‹ Le siècleChapitre 101 sur 216 · LA REI\E DE TUÉATRE · texte numérisé non relu

LA REI\E DE TUÉATRE

« Que la lerremé refusela nonrrilure,elle ciel salumièw! 0 que 'e jour ne m'apporte au un dclassemont, la nuit point 0 de repos ! que mes espérances se changent en désespoir ! 11 que je vive dans un cachot, au régime d'un anachorète! » que je voie tous mes projets déiruits, et toutes mes jo'ies » ctfacées! que d'éternels tourmens me poursuivent dans ce 11 monde et dans l'aulre, si une fois veuve je redeviens » épouse ! »

DAilLET.

Si jaaiais il lui arrive d"eufreindre ce serment...—

LE ROI DE TilKATRE.

u Voilà un serment bieq solennel. Ma bien-aimée, laissa-

» moi un instant; je sens ma léie s'appesantir, et je ne se-

» rais pas fàcîjé d'abréger les ennuis du jour par quelques

11 insians de sommeil. » . , , ,

(Il s endort.)

âiO

SHaKSPEARE.

BAlTiSTV.

» Rêves d'espoir, hercei sa souffrance calm'e! » Vous, ne nous rappelez qu'ensemble, ô Dieu cléaicnl! » (E-lc sort laissant le roi eodormi sur nn banc.) nVlIiKT, (\c loin ;i <a miTe.

Eh bien! madame ?

LV nKI'.E, émue.

Trop de protestations De la pari de la reine, il me scail.le !

HVMLET.

Oh ! madame, Elle s'en souviendrî.

LE ROI , qui comiueuee ii s'iiiqu:él{T.

Connaissez-vous le drame?

N'a-t-il rren de blessant, dites?

IIAULET, l'épiant.

Non, Dieu merci.

LL'CIANUS entre sur le si'coiiil tUcàlre. Ah ! c'est Lucianuî, frère du roi, ceci ! Arrive, meurtrier à l'œil cave, au front jaune!

LlC.LWlS, sur le théitro cl tirant uik; fiule de sa poiiiluc. « MaiiiS prèles, noirs pensers, poisons sur, bon moment I « C'est bien I tout me seconde et nul œil ne me guette ! » Mélanjîe qu'à minuil, pi'i'e, sombre et muette,

» Ilétaie a composé d'herbe cueillie au bois.

Il Q'jMle a trois fois llétri. (lu'elle a maudit trois fois!

» O venin ! ta puissance aux f;ux d'enfer ravie,

I Tarit en un instant les sources de la vie ! »

(Il veise le poison sur !cs h'^vres de Gonzague. Hamld, pemlant les jiarolcs ili' Luciamis, s'est (glissé rampant et en éiiiaul jasiju'à sa mère et au roi. Il sodrii o lout-iwoup sur ses ftciioux devant eux et prend la parole avec une volubiliié effrayant ■>.;

5IAMLET.

Voyez! il l'empoisonne et lui vole le Irone. Son nom était Gonzague... Oh ! tous faits avérés ! Le livre italien existe. Vous verrtz Comment, Gonzague mort, le meurtrierenlèvc A sa veuve...

GONZ VGKE , sur le tlu'àlre, après «ne courte agooie.

Il Je meurs ! »

(Il icimbe.)

L\ UEl.XE.

Aht LB ROI , se levant épouvanté.

Dieu!

E\ REINE

Le roi se lève 1

llAHI.ET, à Horatio, Sl' levant à son tour, ou plutôt bondissant avec un cri de joie et de Iriomiihc.

Ail ! c'est clair, maintenant 1

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