TER RAM A H ES DE L'ÉMILIE
celle de lit Suisse, assez ssellf, par conséquent voisine du Zébu; l'autre moins basse, plus trapue et plus robUBte, comme le prouve la largeur des superficies articulaires de ses métacarpes et métatarses. Il parait que des individus des deux variétés vivaient à l'état de libellé, car on trouve do leurs os qui se distinguent par un brillant à aspect vitré, caractère regardé, comme particulier aux mammifères sauvages. Los tètes de Bœuf, comme celles de Porc, de Cheval et d'Ane, ont presque toutes le crâne taillé en long par le milieu, et les mandibules inférieures sont général cm eut privées de la portion ascendante qui a été brisée et qu'on retrouve isolée. Comme l'a observé M, Hùtimcyer pour la Suisse, dans le Parmesan presque (nus les débris de Eluîiif appartiennent II des individus d'âge moyen, parfois à des Veaux, très-rarement à des vieux.
Le Mouton (Om aries, L.). La plupart de ses débris ne peuvent pas se distinguer de ceux do la Chèvre, d'autant que le Mouton des mariéres. se rapportant à celui que M. lUitimevcr a appelé Oris unes pahislrit , était petit, à extrémités s;ili!dcs. ivcltcs. hautes; en outre, sa corne se rap profilai t. de celle de la Chèvre. MM. Strobel et Pigorini ont pourtant trouvé aussi, exceptionnellement, quelques restes du Mouton commun. Oui* uries domettica, plus grand, avec les cornes recourbées en arrière puis revenant en avant.
La Chèvre (Copra hirau, L.). MM. Strobel et Pigorini, malgré la ressemblance des ossements, estiment que ceux de Clièvre sont beaucoup plus abondants que ceux de Mouton. La Clièvre varie peu, aussi
LE SIGNE DE LA CHOIX
celle des marières est à peu près semblable a l'actuelle, sauf qu'elle est plus pclile. Certains os des extrémités dénotent une race assez svelle, tandis (]ue d'autres munirent qu'il existait l'untcmpunimenieNl une race de formes moins élégantes, dont le squelette faisait passage au Mouton, On trouve des débris de tout âge depuis le Chevreau jusqu'à la vieille Chèvre. Les mâchoires sont ia plupart entières. Les cornes éprouvaient un assez grand nombre de variations et les individus adultes sans cornes n'étaient pas rares.
En résumé le Chien a subi une légère modification du forme et s'est subdivisé en une infinité de races. La Cbèvre, lo Moulun et peul-élre encore le Cheval cl l'Ane ont augmenté de bialure ; au contraire, lu Cerf et le Sanglier, au moins dans lus parties de l'Europe oii ils vivent encore, ont diminue de taille. Si lu Bauf actuel du l'u'ii.e Urruc dii •i::i-n\ lin ni cic- in.irk.-e-, la l'orna: de son crâne et <le se- cornes s'est un peu modiliée. l.e l'orc, le Bœuf et le Mouton des lerramarcs parmi lus races domestiques, le Cerf, te Chevreuil et le Sanglier parmi les espaces sauvage.*, mil disparu du pays; les sauvages seulement dans un lemps peu éloigné; quant aux races domestiques île cette époque, on en retrouve encore des traces dans les Grisons et dans quelques pallies de l'Europe septentrionale.
La population des (erramares de l'époque du bronze se livrait aussi à l'agriculture. Les terres tourbeuses de Caslioiie et de Panne ont fourni en abondance du Blé ou Froment ordinaire que M. Ileer désigne sous le nom de Trilinim vitlgare, var. eumpactum muti-
l'èves et Un. En voilà suffisamment pour Établir que l'agriculture existait el élaît même assez développée.
L'arboriculture ou pomologic parait avoir été bien plus en relard. Les habitants des terramares sous ce rapport semblent s'être conciliés de recueillir les fruits sauvages. La terre tourbeuse contient des fragments el surtout des pépins de Pomme (Pyrns malus, L.). mais c'est la toute petite Pnmrae des haies el des bois. Les noyaux qu'on rencontre appartiennent aussi tous k des arbres ou arbustes qui croissent spontanément dans les taillis : le Prunellier (Pntuus Spinoza, I..), le Prunier sauvage [Prunus insititia, L.). les Cerisiers sauvages [Prunus aritun et mahnli-b, !.. ' . I.rs fruits les plus abondamment répandus dans la terre tourbeuse sont les
(ibnds [(lurirus rnliur, I,.) . les Noiseltus (t'urylux firellanii, L.) el les Curnoiiillcs (Cornus mus, [..). On coin-
LE SIGNE lili L\ CHOIX.
prend Ires-bien que les liabilants îles [erra mares aient recueilli iivi-'c, soin le? Noisettes, qui sont encore recollées de uns jours. Mais le grand usage qu'ils faisaient du Gland étonne davantage. La terre tourbeuse est remplie d'enveloppes de Glands, ce qui montre que ce fruil était
par l'Homme, car les Pourceaux mangent lotit, conte-
mares? lin elle! ou trouve aussi avec la Coraouïllc des graines de Mure ou l-'rambroise (llubus). Ces graines, toutes petites, sont parfois réunies en telle quantité, qu'elles ne peuvent provenir que d'une accumulation de fruits enfermes dans un récipient et ensuite pressés. C'est le résidu de la fabrication d'un vin de Mûres; pourquoi n'aurait -un pas aussi fait du vin lie Cornoui Iles?
A propos de vin je duis citer la Vigne (Vitts vint- [eta, L.). On trouve dans la terre tourbeuse quelques pépins disséminés. Il y en a bien assez pour admettre que le peuple des terramares a mangé le raisin; il y en a trop peu pour supposer qu'il ail fait du véritable vin de raisin. Il reste à mentionner des graines du Sureau bcrbaeé [S«mhucu* chutas, L.) que j'ai recueillies dans la terre tourbeuse de Panne, avec des Larmes de Jacob (Slaphylea pinnata, L.) , petite graine ayant un tout petit noyau, négligée même par nos enfants, el que mangeaient pourtant les habitants des terramares.