CHAPITRE XXII
eu'on regardait comme coupable; mais le roi aima mieux ensevelir dans le silence un projet informe et excusable, qus de punir son neveu dans le temps qu'il voyait son peUt-flls
toucher à sa ruine.
Enfin, vers le temps de la bataille de Sarragosse, le conleil du roi d'Espagne et la plupart des grand», voyant qu ils n'avaient aucun capitaine à opposer à Staremberg, qu'on regarlût comme un autre Eugène, écrivirent en corps à Louis XIV pour lui demander le duc de Vendôme. Ce prince, retiré dans Anet partit alors, et sa présence valut une armée. La grande réputation qu'il s'était faite en Italie , et que la malheureuse campagne de Lille n'avait pu lui faire perdre, frappait les Espagnol». Sa popularité , sa libéralité qui allait jusqu'à la profusion, sa franchise, son amour pour les soldats, lui gagnaient les cœur». De. qu'il mit le» pieds en Espagne, il lui arriva ce qui était arrivé autrefois à Bertrand Duguesclin : son nom seul attira une foule de volontaires. Il n'avait point d'argent : les communautés des villes , de» villages et de» religieux en donnèrent. Un esprit d'enthousiaame saisit la nation; les débris de la bataille de Sarragosse se rejoignirent lous lui à Valladolid (août 1740); tout »'empre»sa de fournir des recrues. Le duc de Vendôme, sans laisser ralentir un moment cette nouvelle ardour, poursuit le» vainqueurs, ramène le roi à Madrid ; oblige l'ennemi de «8 retirer ver» le Portugal; le suit, passe le Tage à la nage; fait prisonnier, dans Brihuega (9 décembre t710), Stanhope avec cinq mille anglais; atteint le général Staremberg, et le lendemain lui livre la bataille de Villa-Viciosa. Philippe V, qui n'avait point encore combattu avec ses autres généraux, animé de l'espnt lu duc de Vendôme, »e mit à la tête de l'aide droite. Le général prend la gauche; il remporte une victoire entière; de sorte qu'en quatre mois de temps, ce prince, qui était arrive quand tout était désespéré, rétablit tout, et affermit pour Jamais la couronne d'Espagne sur la tête de PhiUppe «•
t. on tuure qu'aprèi U bataille, Philippe V n'ayant point de lit, 1« <»»«*• Ttnd^me lui dit : . Je .ai. tou. donner le plu. beau lit .«r lequel roi «t jamak .?Zhé. . Et il fit faire un mateUs de. éUmdard. et de. drapeattrpn. t» !«• raaeraiaO Noté i$ Yoltain,)
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