UN JOUR NÉFASTE
Mais avant d'écrire ce chapitre, nous en avons un autre à
placer, pour ne plus avoir ensuite à interrompre notre récit, — c'est un erratum fait par quelqu'un que nous aimons, et dont l'esprit est pour nous un juge sans appel.
Errata.
I" Au commencement du premier volume, — vous avez mis deux fois somno comme une chose élégante, — en quoi vous vous êtes trompé.
2° Et clavecin; — mais dites-moi un peu, où avez-vous va des clavecins ? — Moi, j'en ai vu dans mon enfance, chez une vieille dame qui en jouait ; — les louches étaient noires et les dièzes blancs. — Il est ridicule de dire clavecin, quand surtout ouest, comme vous, tiis d'un piano distingué.
3° Qu'est-se que présenter ses civilités? — A qui est-ce (ju'on présente ses civilités ? à moins que ce ne soit en province.
'\° Je n'aime pas les femmes qui font la cuisine, — surtout en souliers de salin ; elles doivent avoir les pieds glacés, et, par conséquent, le nez rouge : — la seule cuisine que se permettent les femmes, est la fabrication des confitures, et encore a-t-on ensuite les ongles perdus pendant plus de huit jours.
.'>" On parle trop de bottes.
6» Les femmes approuveront l'idée de donner à Geneviève le meilleur cordonnier, — parce que des souliers ne sont jamais ni assez cfeers ni assez bien faits ; — mais toutes se moqueront de la meilleure couturière, vu que les plus élégantes même ne font faire qu'une seule robe àPalmyrc, pour avoir un modèle.
A ceci nous répondons :
2° Nous détestons le mot piano, qui ne veut rien dire et n'est que la moitié du nom de L'instrument, tandis que clavecin a un sens et soBne mieux ; — nous avons vu des clavecins, et nous en avons brûlé un pendant un certain hiver.
n'inventons pas.
C'est une histoire que nous racontons, et nous
6° C'est Léon qui s'occupe de la toilette de sa sœur, et Léon et moi sommes assez ignorans sur ces choses ; d'ailleurs, il n'y a que 1rs gens riches qui savent tt qui peuvent faire des économies, et Léon n'avait pas le moyen d'être économe.
— Est-ce tout ?...
— Ah ! bien oui....
Nous ajouterons, de notre chef, que nous avons écrit, au commencement du deuxième volume, « une pipe d'écume , » — tout le monde parle de pipes d'écume de mer. — tout le monde dit une sottise comme nous : il faut dire des pipes de Kummer, du nom de l'inventeur de la pâte dont ces pipe» sont faites.
Et enore : « autant que peut être charmante une femme dont on a été l'amant.» Ceci est une pensée un peu trop particulière | n y a deux classes d'hommes qui professent l'opinion contraire : — les lycéens et les anciens beaux de quarante-huit ans qui grisonnent. — Les lycéens i rigent en Lianes chasseresses les diverses Gothons, cuisinières et bonnes j'en fans, auxquelles est le plus souvint réservé ce qu'il y a de plus grand dans la vie : le premier amour d'un jeune homme; — les hommes de quarante-huit ans disent, avec une voix de basse-taille, et un vieux sourire de fatuité : —Je l'ai connue bien belle; — elle avait un beau corps : celait une Vénus.»
Et encore: au chapitre XI et au chapitre \V du deuxième volume, — nous avons montré Léon s'achetant un chapeau ; — le chapeat renouvelé au chapitre M n'avait pas besoin d* l'être plus tard : c'est une erreur de date de notre mémoire, — qui n'a d'autre utilité que de donner au chapitre XV les circonstances de ce qui est arrivé au chapitre XI.
GENEVIEVE