‹ Le siècleChapitre 164 sur 216 · L.AERTE · texte numérisé non relu

L.AERTE

Celui-ci est trop lourd ; voyons-en un autre.

HAMLET

Celui-ci me convient. Ces fleurets ont tous la même Ion" gueur?

OSRIC.

Oui, monseigneur.

LE ROI

Mettez les flacons de vin sur cette taule : si Hamkt port? la première ou la seconde botte, ou s'il riposte à la troisième, que toutes les batteries fassent feu à la fois ; le roi boira à ramélioration de la santé d'Hamlcl, et dans sa coupe ^1 jettera

une perla plus précieuse qu'aucune de celles qui, sous les (juatre derniers régnes, ont orné la couronne de Danemark. Donnez-moi les coupes; que les timbales annoncent aux trompettes, les trompettes aux canonniers des remparts, les canons au ciel, le ciel à la terre, que le roi boit à la santé d'Haralet. — Allons, commencez ; — et veus, juges du eamp, soyez attentifs.

En garde, Laëi te.

LAERTE

En garde, Hamiet.

(Ils coiQDMueeat l'assaut.^

tLAXLET , qui a touché Laërtf.

HAMLET

Uae.

Non.

Qu'on décide. ,■.-!: :,.■) ]

OSRIC.

Hamiet a touch», c'est incontestable.

LAERTE

A la bonne heure; recommençons.

LE ROI

Arrêtez, donnez-moi du vin ; Hamiet, cette perle est à toi ; je bois k ta santé. Donnez-lui cette coupe.

(Faisant semblant de mettre une perle dans la eoupe, il y Jetta du poison. Les trompettes sonnent ; le hruit du «non se lait entenéi-e.)

HAMLET

LâisB^ .«oi faire aupstrarant une nôuvelte passe ; je boirai

SHAKSPEARE

Mettez la coupe là.

lAssaul. Il louche l.acrlc.

TûucLé! qu'en dites-vous?

lAERTE.

•ui, touché ! j'en conviens.

LE ROI

La fortune est pour nous !

;Fanfares et canons.) L\ REI\E, deîcrndantdu trône et prenant la coupe empoisonnée. Haffllet! ta mt^re boit à ton succès!

lIAMLrT.

Madame !

Trop bonne!

l£ ROI, bas & la reine.

Ne bois pas, Gerlrude, sur ton âme I

Page 1