‹ Le siècle de Louis XIV [microform]Chapitre 135 sur 285 · CHAPITRE XXTÎ · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXTÎ

détrôné Jacques TI, persécuté Charles II, et immolé Charles I*« Les Toris étaient pour les épiscopaux, qui favorisaient la maiton ^e Stuart, et qui Toulai^nt établir l'obéissance passive envers les rois, parce que les évoques en espéraient plus d'obéissance pour eux-mêmes. Ils excitèrent un prédicateur ï prêcher dans la cathédrale de Saint-Paul cette doctrine, et à désigner d'une manière odieuse l'administration de Marlhorough, et le parti qui avait donné la couronne au roi Guil* laume * : mais la reine, qui favorisait ce prêtre, ne fut pas assez puissante pour empêcher qu'il ne fût interdit pour trois Ans par les deux chambres dans la salle de Westminster, et que son sermon ne fût brûlé. Elle sentit encore plus sa faiblesse en n'osant jamais, malgré ses secrètes inclinations pour son lang, lui rouvrir le chemin du trOne, fermé à son frère par le parti des Wighs. Les écrivains qui disent que Marlborough et son parti tombèrent quand la faveur de la reine ne les soutint plus, ne connaissent pas l'Angleterre. Li reine, qui dès lors voulait la paix, n'osait pas même ûter à Marlborough le commandement des armées ; et, au printemps de i711, Marlborough pressait encore la France, tandis qu'il était disgracié dans sa cour.

Sur la fin de Janvier de cette môme année 171 f, arrive à Versailles un prêtre inconnu, nommé l'abbé Gauthier, qui avait été autrefois aide de TaumOnier du maréchal de Tallart dans son ambassade auprès du roi Guillaume : il avait depuis ce temps demeuré toujours à Londres, n'ayant d'autre emploi que celui de dire la messe dans la chapelle privée du comte de Galas, ambassadeur de l'empereur en Angleterre. Le Irasard l'avait introduit dans la confidence d'un lord, ami du nouveau ministère opposé au duc de Marlborough. Cet inconnu se rend chez le marquis de Torci . et lui dit sans autre préambule : « Voulez-vous faire la paix, Monsieur? je

I . Le marquif de Tord l'appelle dani lea Mémoires^ imniitrê ftrédicant ; il m troaipe, c'est an titre qv« l'on ne donn'^ qu'aux pretbytérient. Henri SacheTerell, 4ont il e«t question, était docteur d'Otford. et du part* épiscopai. Il «vait prêché dan» la cathédrale de SaiD(-Paul l'obéisMoce »b«oliie aux rois et l'intolérance. Ces maximes furent condamnées pu- le parlement; mais ses invectlTM contra U part» iê Marlboroaih la furent bien daYantaffc. (N***9 de Voitmirt.)

« viens vty.i apporter les moyens de la traiter. • C était, dit M de Torci, demander à un mourant s'il voulait guéru*.

On entama bientôt une négociation secrète avec le comte d'Oxford, grand trésorier d'Angleterre, et Saint-Jean, secr^ taire d'État, depuis lord Bolingbroke. Ces deux hommes n a- ▼aient d'autre intérêt de donner la paix à la France, «pie celui d'ôter au duc de Marlborough le commandement des armées, et d'élever leur crédit sur les ruines du sien. Le pas était dangereux : c'était trahir la cause commune des alhés; c'était rompre tous ses engagements, et s'exposer sans aucun prétexte à la haine de la plus grande partie de la nation, et aux recherches du parlement, qui auraient pu leur coû er la tête. Il est fort douteux qu'ils eussent pu réussir : mais un événement imprévu facilita ce grand ouvrage. L empereur Joseph I« mourut (17 avril 1711), et laissa les ÉtaU de U maiL d'Autriche, Vempire d'Allemagne et les ^^^^^^^^^ sur l'Espagne et sur l'Amérique, à son frère Charles, qm fut élu empereur quelques mois après». ^

Au premier bruit de cette mort, les préjugés qui armaient tant de nations commencèrent à se dissiper en Angleterre par

les soins du nouveau ministère. On *^^ V'"^'' r,^ w^^^^ Louis XIV ne gouvernât l'Espagne, l'Amérique, la Lombardes, le royaume de Naples et la Sicile sous le nom de son petitfils : pourquoi vouloir réunir tant d'États dans la mam de Charles VI? pourquoi la nation anglaise aurait^lle épuisé ses SÏ Elle paylit pVas que l'Allemagne et la Hollande en- .emble : les frais de la présente année allaient à sept mil- Uons de livres sterling. Fallait-il qu'elle se ruinât pour une cause qui lui était étrangère, et pour donner une partie de la France aux Provinces-Unies, rivales de son commerce?

I T* ïotd Bolintbroke rapporte dans ses Uttr» qu'alors U y ayait de grandei L^kùcoTàrLo^^xil, il ne doute pa., tome II, page Î44, * qu'il ne sa

jL •» .-.«. i'A».( H*, la cour de France et celui de cet deux aucs, pour •••

M>hoouD«M «Ut d. rit. eDlr.freiidr« (iVol. 44 VoUam.)

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