‹ Le siècleChapitre 140 sur 216 · LE .^ESS\GER · texte numérisé non relu

LE .^ESS\GER

Des matelots, dit-on : je ne les ai pas vus. Ces lettres m'ont fté remises par Cl.nudio, qui les a'ait rc^aes de celui qui en était porteur.

LE ROI, prenant la Idire.

I.aërlc, I u vas en entendre la lecture.— ;Au Messager.) Laissonous.

(Le Messager Eori.) LE ROI, U-ant.

« Haut et puissant monarque, on m'a déposé nu sur les 0 terres de votre royaume ; demain je solliciterai 'a faveur de ij p-.iniitre aux yeux de Voire Majesté; et alors, si vous le Il permettez, je vous raconterai ce qui a occasionné mon re- « tour étrange et inattendu.

• Hamlet. »

Qu'est ce qne cela veut dire? Sont-ils tous de retour? ou serait ce quelque méprise, et rien de tout cela n'est il vrai ?

LAERTE

Connaissez-vous l'écriture?

LE ROI

C'est celle d'Hamlet. — .Vk, — et dans un posl-scriptum, il ajoute seul. Peux-tu me dire ce que cela signifie ?

LAERTE

Je m'y perds, sire ; mais qu'il vienne. Je sens la chaleur revenir à mon cœur abattu, en songeant que je vais pouvoir lui dire en face : « C'est toi qui l'as fait. »

LE ROI

S'il en est ainsi, Laërte, — et comment cela se peut-il ? ou plutôt comment pourrait-il en être autrement?— veux-tu suivre mon conseil ?

Oui, sire, pourvu que vous ne me conseilliez pas de faire ma paix.

HAMLET

Li: noi.

Si je Irouve un moyen...— la veniti'ance est fidèle, N'cst-i'e pas? tl ne craint ni délai, ni rolard ! — Si je trouve un moyen do frapper sansliasard?...

LVtUTi:.

Oli! dites!

m; roi.

D'amener sous tes coups la viclirae, San3 i[ue nul dans sa moi l puisse trouver un crime.

LAF.IITE.

Soyez la ti'le ! alltz! mais que je sois Ir bras! Que je sois le poignard!

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