‹ Le siècle de Louis XIV [microform]Chapitre 234 sur 285 · CHAPITRE XXXVl · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVl

C«tte négociation singulière se faisait après la bataille d'Hochstet. Louis XIV, qui avait proscrit le calvinisme avec tant de hauteur, fit la paix, sous le nom d'Amnistie, avec un j^arçon boulanger; et le maréchal de Villars lui présenta >e brevet de colonel, et celui d une pension de douze cents livres.

Le nouveau colonel alla à Versailles ; il y reçut les ordres du ministre de la guerre. Le roi le vit, et haussa les épaulât Cavalier, observé par le ministère, craignit, et se retira ti, Piémont : de là il passa en Hollande et en Angleterre. Il fit la guerre en Espagne, et y commanda un régiment de réfugiés français à la bataille d'Almanza. Ce qui arriva à ce régiment sert à prouver la rage des guerres civiles, et combien la religion ajoute à cette fureur. La troupe de Cavalier se trouva opposée à un régiment français : dès qu'ils se reconnurent, ils fondirent l'un sur l'autre avec la baïonnette, sans tirer. On a déjà remarqué que la baïonnette agit peu dans les combats : la contenance de la première ligne, composée de trois rangs, après avoir fait feu, décide du sort de la journée; mais ici la lureur fit ce que ne fait presque jamais k valeur : il ne resta pas trois cents hommes de ces régiments. Le maréchal de Berwick contait souvent avec élonnement cette aventure.

Cavalier est mort officier général et gouverneur de l'île de Jersey, avec une grande réputation de valeur, n'ayant de ses premières fureurs conservé que le courage, et ayant peu à peu substitué la prudence à un fanatisme qui n'était plus soutenu par l'exemple.

Le maréchal de Villars, rappelé du Languedoc, fut remplacé par le maréchal de Berwick. Les malheurs des armes ,du roi enhardissaient alors les fanatiques du Languedoc, qui espéraient du secours du ciel et en recevaient des alliés : on ^eur faisait toucher de l'argent par la voie de Genève ; ils attendaient des officiers qui devaient leur être envoyés de

(art. Le premier tome est ccrtainemeui de lui • il ett conforme au manuscrit quo l'ai ^h: les deux autres sont d'une main étrangère et diPiiient^. {Note de Vol' f^' ' ... &• trait ciM par y)ltairt m trouv« en eSet dans V» MimoifU a.

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