‹ Le siècleChapitre 80 sur 216 · V31LET · texte numérisé non relu

V31LET

Je vais vous dire pourquoi : de cette manière, mes aveux iront au-devant de vos investigations, et le secret que vous devez au roi et à la reine ne recevra pas la plus légère atteinte. J'ai depuis peu, je ne sais pourquoi, perdu toute ma gai té, renoncé à toute espèce d'exercice; et je me sens dans

SHAKSPEÀ.RE.

L'cn;.ui, brruillard glacé, trompe mon cœur avide ;

La ter.c, ce jardin ! me semble morne et vide ;

Le ciel, ce dais d'azur, ce divin firmament,

Qui sur tout notre bruit règne paii^iblcment,

Celte route infinie où scintille l'étoile,

Rayon du jour céleste entrevu sous le voile !

IVa plub pour mon esprit accablé par le soit

Que nuages de deuil et que vapeurs de mort.

L'homme est beau ! l'homme est roi des choses éternelles!

Son front a des rayons, et son âme a des ailes 1

Quand l'idée ou l'amour l'éclairent de leur feu,

Ses actes sont d'un ange elsespensersd'un dieu!

Mais l'homme, fùt-il grand comme la 1ère entière,

Poussière, toilà tout, redevienîîra poussière!

L'hQmme ne me plaît pas ! — Vous riez?

GVILU£\STHt\.

Je pensais Que nos pauvres acteurs auraient peu de succès, En ce cas...

IIVIILET.

Quels acteurs?

nOSEXCRVSlTZ,

Des gens que sur la route Nous avons rencontrés, et qui venaiciil saiisdôule Vous offrir leurs talents. Ils manqueront leur biu.

HAMLET

Au contraire ! Leur roi recevra mon tribut;

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