OBSERVATION IX
Joseph C..., entré le 18 janvier 1901, pavillon 5, trente-deux ans, bourrelier, Stéphanois d'origine et de domicile.
Pas d’antécédents familiaux, fils unique.
A eu, à vingt ans, ce qu'il appelle une « fièvre lente » ; il dit avoir beaucoup maigri et perdu ses forces pendant six mois, sans aucun autre symptôme. Rétabli, il accomplit trois années de service militaire sans un jour de maladie.
Début de l’affection en juillet 1900 ; toux, dyspnée d’effort, diminution de l'appétit. Révulsion, pointes de feu, bonne alimentation améliorent son état.
Puis rechute, toux nocturne, quelques crachats sanguinolents.
A l'entrée, état général mauvais, amaigrissement considérable.
Signes pulmonaires :
a) Fonctionnels : Dyspnée d'effort, toux, expectoration purulente.
b) Physiques : Matité et exagération des vibrations au sommet gauche, en avant ; submatité au sommet droit, en avant; respiration rude, à timbre aigre ; craquements secs et humides à gauche, en avant et en arrière, au sommet ; à droite, obscurité respiratoire au sommet, sans râles. Dans toute l’étendue des deux poumons, quelques sibilances et quelques gros râles muqueux.
Signes lhoraciques :
a) Ampliation thoracique diminuée à gauche, diminution de l’excursion diaphragmatique du même côté perçue par le procédé bimanuel.
b) Atrophie musculaire des pectoraux et des deltoïdes, contraction idio-musculaire nette : réflexe neuro-musculaire produit à
distance dans le bras droit par la percussion des deux derniers espaces intercostaux gauches.
c) Résultats de la percussion unguéale (Cf. schéma).
Rien à signaler du côté des divers organes ; 38° le soir. Pas d’hippocratisme.