XL VI
Le Pain est un des plus grands mystères du monde. La quatrième demande du Pater semble être quelque chose de plus qu'une Parole particulière. Elle est le cri volontaire ou involontaire, conscient ou inconscient, de toute Créature. Elle est dite ou sous-entendue. Les animaux la prononcent inconscients et muets, par le fait même d'avoir besoin.
Avoir besoin est le fait universel de la Création. La créature, c'est celle qui a besoin. Aussi la demande semble être l'instinct même de quiconque vient au monde. L'Ecriture qui parle de tout, parle des petits corbeaux, comme s'ils étaient spécialement pauvres et affamés. David parle formellement de l'invocation faite par les petits corbeaux. Il remercie formellement le Seigneur de les avoir entendus. Job demande qui prépare au corbeau sa nourriture? Le besoin qui est, chez les êtres conscients, le point de départ de la Prière, est, chez les êtres inconscients, une sorte de Prière inconsciente. Et qui sait, même ( lez les hommes, quel cri peut sortir d'une plaie
béante, d'un besoin simplement montré, d'une misère étalée ? La voix du besoin semble avoir une intimité particulière avec toute créature vivante, et la créature quelle qu'elle soit, arrive au monde, demandant son Pain. Le sien ! le sien 1 non pas celui d'une autre !
Le Pater, dont il faut peser chaque parole, nous apprend à demander notre Pain.
Le pain de chacun; c'est ce qu'il faut à chacun. Le Pain diffère comme le besoin, comme lanature, comme le caractère, comme l'aptitude, comme le désir de toute créature. Le Pain de l'une d'elles pourrait être le poison de l'autre. Aucune feuille de forêt ne ressemble à sa voisine ; aucun homme ne ressemble à son voisin. Mon Pain n'est pas le vôtre ; le vôtre n'est pas le mien. Il y a autant d'espèces de Pain qu'il y a de créatures dans la création. Car tous les besoins varient suivant les natures, et il n'y a pas deux natures absolument identiques.
Il n'est pas dans le monde invisible deux âmes qui se ressemblent parfaitement. Le Pain Invisible, celui qu'il faut aux âmes, varie comme l'autre. L'homme, si mendiant par sa nature, ce prodigieux indigent qui a un corps affamé et une âme affamée, qui a besoin de tout, parce qu'il tient à tout, et qui supplie de tous côtés, parce que sa misère emplit à la fois le monde physique et le monde moral, l'homme a un épouvantable besoin de Pain; et le Pain qu'il demande est épouvantablement varié, multiple et multiforme.
11 ne vit pas seulement de Pain matériel. Quand il dit : mon Pain, ce mot-là a, dans sa bouche, une quantité eiFroyable de significations. Il lui faut mille et mille Pains, et que ces mille et mille Pains aient mille et mille goût^. Il lui faut le Pain substantiel; il lui faut le Pain supersubstantiel. Le premier est le symbole du second. La manne, dans le désert, était un Pain et signifiait un autre Pain. Elle était une réalité, et elle était un symbole. Elle avait tous les goûts. Car l'homme, qui a besoin de tant de Pains, a aussi besoin d'en sentir les goûts. Le goût du Pain fait partie du Pain, si par ce mot: Pain, j'entends le besoin satisfait. Car le goût est l'appropriation du Pain à chaque nature, et la saveur entre dans le rassasiement.
Plus un homme est grand, plus il lui faut de Pain pour vivre, de Pain, au singulier, de Pains, au pluriel. C'est pourquoi les grands Hommes, comme je l'ai déjà dit, sont de si grands misérables. 11 faut aux grands Hommes tous les Pains ordinaires, et puis il leur faut, en outre, des Pains extraordinaires. Quand les grands Hommes disent : NOTRE Pain, ce mot, déjà si terrible prend, sur leurs lèvres, une signification mille fois plus étendue, et, par conséquent, plus effrayante. Plus le besoin s'étend loin, plus il est redoutable. Les conquêtes entrent dans la substance du Pain des grands Hommes. L'Amérique était le Pain de Christophe Colomb. Mais pour conquérir ce pain-là, remarquez que d'abord il
lui a fallu, pendant de longues années, tous les autres.
Et le découragement dit à l'homme : Je te conduirai au tombeau, avant l'heure de ton Pain à toi.
C'est pourquoi, demandant notre Pain, nous le demandons quotidien, et nous le demandons Aujourd'hui.
Quotidien, car nous en aurons besoin tous les jours ; mais, aujourd'hui ! Oh ! oui ! aujourd'hui, aujourd'hui ! Car nous en avons un besoin absolu aujourd'hui. Demain ne suffirait pas, car il serait en retard, et la vie a des exigences qui se traduisent par : aujourd'hui.
Il faut un Pain aux grands Hommes. 11 faut un Pain aux Prophètes, et je ne sais pourquoi le corbeau, qui apparaît dans l'Ecriture, comme demandant son Pain, réapparaît aussi, comme apportant le sien à Elie.
« J'ai donné aux corbeaux des ordres relatifs à ta nourriture. »
Et les corbeaux lui apportaient son Pain.
Le pain quotidien est indiqué ici avec précision et abondance.
Le tableau est d'une grandeur extrême et pourrait tenter un peintre.
Elie est au désert, près d'un torrent. Il est garanti de la sécheresse par le torrent et de la famine par les corbeaux. Les corbeaux sont exacts; ils lui apportent sa nourriture deux fois par jour, le matin et le soir. Dans les Ecritures,
il y a généralement des mots qui s'appellent, quand on voit paraître l'un d'eux, l'autre va venir.
Quand le nom du pauvre arrive, le nom de Dieu n'est pas loin.
Quand le corbeau et le Pain arrivent, le torrent n'est pas loin. Eiie est nourri par les corbeaux et abreuvé par les torrents.
Et dans les proverbes, il y a une malédiction étrange et terrible :
« Celui qui rit de son père et qui méprise sa mère, que son œil soit arraché par les corbeaux des torrents et dévoré par les petits de l'aigle. »
Le corbeau des torrents nourrit Elie; il lui apporte deux repas par jour. Le corbeau des torrents nourrit aussi les petits de l'aigle.
Le corbeau arrache l'œil qui a ri, l'œil qui s'est moqué, et ce sont les aiglons qui le dévorent.
Le corbeau qui est l'instrument de la justice vis-à-vis du moqueur, devient l'instrument de la miséricorde vis-à-vis de l'aiglon affamé.
Le corbeau, dans tout cela, n'a pas d'intention. Mais il sert d'instrument. Il demande son Pain et il porte leur Pain aux Prophètes et aux aigles. Quand il a trouvé, après le déluge, son Pain sur la terre, il a averti Noé, en ne revenant pas, que le déluge était fini. Et ce Pain, dont il est toujours question, le corbeau qui le trouve toujours, ne le prépare jamais. Il n'a pas de prévoyatice. Il est cité par l'Evangile, comme celui qui ne sème jamais.
Joseph, dans l'Ecriture, est le représentant du Pain. Par trois mots bien courts. Allez à Joseph, les siècles et les nations, les individus, les peuples et les races sont invités à s'adresser à lui, et au Joseph de la seconde Epoque, dont il est l'image et le précurseur. Les mots de l'Ecriture ont ces effets substantiels et prolongés. Les siècles les entendent les uns après les autres, et leur procession les suit. L'administration du Pain, confiée aux deux Joseph, leur fait une place à part dans l'économie de l'univers.
Le roi d'Egypte apparaît grand, quand il institue Joseph maître des hommes et des choses :
« Je suis Pharaon : personne ne remuera désormais, sans ta permission, le pied ou la main en Egypte. »
Il fait acte de souveraineté, et cet acte est une abdication. « Je suis Pharaon. » Il affirme naturellement sa souveraineté : il en prend conscience, il la proclame et il s'en sert superbement pour remettre la puissance entre les mains de celui qui a l'esprit.
C'est, alors qu'il est, qu'il se sent, et qu'il se prouve Pharaon, souverain seigneur.
Le Pain est ici présenté comme le résumé de toute chose : Nul ne remuera le pied ou la main sans sa permission. Le maître du Pain est le maître de la vie et du mouvement.
Le Pain semble représenter la réalité. Par une harmonie singulière, le rêve joue, comme on l'a
laiit de fois remarqué, un rôle immense dans la vie de Jose[)li, l'homme du Pain.
Joseph a pour compagnons de captivité le fjraad Panetier et le grand Echanson. Tous deux ont un songe. Le Rêve et le Pain se rencontrent encore dans la personne du grand Panetier. Un discours remarquable fut prononcé sur ce sujet par l'abbé Tardif de Moidré.
L'abbé Tardif, penseur profond, peu connu des hommes ordinaires, a été enlevé à l'admiration de ses amis, par une mort prématurée.
Selon l'abbé Tardif, le Pain et le Vin représentaient les deux parties du sacrifice, le Pain, la mort de l'Homme pécheur; le Vin, la vie de l'Homme ressuscité.
Le grand Panetier représentait le sacrifice, en tant qu'il est la mort, et le tombeau du vieil Homme.
Le grand Echanson représentait le sacrifice, en tant qu'il est la vie et la résurrection de l'Homme nouveau.
Et les jugements de Pharaon, confirmant leurs deux rêves, confirmaient leurs deux symboles et leurs deux destinées.
L'Ecriture est une table chargée de Pain et de Vin.
Elle ne parle directement de l'Eucharistie qu'eu peu de mots. Mais elle la prophétise à chaque instant. Elle la pro[)hélise à chaque instant, et le symbole la prépare de longue main.
Bethléem veut dire : maison du Pain.
Les Festins tiennent, dans l'iiistoire des peuples, une place énorme, et la famine une place énorme, dans l'histoire de leurs malheurs.
Et dans l'histoire de leur jugement!
J'avais faim et vous m'avez donné à manger, j'avais soif et vous m'avez donné à boire.
Ou :
J'avais faim et vous ne m'avez pas donné à manger, etc., etc.
Mais pour nourrir les autres, il faut que nous soyons nourris nous-mêmes. Donnez pour que nous donnions. Donnez-nous aujourd'hui notre Pain quotidien.
On n'entend parler que de suicides ! Suicides d'hommes, suicides de femmes ! suicides d'enfants ! suicides de vieillards !
Un jour un lycéen de dix-huit ans ! L'autre jour un vieillard qui avait, je crois, dépassé quatre-vingts ans !
A tous les âges de la vie, on prend la vie en horreur. Et ce phénomène monstrueux se produit à l'époque même où l'on réclame avec un acharnement passionné le bonheur dans la vie !
On veut jouir ; on le veut absolument. La vie de ce monde apparaît comme le théâtre de toutes ces jouissances tant désirées ! La vie de ce monde est le moyen de ces jouissances, les seules que l'on désire.
Le matérialisme actuel la présente comme l'unique fin, l'unique but de quiconque veut jouir. Elle est la condition de toute jouissance, puisqu'elle est présentée comme le dernier effort de quiconque la possède. Elle devrait donc être gardée avec un soin jaloux, avec un acharnement furieux ; il faudrait préserver cette source
unique de la jouissance ; il faudrait la faire couler le plus longtemps et le plus abondamment possible.
Et cependant, que fait-on ?
Au lieu de l'entretenir, on la tarit.
Le suicide est vraiment, dans le temps où nous vivons, une épidémie et une anomalie qui mérite bien quelques réflexions.
Comment ! vous ne croyez pas à la vie éternelle, et vous dissipez tout à coup légèrement, vainement, rapidement, en une seconde, l'unique existence à laquelle vous croyez! Vous ne croyez pas à l'éternité ! Vous ne possédez que le temps, et vous jetez, vous brisez, vous gaspillez cette unique propriété, et vous perdez avec elle tout ce que vous avez à perdre !
Je ne parle pas en particulier de chacun des individus qui viennent de céder à l'horrible tentation. Chaque jour les colonnes des journaux contiennent les noms de nouvelles victimes, victimes volontaires qui s'immolent sans savoir le nom de la divinité, je veux dire de l'idole qui leur demande leur sang et leur âme! Je ne parle individuellement de personne. Je ne parle pas de cette pauvre enfant, dix-neuf ans (suivant les uns, vingt-deux ans, suivant les autres), je ne parle pas de cette pauvre actrice dont le coup de pistolet vient de retentir si loin et si longtemps.
Je ne juge aucune des victimes en particuher. Je constate seulement le phénomène général, et
LE SIKCLE
je remarque quelle contradiction étrange il présente avec les désirs des hommes actuels.
Le suicide semble être l'actualité du jour ; et les hommes actuels ne désirent que celte vie, et les jouissances de cette vie ! — Cependant ils méprisent cette vie qu'ils adorent ; ils la quittent capricieusement, et ils la quittent douloureusement. Car remarquons-le, tous ces amateurs ardents des jouissances humaines affrontent les douleurs les plus épouvantables pour se procurer une mort qui, dans la pensée matérialiste, n'est suivie d'aucun bonheur possible.
Qu'on choisisse le poignard, le pistolet, la noyade, la pendaison, ou tout autre moyen de supplice, le supplice est toujours terrible. Nonseulement le suicidé refuse la vie, avec les chances possibles de jouissances qu'elle pouvait encore lui réserver, mais de plus il se précipite sur une mort nécessairement épouvantable. Il ne recule ni devant sa propre torture, ni devant le chagrin de sa famille et celui de ses amis.
Le suicide, c'est l'héroïsme à l'envers.
C'est l'héroïsme retourné contre lui-même.
C'est la chose que Satan substitue à l'héroïsme.
Dans la vie naturelle de l'homme il y a des traits d'héroïsme. Dans la vie surnaturelle de l'homme, il y a un héroïsme plus haut qui s'appelle la sainteté.
Satan, que Tertullien appelle le singe de Dieu,
Satan qui parodie toujours, veut aussi avoir son héroïsme. Il veut inspirer quelque chose qui soit la singerie de l'héroïsme, comme lui-même est le singe de Dieu. Il veut que l'homme brave la mort en son nom, puisque l'homme brave quelquefois la mort pour d'autres que pour lui.
Alors ]1 inspire le suicide, il le jette à pleines mains, il le répand avec profusion, sur la terre, et le suicide devient Vactualité.
C'est qu'en effet le suicide, c'est la négation totale, parfaitement pratiquée.
Le suicide, c'est la négation totale réduite en acte.
Et la négation totale, c'est précisément aujourd'hui la prétention du mal. L'intention de Satan et de jeter sur la terre la négation totale.
Autrefois, il se contentait d'une négation partielle. Aujourd'hui, il veut inspirer aux hommes une négation complète.
Autrefois, il se contentait d'une hérésie. Hérésie veut dire choix. Il choisissait entre les vérités. Il n'en repoussait que quelques-unes. Maintenant il veut l'athéisme et la négation absolue.
C'est pourquoi nous assistons aujourd'hui à la fin, à la mort, à l'extermination lente, progressive, mais certaine et évidente, des choses qui tenaient le milieu entre la vérité complète et l'erreur totale. Les hérésies proprement dites n'existent plus. Elles n'ont plus de consistance. Elles s'évaporent. Parmi leurs antiques adhérents, les
uns s'en vont vers l'athéisme, les autres vers le catholicisme.
Les uns descendent, les autres montent. Mais presque personne ne peut plus rester à mi-côte comme autrefois. Le pauvre M. Loyson s'est complètement trompé d'époque quand il a voulu se séparer et cependant, fonder quelque chose sur le terrain de la séparation. Cette entreprise, possible peut-être au xvi^ siècle, est complètement impossible au xix^
Il n'a plus assez de croyances pour être catholique orthodoxe. Il lui en reste infiniment trop pour plaire aux incroyants. Les incroyants sont complets dans leur incroyance et veulent qu'on soit complet comme eux. M. Loyson a essayé de prendre une position mitoyenne et, par conséquent, impossible dans un siècle où les choses si' dessinent et se divisent absolument, dans un siècle où le oui et le non tendent tous deux vers la plénitude.
Pendant des siècles, l'ennemi a chicané l'Eqlise. Maintenant, il ne la chicane plus : il la repousse.
Pendant des siècles, on s'est disputé autour ci-' tel ou tel dojme.
Maintenant l'ennemi a chanqé de tactique. Au lieu de choisir^ comme l'hérésie, il repousse en masse, comme l'athéisme.
Voilà pourquoi les luttes de détail sont stéiiles aujourd'hui. 11 n'y a plus de discussions partielles. 11 n'y a plus de questions nombreuses. Il
n'y a qu'une question, qui est la question vitale des sociétés.
Autrefois la politique disait : II n'y a plus de Pyrénées.
Maintenant la religion peut dire : Il n'y a plus de frontière.
Il n'y a plus de lutte locale. Dans tous les pays de l'Europe, et dans tous les pays du monde, la question est absolument la même, unique, invariable : Il s'agit de dire oui ou non à l'Eglise catholique, tout entière, et à son symbole indivisible.
La lutte du bien et du mal, à mesure que les siècles marchent, se fait plus gigantesque.
Les vérités se serrent; les erreurs se serrent. Toute chose aspire à la synthèse.
Les intermédiaires s'effacent peu à peu, et les deux athlètes vont bientôt apparaître en présence visibles et nus, la cité du bien et la cité du mal.
Eh bien ! le suicide présente fort bien la négation radicale dans ses résultats matériels. Le suicide, c'est la négation totale qui se fait visible aux yeux du corps. La vie sensible que le suicide détruit est tout ce que les yeux du corps peuvent saisir de la vie universelle, et le suicide les attaque toutes les deux. Il détruit la vie visible, et il nie, il repousse, il méconnaît la vie invisible. Il est donc la négation de toute vie, négation pratique et effective de la vie temporelle, négation I théorique et complète de la vie éternelle.
L'homine a l'instinct de la croyance et l'instinct de la conservation. Le suicide fait violence à ces deux instincts. Il nie toute chose et repousse la vie en bloc, comme fait l'athéisme dans son genre.
Or, ce suicide, qui semblerait un crime exceptionnel, parce qu'il fait horreur à la nature des choses, est répandu avec une telle profusion qu'il est devenu l'actualité, comme je le disais, l'actualité du jour et celle du journal. Il pénètre en Bretagne, dans la catholique Bretagne, qui l'ignorait autrefois. Il n'y a réellement plus qu'une question au monde :
Voulez-vous la vie ou voulez-vous la mort? Si vous voulez la vie, vivifiez ceux qui combattent pour elle. Soutenez les hommes de la vie. Jh vous le dis et je le demande à tous les hommes, au nom de Dieu.
Je le demande aux hommes au nom de Dieu, par leur vie, qui est le présent, par la vie de leurs enfants, qui est l'avenir, et par le sang de Jésus-Christ, et par ses paroles qui ouvrent, à droite ou à gauche, les deux portes de l'éternité.
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