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Mais ces cas ne sont pas la règle ; ils sont plutôt exceptionnels, et l'on a plus souvent la zone précédemment décrite.
Plus exceptionnelles encore sont les observations où, au lieu d’avoir ces régions douloureuses, l’hyperesthésie se cantonne en un segment déterminé d’un espace intercostal. Dans J'Observation IT, le segment douloureux naît à une faible distance du sternum pour s'arrêter un peu en dedans de la ligne mamelonnaire. Dans l'Observation XV, le segment occupe les 1% et 2° espaces intercostaux à partir du sternum même et se perd en dehors vers le milieu de la partie antérieure de cet espace par une transition insensible. Dans l’Observation XV, seul un très court segment de la portion interne du 1*% espace est atteint. Dans l'Observation I on trouve un point douloureux dans le 1° espace droit. :
Dans d’autres cas encore, c'est la fosse susépineuse qui est atteinte conjointement ou isolément avec d’autres régions. Nous en avons des exemples dans les Observations II, IV, V, VII. XXI, XXIV.
Ainsi, en ce qui concerne les sommets, nous trouvons trois régions électivement atteintes :
1° La fosse de Mohrenheim et une partie des régions environnantes, le plus souvent la zone affectant la forme d’un triangle dont la base s'arrête à la clavicule et dont le sommet se perd dans l'aisselle ou se continue avec une zone postérieure pour former une demi-ceinture douloureuse.
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2° La partie interne ou moyenne des deux 1°%% espaces intercostaux.
3° La fosse sus-épineuse.
Dans les cas avancés, ces régions peuvent être simultanément prises. Mais, dans la moitié supérieure du thorax, et à la partie moyenne, deux zones sont constamment indemnes d'hyperesthésie musculaire chez les tuberculeux :
1° Une zone comprenant la région mamillaire chez la femme, chez l'homme la région correspondante; le 3° espace intercostal peut, dans sa partie antérieure, être atteint (Obs. Il), les 4° et 5° espaces ne le sont jamais dans leur portion antérieure.
2° Une zone correspondant à presque toute la surface de l’omoplate dans la fosse sous-épineuse. Nous disons : presque toute, car la demi-ceinture douloureuse décrite plus haut empiète parfois très légèrement sur la partie supérieure et externe de la fosse sous-épineuse, qu'elle écorne pour ainsi dire dans son angle supéro-externe.
La présence d'une région douloureuse à la percussion au niveau des bases est aussi souvent constatée qu'au sommet. Ici, la zone a une disposition absolument constante; elle est parallèle dans toute son étendue au rebord costal, qui en constitue la limite inférieure. Elle peut avoir des dimensions plus ou moins grandes, mais il s’agit toujours d’une bande partant de la 11° ou de la 12 apophyse épineuse, longeant en arrière la base du thorax, la contournant, et remontant antérieurement vers le sternum avec les dernières côtes vraies et leurs
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cartilages. Cette disposition est typique : il suffit, pour s'en rendre un compte exact, d'examiner nos SOHÉRASNINIL XREIT XILEKIN, XV.
Mais on ne trouve pas toujours cette bande complètement formée. Au début, on n’a,le plus souvent, une bande nette qu'en arrière, à la partie interne, et, à mesure que la lésion progresse, la zone paraît gagner de proche en proche et s’avancer d'arrière en avant pour atteindre le sternum. D'abord mince, elle augmente ensuite en épaisseur et, de bas en haut, de nouveaux espaces intercostaux deviennent successivement douloureux à la percussion. La pointe de l’omoplate peut, en arrière, être ainsi atteinte. Mais bien que la zone monte toujours, la fosse sous-épineuse reste toujours indemne, et dans les cas très avancés (Obs. IX, X) on voit une bande douloureuse monter entre le bord interne de l’omoplate et la colonne vertébrale pour aller se diffuser en haut et se confondre souvent avec la partie interne de la zone douloureuse sus-épineuse. En avant, l’accroissement en épaisseur de la bande douloureuse est faible, car la région mamillaire reste toujours indemne, et alors la zone douloureuse sous-claviculaire vient sur la paroi interne du creux de f'aisselle se confondre, le long du bord externe de l'omoplate, avec celle émanée de la base. Le schéma qui accompagne l’'Observation X donne absolument cette disposition.
Chez les sujets non tuberculeux, chez les pleurétiques en particulier, il semble, au contraire que les