‹ Le siècleChapitre 52 sur 216 · I.E ROI · texte numérisé non relu

I.E ROI

Je pliais sous la peine Dont, m'accabla la mort d'un frcVe l)ien-aimé : Mais aujourd'luii mon Iront à vos cris ranimé Se relève, et, malgré ce coup «jui le fomli'oie, S'édaircit aux rayons de la puli'iiiue joie ; Car tout chagrin, si grand qu'il soit au cœur blessé, A son terme ici-bas par la raison fixé. J'ai donc, d'un cœur joyeux, et qui pourtant noupire, Pour régner avec moi sur ce puissant empire, Par votre avis, — avis pour moi plein de douceur ! Choisi celle qui fut autrefois notre soMir. Maintenant que ma main à la sienne est unie Et que cet'e union par le prêtre est bénie, Nous vous remercions, et, si (lucbiu'un de vous Réclame grûce ou droit, qu'il s'approche de nous. A (oui juste désir la (arrière est ouv;'rlc.

ouverte les terres que son père a perdues : voilî», selon moi , la cause principale des préparants qui se font, des gardes qu'on nous oblige à monter, et de cette activité lunmltiiciisc qu'OB remarque dans le pays.

BERNARDO

Je pense que tout cela n'a pas d'autre cause; ceci nous explique pourquoi nous voyons devant nos postes appiraitre toute armée, et dans sa majesté imposante, l'ombre du roi , qui fut et qui est encore l'occasion de celte guerre.

nORVTIO.

C'pst un fétu jeté dans l'œil de l'intelligence pour en troubler la vue. Aux jours les plus glorieux et les pins florissans de Rome, un peu avant que tombât le grand Jules, les tombeaux s'ouvrirent, et lesmort^; couverts de leurs suaires errèrent dans les rues de Rome en poussant des cris aigus; on vit les étoiles laisser derrière elles une longuetraînée de feu ; il plut du sang, des signes désastreux apparurent dans le soleil, et l'astre humide qui lient sous son inlluUKe l'cnip're de Neptune s'éclipsa au point de faire croire au dernier jour du monde. Ces mêmes signes précurseurs d'événemcns terribles, avant-ioureurs des destints, prélude des graïKies catastrophes, le ciel ej la terre les oni fait apparaître a nos climats et aux yeux de nos compairioles.

L'OMBRE revl. ni.

IlOKATio continuant.

Mais silence! teneî, le voilà qui revient! je vais l'interpeller, dût-il me foudroyer. — Arrête, illusion ! si tu as l'usage de la voix, si tu peux articuler des sons, parle-moi; s'il est quelque bonne action dont l'accomplissement puisse te soulager et être utile à mon salut, parle-moi ; si tu es instruit rie quelque malheur qui menace ton pays, et qu'un avertissement opportun pourrait lui évi;er, oh! parle ! ou si, de Ion vivant, tu as caché dans les entrailles de la terre des trésors ntal acquis, et c'est souvent pour cela, dit-on, qu'on vous voit, vous autres esprits, errer après la mort, dis-le moi. — (Le coq chante.) — Arrête, et parle. —Barre-lui le passage, Marcellus.

MARCELLUS

Le frapperai-je de ma periuisane?

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