II.VMLET
Merci, madame: tout à l'heure.
LAERTE, bas au roi.
Oh ! je vais le toucher cette fois !
LE nui, bas ^ Laerte.
Oui, qu'il meure!
LAERTE, à part.
Pourtant, je le sens là,<;'esl un crime, mon Dieu l
HAMLET
A la troisième, ami, jouez tout voire jeu ; Car votre habileté, j'en ai peur, me regarde En enfant, et m'épargne.
LAERTE
Ah! vous raillez! en garde 1 •
V (\ssaut.)
GllLDEXSTERX.
Rien des deux parts.
Hamlet lie le fleuret de Laêrte et le lui fait sauter des miin?, puis le ramasse et présente le sien & La^Tte.)
L VERTE
Pardon ! mais vous m'offrez, jecroi, Votre fleuret .
H\MLt;T, couitoisement.
Sans doute, eh! bien?
LAERTE, à part.
C'est fait de moi!
HAMLET
Touché !
LAERTE
Mort !
LE noi.
Arrêtez le combat! c'est à peine S'ils se possèdent !
HAMLET
Non, encore!
^La reine tombe en défaill?nce )
nORATtO.
0 ciel ! la reine !
tout-ô l'heure ; continuons. (L'assaut recommence.) Voilà encore une botte ; qu'en dites-vous ?
LAERTE
Touché! louché! je le reconnais.
LE ROI
Notre fils gagnera.
LA REISr.
Avec son eaibonpoint, il a l'haleine courte. Tiens, Hamlet, prends mon mouchoir; essuie-toi le front. La reine boit à ton succès.
(Elle prend la coupe destinée à Hamlet.)
HAMLET
Je vous rends grSces, madame.
LE ROI
Gertrude, ne buvez pas.