H^^HM
la grâce pontificale qui en est le résultat éternel. Citons seulement quelques lignes, en priant les personnes qui les ont écrites de recevoir l'expression de toute notre reconnaissance.
La savante revue napolitaine Scienza e Fede termine sa longue analyse, en disant : « Quel profit, demande notre société, enfoncée jusqu'aux épaules dans le matérialisme, l'humanité pourra-t-elle retirer de ce nouvel ouvrage de Monseigneur Gaume? Donnera-t-il quelques secours aux pauvres ouvriers que la révolution laisse sans travail? Enrôlera-t-il quelques volontaires pour la Pologne? Exterminera-t-il le brigandage qui désole l'Italie ?... Il fera mieux que tout cela. Il donnera le pain de la foi à ceux qui en manquent. Dans la guerre acharnée qu'ils ont à soutenir contre le biigand infernal, il enrôlera de nouveau les chrétiens du dix-neuvième siècle sous l'éten-
dard de la croix : étendard divin qui a sauvé le monde et qui seul peut le sauver encore. Quel que soit l'avenir, il leur apprendra à être de nobles vainqueurs ou de nobles victimes : in hoc vinces. »
Ravi de voir une indulgence attachée au signe de la croix, le vénérable doyen de la chaire catholique nous écrit : « Le signe de la croix indulgencié à votre demande !... Que vont dire tant de personnages que je ne veux pas nommer ? Le Saint-Père vient de vous payer avec usure la peine que vous vous êtes donnée, pour arrêter le paganisme qui nous envahit.
« Toute l'Eglise reçoit à cause de vous et par vous la faveur insigne d'une indulgence, large comme l'univers, durable comme les siècles, et qui désormais descendra à toute heure, à toute seconde, en rosée rafraîchissante sur les âmes du Purgatoire. Que de bénédictions ces
TREFACE
sain les âmes vont appeler sur vous ! Et si vous étiez obligé, au moment de votre mort, de leur faire une petite visite, quelle réception vous attendrait ! »
Passons d'autres témoignages et venons aux pièces émanées de Rome.
La commission chargée du soin des écoles régionnaires a cru devoir adresser à tous ceux qui les dirigent la Circulaire suivante :
« Parmi tant de livres inutiles et dangereux, surtout pour la jeunesse, il ne manque pas non plus de livres utiles et propres à répandre dans l'âme des jeunes gens les plus belles maximes et l'amour des plus saintes pratiques de notre auguste religion.
« Un de ces ouvrages est sans contredit celui qui vient de sortir de l'imprimerie Tibérine et qui est intitulé : le Signe de la Croix au dix-neuvième siècle,
dont un grand nombre de journaux catholiques ont fait l'éloge.
« Le soussigné, en recommandant fortement à messieurs les maîtres de ne permettre dans leurs écoles aucun ouvrage non approuvé par la commission, leur recommande également de faire que le susdit ouvrage soit acheté et lu par leurs élèves. Eux-mêmes pourraient s'en servir pour le donner en prix dans les distributions privées qu'ils ont coutume de faire dans leurs écoles respectives. — Rome, du Secrétariat de la commission.
Le député L. Peirano. »
Avant cette Circulaire avait paru la lettre qu'on va lire.
LETTRE DE S. Éffl. LE CARDINAL ALTIERI
Préfet de la Sacrée-Congrégation de l'Index
A M 8r GAUME
Protonotaire apostolique.
« Rome, le 7 août 1863.
« Monseigneur illustrissime,
Par la publication de votre admirable ouvrage sur le Signe de la Croix, vous avez rendu un nouveau et très-signalé service à la cause de l'Église de Jésus- Christ. En effet, vous avez fait connaître aux fidèles, sous la forme la plus attachante, tout ce que contient manifestement, ce qu'enseigne, ce qu'opère de sublime, de saint, de divin, et par conséquent de souverainement utile aux âmes, cette formule sacrée et aussi ancienne que l'Église elle-même.
« L'auguste chef de cette même Église, le Vicaire de Jésus-Christ, le Souverain Pontife ne pouvait pas no pas accueillir avec joie un ouvrage si précieux et si utile au peuple chrétien. Aussi, non-seulement il a exprimé sa vive satisfaction, lorsque j'ai déposé entre ses mains sacrées l'exemplaire que vous vous êtes empressé de lui offrir par mon entremise ; il a voulu do plus, exaucer avec bonté le vœu que vous avez manifesté de voir enrichir d'une indulgence la pratique du signe de la croix, afin d'exciter les fidèles
à en faire usage pour la défense de leurs âmes sans respect humain, et aussi souvent que possible.
« Dans le Bref ci-joint,-! vous verrez combien le Saint- Père s'est montré large dans la concession d'une pareille grâce, et comme il en fait apprécier la valeur. Il importe grandement que cette nouvelle faveur du suprême dispensateur des trésors célestes, accordée pour l'avantage de l'Église militante, soit universellement connue, en même temps que se répandra et s'appréciera de plus en plus votre très-excellent livre. Dans la traduction italienne qu'en fait, bien a propos, l'incomparable Ange d'Aquila, se trouvera le Bref dont il s'agit, et il faudrait aussi l'insérer dans les nouvelles éditions qui certainement ne manqueront pas de se succéder. De cette manière sera comblé le vide que vous avez signalé dans la Raccolta délie Indulgenze.
« Ainsi Votre Excellence recevra la digne récompense, et certainement la plus ambitionnée de son cœur en voyant ouvert le trésor de la Rédemption, pour le bien des âmes encore vivantes sur cette terre, ou déjà descendues au purgatoire, par l'effet du travail que vous avez composé dans le but d'attirer l'attention universelle sur le premier signe du culte, que tous doivent rendre au principal instrument de la rédemption.
« Agréez l'expression de la plus sincère et de la plus haute estime avec laquelle je suis, Monseigneur illustrissime, votre très-affecteux serviteur,
ii L. Cardinal Altiebi.
Voici la traduction du Bref de Sa Sainteté :