NÜVEMBIVE
heures du malin, au bastion, près d’un petit feu de charbon, sous un abri de feuillage et de branches sèches, un garde national se chauffait et se disait tout haut, entre deux affreuses quintes de toux : « Ça ira bien encore une vingtaine de jours, et, d’ici là, je peux voir do grandes choses et tirer mon coup de fusil. »
Interrogé par M. Landelle, il répondit qu’il était poitrinaire, condamné, mais que son dernier vœu était de tuer quelques Prussiens avant de mourir.
Le Times a complètement changé d’allures.
Les démonstrations populaires à Londres, la sympathie individuelle des Anglais, sont-elles assez puissantes pour expliquer ce revirement subit? Ou bien la Russie, qui permet qu’on égorge la France, laisse-t-elle prévoir qu’elle s’alliera un jour à la Prusse pour dévorer la Turquie? Son t-ce les bouches du Danube qui parlent au Times en faveur de la France?