‹ Le siècle de Louis XIV [microform]Chapitre 57 sur 285 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

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gentilshommes, entre lesquels il y avait beaucoup ae jeunei cadets sans paye, assujettis comme les autres à la régularité du service; deux cents gendarmes de la garde, deux cents chcvau-légers, cinq cents mousquetaires, tous gentilshommes, choisis, parés de leur jeunesse et de leur bonne mfne; douze compagnies de la gendarmerie, depuis augmentées jusqu'au nombre de seize ; les cent-suisses môme accompagnaient le foi; et ces régiments des gardes françaises et suisses montaient ia garde devant sa maison ou devant sa tente. Ces troupes, pour la plupart couvertes d'or et d'argent, étaient en môme temps un objet de terreur et d'admiration pour des peuples chez qui toute espèce de magnificence était inconnue. Une diicipline, devenue encore plus exacte, avait mis dans l'armée un nouvel ordre. 11 n'y avait point encore d'inspecteurs de cavalerie et d'infanterie, comme nous en avons vu depuis; mais deux hommes uniques chacun dans leur genre en faisaient les fonctions : Martinet mettait alors l'infanterie sur le pied de discipline où elle est aujourd'hui; le chevalier de Fourilles faisait la môme charge dans la cavalerie. Il y avait un an que Martinet avait mis la baïonnette en usage dan» quelques régiments ; avant lui on ne s'en servait pas d'une manière constante et uniforme. Ce dernier effort peut-ôtre de ce que l'art militaire a inventé de plus terrible était connu, mais peu pratiqué, parce que les piques prévalaient. Il avait* imaginé des pontons de cuivre, qu'on portait aisément sur des charrettes. Le roi, avec tant d'avantages, sûr de sa fortune et de sa gloire, menait avec lui un historien qui devait écrire Bes victoires : c'était Pélisson, homme dont il sera parlé dam l'article des beaux-arts, plus capable de bien écrire que de U9 pas flatter.

Ce qui avançait encore la chute des Hollandais, r'est que le marquis de Louvois avait fait acheter chez eux, pa i le comte de Bentheim, secrètement gagné, une grande partie des munitions qui allaient servir à les détruire, et avait ainsi dégarni beaucoup leur» magasins. Il n'est point du tout étonnant que des marchands eussent vendu ces provisions avant la déclaration de la guerre, eux qui en vendent tous les jours à leun inuemia pendant les plus vives campagnes. On sait qu'un né-

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codant de ce pays avait autrefois répondu au prince Maurice, qui le réprimandait sur un tel négoce : « Monseigneur, si on « pouvait par mer faire quelque conjmerce avantageux avec • Tenfer, J'y hasarderais d'y aller brûler mes voiles. » Mais ce qui est surprenant, c'est qu'on a imprimé que le marquis de Louvois alla lui-même, déguisé, conclure ces marchés en Hollande. Comment peut-on avoir imaginé une aventure si déplacée, si dangereuse et si inutile?

Contre Turenne, Condé, Luxembourg, Vauban, cent trente mille combaltanis, une artillerie prodigieuse, et de l'argent avec^equel on attaquait encore la fidélité des commandants des places ennemies, la Hollande n'avait à opposer qu'un jeune prince d'une constitution faible, qui n'avait vu ni siégea ni combats, et environ vingt-cinq mille mauvais soldats, en quoi consistait alors toute la garde du pays. Le prince Guillaume d'Orange, Agé de vingt-deux ans, venait d'être élu capitaine général des forces de terre par les vœux de la nation; Jean de Witt, le grand pensionnaire, y avait consenti par nécessité. Ce prince nourrissait, sous le flegme hollandais, une ardeur d'ambition et de gloire qui éclata toujours depuis dans sa conduite, sans s'échapper Jamais dans ses discours. Son humeur était froide et sévère ; ^n génie, actif et perçant ; son courage, qui ne se rebutait Jamais, fit supporter à son corps faible et languissant des fatigues au-dessus de ses forces. Il était valeureux sans ostentation, ambitieux, mais ennemi du faste; né avec une opiniâtreté flegmatique faite pour combattre l'adversitt^ aimant les aflFaires et la guerre, ne connaissant ni les plaisirs attachés à la grandeur, ni ceux de l'humanité ; enfin, presque en tout, l'opposé de Louis XIV.

Il ne put d'abord arrêter le torrent qui se débordait sur sa patrie; ses forces étaient trop peu de chose, son pouvoir môme éUit limité parles États. Les armes françaises venaient fondre tout à coup sur la Hollande, que rien ne secourait : l'imprudent duc de Lorraine, qui avait voulu lever des troupes pour Joindre sa fortune à celle de cette république, venait de voir toute la Lorraine saisie par les troupes françaises avec la même

{aciUté qu'on s'empare d'Avignon quand on est méconleûS da pape.

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Cependant le roi faisait avancer ses armées vers le Rhln^ dans ces pays qui confinent à la Hollande, à Cologne et à It Flandre. 11 faisait distribuer de l'argent dans tous les villages, pour payer le dommage que ses troupes y pouvaient faire : si quelque gentilhomme des environs venait se plaindre, il était sûr d'avoir un' présent. Un envoyé du gouverneur des Pays- Bas, étant venu faire une représentation au roi sur quelques dégâts commis par les troupes, reçut de la main du roi son portrait enrichi de diamants, estimé plus de douze mille francs. Cette conduite attirait l'admiration des peuples, €* augmentait la crainte de sa puissance.

Le roi était à la tête de sa maison et de ses plus belles troupes, qui composaient trente mille hommes : Turenne les commandait sous lui. Le prince de Condé avait une armée aussi forte. Les autres corps, conduits tantôt par Luxembourg, tantôt par Chamilli, faisaient dans l'occasion des armées séparées, ou se rejoignaient selon le besoin. On commença par assiéger à la fois quatre villes, dont le nom ne mérite de place dans l'histoire que prir cet événement: Rliinberg, Orsoy, Vcsel, Burick; elles furent prises presque aussitôt qu'elles furent investies. Celle de Rhinberg, que le roi voulut assiéger en personne, n'essuya pas un coup de canon ; et pour assurer encore mieux sa prise, on eut soin de corrompre le lieutenant de la place, Irlandais de nation, nommé Dosseri, qui eut la lâcheté de se vendre, et l'imprudence de se retirer ensuite à Maéstricht, où le prince d'Orange le fit punir de mort.

Toutes les places qui bordent le Rhin et l'Issel se rendirent. Quelques gouverneurs envoyèrent leurs clefs dès qu'ils virent seulement passer de loin un ou deux escadrons français : plusieurs officiers s'enfuirent des villes où ils étaient en garnison, avant que l'ennemi fût dans leur territoire; la consternation était générale. Le prince d'Orange n'avait point encore asses âe troupes pour paraître en campagne. Toute la Hollande î'attendait à passer sous le joug, dès que le roi serait au delà du Rhin. Le prince d'Orange fit taire à la hâte des lignes au delà de ce fleuve, et,aprè^ les avoir faites, il connut l'impuissance de les garder. Il ne s'agissait plus que de savoii en quel endroit les Français voudraient faire un pont de bateaux, et

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de «'opposer, si on pouvait, à ce passage. En effet, rintenticn du roi était de passer le fleuve sur un pont de ces petits bateaux inventés par Martinet. Des gens du pays informèrent alors le prince de Condé que la sécheresse de la saison avait formé un gué sur un bras du Hhin, auprès d'une vieille tourelle qui sert de bureau de péage, qu'on nomme Tollhuyrs, la maison du péage, dans laquelle il y avait dix-sept soldats. Lq roi^ Cl sonder ce gué par le comte de Guiche : il n'y avait qu'environ vingt pas à nager au milieu de ce bras du fleuve, lelon ce que dit dans ses lettres Pélisson, témoin oculaire, et te que m'ont confirmé les habitants. Cet espace n'était rien, parce que plusieurs chevaux de front rompaient le fil de l'eau très-peu rapide. L'abord était aisé; il n'y avait de l'autre côté de l'eau que quatre à cinq cavaliers et deux faibles régiments d'infanterie sans canon ; l'artillerie française les foudroyait en flanc. Tandis que la maison du roi et les meilleures troupes de cavalerie passèrent sans risque au nombre d'environ quinze mille hommes, le prince de Condé les côtoyait dans un bateau de cuivre. A peine quelques cavaliers hollandais entrèrent dans la rivière pour faire semblant de combattre : ils s'enluirent l'instant d'après devant la multitude qui venait à eux. Leur infanterie mit aussitôt bas les armes, et demanda la vie (12 juin 1G72). On ne perdit dans le passage que le comte de Nogent et quelques cavaliers, qui, s'étant t'cartés du gué, ?e noyèrent; et il n'y aurait eu personne de tué dans cette journée, sans l'imprudence du jeune duc de Longueville. On dit qu'ayant la tète pleine des fumées du vin, il tira un coup de pistolet sur les ennemis, qui demandaient la vie à genoux, en leur criant : « Point de quartier pour cette canaille. » Il tua d'un coup un de leurs officiers. L'infanterie hollandaise désespérée reprit à l'instant ses armes, et fit une décharge dont le duc de Longueville fut tué. Un capitaine de cavalerie, nommé Ossembrœk, qui ne s'était point enfui avec les autres, court au prince de Condé, qui montait alors «l cheval en sortant ^le la rivière, et lui appuie son pistolet à la tête. Le prince par un mouvement détourna le coup, qui lui fracassa le poignet. Condé ne reçut jamais que cette blessure dans toutes ses campagnes. Les Français irrités firent main-basse sur cet:*

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tnfanterie, qui se mit à fuir de tout côtés. Louis XIV passa sur an pont de bateaux avec l'infanterie, après avoir dirigé luimême toute la marche.

Tel fut ce passage du Rhin, action éclatante et unique, célébrée alors comme un des grands événements qui dussent occuper la mémoire des hommes. Cet air de grandeur dont le roi relevait toutes ses actions, le bonheur rapide de ses connuétes, la splendeur de son règne, l'idolâtrie de ses courtiwns, enfin le goût que le peuple, et surtout les Parisiens, mi pour l'exagération, joints à l'ignorance de la guerre où l'on est dans l'oisiveté des grandes villes, tout cela fit regarder à Paris le passage du Rhin comme un prodige qu'on exagérait encore. L'opinion commune était que toute l'armée avait passé ce fleuve à la nage, en présence d'une armée retranchée, et malgré l'artillerie d'une forteresse imprenable , appelée le • Tholus. Il était très-vrai que rien n'était plus imposant pour les ennemis que ce paésage, et que, s'ils avaient eu un corps de bonnes troupes à l'autre bord, l'entreprise était très-périlleuse.

Dès qu'on eut passé le Rhin, on prit Doesbourg, Zutphen, Arnheim, Nosembourg, Nimègue, Shcnk, Bommel, Crèvecœur, etc. Il n'y avait guère d'heures dans la journée où le roi ne reçût la nouvelle de quelque conquête. Un officier, nommé Mazel, mandait à M. de Turenne : « Si vous voulez t m'envoyer cinquante chevaux, je pourrai prendre avec cela « deux ou trois places. »

(20 juin 1672). Utrecht envoya ses clefs, et capitula avec toute la province qui porte oon nom. Louis fit son entrée triomphale dans cette ville (30 juin), menant avec lui son grand aumônier, son confesseur, et l'archevêque titulaire d'Utrecht. On rendit avec solennité la grande église aux catholiques; l'archevêque, qui n'en portait que le vain nom, fut pour quelque temps établi dans une dignité réelle^a religion de Louis XIV faisait des conquêtes comme ses arme« : c'était un droit qu'il acquérait sur la Hollande dans l'esprit dcf catholiques. J) y

Les provinces d'Utrecht, d'Overissel, de Gueldre, étaient soumises ; Amsterdam n'attendait pltrs que le moment de ion

esclavage on 4e sa ruine. Les Juifs qui y sont étaI)ITB s^empres* •èrent d'offrir à Gourville, intendant et ami du prince de Condé, deux millions de florins poar se racheter du pillage»

Déjà Naerden, voisine d'Amsterdam, était prise. Quatre cantliers, allant en maraude, s'avancèrent jusqu'aux portes de Muideo, où sont les écluses qui peuvent inonder le pays, et qui n'est qu'à une lieue d'Amsterdam. Les magistrats de Muiden, éperdus de frayeur, vinrent présenter leurs clefs à ces quatre soldats; mais enfin, voyant que les troupes no s'avançaient point, ils reprirent leurs clefs, et fermèrent les portes. Un instant de diligence eût mit Amsterdam dans Ie« mains du roi. Cette capitale une fois prise, non-seulement la république périssait, mais il n'y avait plus de nation hollandaise, et bientôt la terre m^îme de ce pays allait disparaître. Les plus riches familles, les plus ardentes pour la liberté, se préparaient à fuir aux extrémités du monde, et à s'embarquer pour Batavia. On fit le dénombrement de tous les vaisseaux qui pouvaient faire ce voyage, et le calcul de ce qu'on pouvait embarquer. On trouva que cinquante mille familles pouvaient se réfugier dans leur nouvelle patrie. La liullande n'eût plus existé qu'au bout des Indes orientales : ces provinces d'Europe, qui n'achètent leur blé qu'avec leurs richesses d'Asie, qui ne vivent que de leur commerce, et, bi on l'ose dire, de leur liberté, auraient été presque tout à coup ruinées et dépeuplées. Amsterdam, l'entrepôt et le magasin de l'Europe, où deux cent mille hommes cultivent le commerce et les arts, serait devenue bientôt un vaste marais. Toutes les terres voisines demandent des frais immenses et des milliers d'hommes pour élever leurs digues : elles eussent probablement manqué d'habitants comme de richesses, et auraient ét^ enfin submergées, ne laissant à Louis XiV que la gloire dé^ plorable d'avoir détruit le plus beau et le plus singulier monument de l'industrie humaine.

La désolation de l'État était augmentée par les divi&ions ordinaires aux malheureux, qui s'imputent les uns aux autres les calamités publiques. Le grand pensionnaire de Wilt ne croyait pouvoir sauver ce qui restait de sa patrie qu'en demandant la paix au vainqueur. Son esprit, à la fois tout repu-

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bîlcaln et Jaloux de son autorité papticulîftre, craignait to» Jours l'élévation du prince d'Orange, encore plus que les con^ quêtes du roi de France ; il avait fait jurer à ce prince môme l'observation d'un édit perpétuel, par lequel le prince était exclu de la charge de stathouder. L'honneur, l'autorité, l'eaprit de parti, l'intérêt, lièrent de Wiu à ce serment. Il aimait mieux voir sa république subjuguée par un roi vainqueurqae soumise à un stathouder.

Le prince d'Orange, de son côté, plus ambiUeux que df Witt, aussi attaché à sa patrie, plus patient dans les malhet.R publics, attendant tout du temps et de l'opiniâtreté de w constance, briguait le stathoudérat, et s'opposait à la paix avec la même ardeur. Les États résolurent qu'on demanderait la paix malgré le prince; mais le prince fut élevé au stathoudérat malgré les de Witt.

Quatre députés vinrent au camp du roi implorer sa clémence au nom d'une république qui, six mois auparavant, se croyait l'arbitre des rois. Les députés ne furent point reçus des ministres de Louis XIV avec cette politesse française qui môle la douceur de la civilité aux rigueurs mômes du gouveiTiement : Louvois, dur et altier, né pour bien servir plutôt que pour faire aimer son maître, reçut les suppliants avec hauteur, et môme avec l'insulte de la raillerie : on les obligea de revenir plusieurs fois. Enfin le roi leur fit déclarer ses volontés : il voulait que les États lui cédassent tout ce qu'ils avaient au delà du Rhin, Nimègue, des villes et des forts dani le sein de leur pays; qu'on lui pavât vingt millions; que les Français fussent les maîtres do tous les grands chemins de la Hollande, par terre et p^r oao, eans qu'ils payassent jamaii aucun droit; que la religion. catholique fi1t partout rétablie; que la république lui envoyât tous les ans une ambassade ( extraordinaire, avec une médaille d'or sur laquelle il fût '^avé qu'ils tenaient leur liberté de Louis XIV; enfin, qu'à «es satisfactions ils joignissent celles qu'ils devaient au roi d'Angleterre, et aux princes de l'Empire, tels que ceux de Cologne et de Munster, par qui la Hollande était encore dé» tolée.

Cei conditions d'une paix, qui tenait tant de la servitude^

parurent iatolôrables, et la fierté du vainqueur inspira un courage de désespoir aux vaincus : on résolut de périr lei armes à la main ; tous les cœurs et toutes les espérances se tournèrent vers le prince d'Orange. Le peuple en lureur éclala contre le grand pensionnaire qui avait demandé la paix : à ces séditions se joignirent la politique du prince et Tanimotité de son parti. On attente d'abord à la vie du grand pon« sionnaire Jean de Witt ; ensuite on accuse Corneille, son frùrc, 4'avoir attenté à celle du prince : Corneille est appliqué à la question. Il récita dans les tourments le commencement da cette ode d'Horace, Justum et tenacem^ convenable à son état et à son courage, et qu'on peut traduire ainsi pour ceux qui ignorent le latin :

Les torrents iropétieux, La mer qui gronde et t'éleaM, La fureur et l'insolence D'un peuple tumultueux, Des fiers tyrans la tengeanea, N'ébranlent pas la constance D'un cœur ferme et rertueux.

(20 août i672.) Enfin la j)opulace effrénée massacra dam la Haye les deux frères de Witt, l'un qui avait gouverné l'État pendant dix-neuf ans avec vertu, et l'autre qui l'avait servi de son épée *. On exerça sur leurs corps sanglants toutes les fureurs dont le peuple est capable : horreurs communes A toutes les nations, et que les Français avaient fait éprouver au maréchal d'Ancre, à l'amiral Coligni, etc. ; car laj^opulace est presque partout la môme. On poursuivit les amis du pensfonnaîre : Ruyter même, l'amiral de la république, qui seul combattait pour elle avec succès, se vit environné d'assassins dans Amsterdam.

Au milieu de ces désordres et de ces désolations, les ma* gistrats montrèrent des vertus qu'on ne voit guère que dans les républiques. Les particuliers qui avaient des billets de

I. On avait d'abord tenté d'assassiner le grand pensionnaire dans UHaye; ■laii il échappa et fit punir l'assassin. Son frère fut mis à la question, mais oc ■'cm le condamner à mort, parce qu'on ne put lui arracher aucun aveu. On l'eiiU; te fut an moment oà le grand pensionnaire allait chercher son frèrt daas u psi- •oDi fM «et illiutres eitoyti» furent tiUa.

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