‹ Le sieur de VincennesChapitre 13 sur 71 · NICOLAS BOISSEAU · texte numérisé non relu

NICOLAS BOISSEAU

gendre de jean-baptiste bissot de la vincennes

II était fils de Pierre Boisseau, ancien procureur au parlement de Paris, et de Marguerite Guérin, de la paroisse Saint-Benoit, Paris.

II passa dans la Nouvelle-France en 1722 et fut employé aussitôt au greffe du Conseil Supérieur à Québec.

Le 23 avril 1726, Nicolas Boisseau était nommé greffier de la Prévôté à Québec, à la place de René Hubert, décédé (1). Son oncle Guérin, curé de Sainte- Croix, doyen des curés de Paris, lui avait beaucoup aidé à obtenir cette charge.

En sa qualité de greffier de la Prévôté, M. Boisseau était le dépositaire des minutes des notaires. (2) C’est ce qui engagea l’intendant Hocquart à le nommer, le 15 avril 1731, notaire pour le gouvernement de Québec. “Etant nécessaire, lisons-nous dans sa commission, qu’il y ait un plus grand nombre de notaires dans la ville et gouvernement de Québec où les affaires augmentent tous les jours; étant d’ailleurs informé qu’il se trouve souvent des occasions où des parties intéressées aux différents actes de son dépôt ont a les faire ratifier ou quittancer, à quoi le ministère d’un notaire est nécessaire.” (3)

(1) Registre des Insinuations du Conseil Supérieur vol 6

(2) En conséquence des déclarations de Sa Majesté du 2 août 1717 et du 4 janvier 1724.

(3) Ordonnances des Intendants, vol. 19, p. 82.

Le roi lui-même confirma cette commission le 22 avril 1732. (1)

Le 25 mars 1744, M. Boisseau était nommé greffier en chef du Conseil Supérieur de la Nouvelle-France, à la place de François Daine, nommé lieutenantgénéral de la Prévôté. (2) Ici encore le curé Guérin était intervenu en faveur de son neveu.

Nicolas Boisseau, en acceptant la charge de greffier du Conseil Supérieur, cessa d’exercer comme notaire. C’est Jean-Claude Panet qui lui succéda. (3)

M. Boisseau mourut à Québec le 9 février 1771, à l’âge de 71 ans et 2 mois, et fut inhumé dans la chapelle du Séminaire.

De son mariage avec Marie-Louise Bissot de Vincennes M. Boisseau n’eut pas d’enfants, mais de son premier mariage avec Marie-Anne Pagé de Quercy il avait eu dix enfants dont huit moururent en bas âge. Les familles Boisseau, de Québec, descendent de Nicolas Boisseau et de Marie- Anne Pagé de Quercy. Elles ne se rattachent donc pas aux Bissot de Vincennes. (4)

(1) Registre des Insinuations du Conseil Supérieur, vol. 7,

(2) Registre des Insinuations du Conseil Supérieur, vol, 9, p. 29.

(3) Le greffe de Boisseau comprend 392 actes.

(4) Sur les descendants de Nicolas Boisseau, on peut consulter notre Famille Boisseau.

Page 1