une de leurs réjouissance», s'approchèrent dans des barques sous le môle, dont l'artillerie devait les foudroyer : elle ne joua point. Ils montent sîif le môle ; ils s'en rendent maître» : les troupes y accourent ; U fallut que cette ville imprenable se rendît. Elle est encore aux Anglai» dans le temps que J'écris (1740). L'Espagne, redevenue une puissance sous le gouvernement de laprînce8»e de Parme, seconde femme de Philippe V, et victorieuse depuis en Afrique et en Italie, voit encore avec une douleur impuissante Gibraltar aux main» d'une nation septentrionale, dont les vaisseaux fréquentaient à peine, U y a deux sièclesr

la mer Méditerranée.

Immédiatement après la prise de Gibraltar, la flotte ■»tlaise maîtresse de la mer, attaqua à la vue de Malaga le comte de Toulouse, amiral de France : bataille indécise, à U ▼érité, mais dernière époque de la puissance de Loui» XIV. Son fiis naturel, le comte de Toulouse, amiral du royaume, y lîommandait cinquante vaisseaux de ligne et vingt^juatre

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