‹ Le siècleChapitre 107 sur 216 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

lIAMLF.f , se»!.

J'ai tends ! c'est simple à dire, et terrible à penser! Voici riieure propice aux mystères nias;ii]uC3 Où, laissant leur sommeil el leurs lils klliari^iques, Les morts quillent la tomb<; et les démons l'etifer ! Kt, la pilié quittant aussi mon conir de for, Je pourrais maintenant, comm ' un spectre insensible, Boire du sang fumant, oser quelque œuvre horrible A faire reculer- le soleil de terreur!

•Ma uit-re va venir! du ca!me: Et toi, mon cc:ur, ' Reste grand. Le courroux peut enîler ma nariue. Mais l'ànie d'un Néron n'est point dans ma poiirinel Je veux être inflexib'e, et non dénaturé. Je montrerai le fer, mais je le retiendrai. Joupz la comédie,, ô ma langue et mon âme! Mais, (luclqueameret dur ^\l■^ s'cxliale mon blâme, Avec quelque fureur q.ic to'iue mon discours, Que la reine, ô mon Dieu', soit ma raôre toujours I

l'OLOMlS.

Ku effet, c'est bien là la forme d'une bclelte.

IIAMIF.T.

Ou à une baleine.

rOI.QMîS-

Il ressemble beaucoup à une baleine.

IIAMLUT.

Eu ce cas, je vais aller trouver ma mère tout à l'heure. — Ils f nirout par me rendre réel'ement fou. — J'y vais .M'insl'ani.

l'OlOMl s.

Je vais le lui '.'ire.

(Poloniussorl.' ii\>iri:T.

A l'in-taiil, c'es! facile à dire.— Laissez-moi, mes amis. (Tous soitont y l'cxceilDii d'î'amlot.) IIAMIET; seul.

Voici l'heure Ce la nuit propice aux magiques mystère?, riifurc où les tombes s'ouvrent béantes, où j'eiifir lui-nième exhale sur la leneson sdiillle contagieux : nuiinlenant, je me sens capable de boire du sang loiil fumant et d'exécuter dos actes ([ue le jour consteriu' ne j;ourraii voir sans horreur. Doucement; allons trouver ma mère — 0 mon cœur! ne dépouille point ta nature : ayons de la fermeté ; mais que jamais l'àme de Néron n'entre dans ma poitrine : soyons inflexible; mais non dénaturé: ([u'il y ait un poignard dans ma parole; mais que ma main soit désarmée : (|u'en cette occasion ma bouche et mon àmc dissimulent. Quelque amertume que jomeitedans mes paroles, ne consens jamais, ù mon àme! i ce que je les appuie par des ac(es!

(il sort.)

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