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zones toujours indemnes chez les phtisiques peuvent être atteintes. On n'a qu'à se reporter à l'Observation XV pour le constater de visu. Mais ces zones sont toujours cependant prises plus tardivement que les régions avoisinantes placées sur le même niveau, et l'hyperesthésie y est toujours beaucoup moindre.
f) Le siège de la zone douloureuse est en rapport avec le siège de la lésion.
Toutes nos observations concordent à démontrer ce fait. Grossièrement, il est évident que si c’est le sommet qui est atteint, la douleur à la percussion est constatable au sommet. Il existe parfois, simultanément, une zone douloureuse à la base, mais cela ne diminue en rien la valeur du signe constaté dans les régions supérieures du thorax.
De même, si la lésion existe à la base, c’est la base qui est la première douloureuse, la plupart de nos observations en font foi.
Mais cela ne suffirait pas à donner au signe une grande valeur clinique. Il en a davantage en ce qui concerne le diagnostic du côté atteint. Ici parleront brutalement les chiffres. Si nous réunissons nos observations à celles du docteur Austregesilo, en éliminant deux cas douteux, nous voyons que sur 40 cas où le symptôme a été constaté, dans des lésions unilatérales ou bilatérales, il siégeait 38 fois du côté de la lésion unique ou de la lésion maxima.
Cette statistique nous semble devoir se passer de commentaires.
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Il est bien évident, néanmoins, que la percussion douloureuse ne calque pas exactement la région pulmonaire atteinte : disons tout de suite qu’elle nous parait calquer plus exactement la lésion pleurale.
g) L'étendue de la zone douloureuse est en rapport avec l'étendue de la lésion. Ceci est rernarquable surtout chez les tuberculeux. On voit, à mesure que les lésions descendent du sommet vers la base, la zone douloureuse gagner de proche en proche dans le sens vertical. De même, dans les pleurésies, la zone douloureuse monte progressive ment vers le sommet, à mesure que l'affection progresse. (Voir les observations.)
h) La présence d'une zone douloureuse est en rapport avec la nature de la lésion.
Il faut, semble-t-il, qu'il y ait atteinte pleurale. Voici les faits cliniques qui nous paraissent le démontrer :
1° La constance d'une région hyperesthésiée dans tous les cas de pleurésie où nous l'avons recherchée (Obs. XI, XII, XIII, XIV, XV);
2° L'absence d'une région hyperesthésiée dans plusieurs cas de tuberculose pulmonaire confirmée (Obs. XVI, XIX, X, XVII). La lésion pulmonaire seule ne pourrait rendre la percussion thoracique douloureuse en des points déterminés.
3° La coexistence des signes de pleurésie des sommets avec le symptôme dont nous nous occupons, coexistence presque constante.
Nous devons, à ce sujet, donner, comme signe de