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pleurite dans la tuberculose au début, une place prépondérante à l'obscurité respiratoire, qui peut en être le signe physique unique, en l'absence des frottements, seul symptôme vraiment pathognomonique. Nous sommes d'ailleurs en conformité de vue avec la plupart des classiques.
Or, c'est presque, habituellement, au début, avec cette obscurité respiratoire que coïncide le signe de la percussion douloureuse.
4 Le résultat d’une autopsie — les circonstances ne nous ont point permis d'en pratiquer davantage — (Obs. VI) où, dans toute la région de la plèvre correspondant à la zone thoracique où le signe fut constaté, existaient de nombreuses adhérences.
Nous ne savons si ces raisons sont suffisantes pour appuyer notre hypothèse : nous chercherons plus tard dans la littérature médicale si l’on peut trouver à son appui d’autres arguments.
i) La douleur à la percussion unguéale siège dans le muscle.
Deux constatations vérifient cette assertion.
1° Les régions où le muscle est absent ne sont jamais douloureuses. L'espace intercostal est douloureux : Ja surface costale ne l’est pas. Ce n’est, faisons-le remarquer ici, que pour la simplification de nos schémas que nous avons compris dans le dessin de nos zones les surfaces externes costales.
2? L'anesthésie cutanée ne fait point disparaître la douleur à la percussion unguéale. On n'a
quà se reporter à la très belle observation de M. le D' Roussel pour en être immédiatement convaincu
Il s’agit donc d'hyperesthésie musculaire Do: prement dite.
j) I nous reste à dire un mot de la valeur clinique proprement dite de ce symptôme, puisque c'est là le point le plus important pour le praticien. Il est bien évident que c’est comme signe diagnostique du début de la tuberculose qu'il est principalement intéressant. Ce n’est d’ailleurs qu'à ce point de vue qu'il peut, sans chance d'erreur grave, être comparé aux signes habituels d’exploration physique et principalement, dans ce cas particulier, à l'obscurité respiratoire et à l’élévation de la tonalité à la percussion ordinaire. Sur 15observations (a NE VII, IX;°X, XII, XVII XVII, XIX, XX, XXI, XXII) personnelles de tuberculose au premier degré, soit unilatérale, soit coexistant avec une tuberculose plus avancée d'un autre sommet, soit bilatérale, nous avons trouvé de la submatité dans 10 cas; dans 10 cas également de l'obscurité respiratoire. L’exagération des vibrations vocales est un signe moins constant ; nous ne l'avons constaté que dans 4 cas. Dans 11 cas, au contraire, l'hyperesthésie musculaire était présente et siégeait du côté atteint. Sur les 3 cas qui restent, 2 fois dans des lésions doubles, elle était inversée, siégeant du côté de la lésion minima (Obs. I, IV). Dans 1 cas (Obs. XIX) elle était absente. Tout
= O0 en regrettant que cette statistique n'ait pas porté sur un nombre d'observations plus considérable, nous pouvons conclure que la douleur provoquée par la percussion unguéale a une valeur clinique au moins égale, en ce qui concerne la tuberculose au début, à la submatité et à l'obscurité respiratoire.
Inutile d'ajouter qu'ici comme ailleurs la réunion de plusieurs symptomes peut seule imposer un diagnostic. La douleur à la percussion viendra s'ajouter heureusement aux signes ordinaires pour les confirmer ; elle éveillera l'attention du clinicien sur une lésion pleurale possihle — nous sommes tentés de dire : certaine ; — elle renseignera, à l’égal d'autres symptômes, sur la marche et sur l'étendue de l'affection étudiée.
2° L’Atrophie musculaire.
a) L'atrophie musculaire peut être constatée chez ies tuberculeux à toutes les périodes. On peut en distinguer deux formes :
1° L’atrophie musculaire précoce, généralement localisée au thorax ;
20 L’atrophie musculaire tardive, le plus souvent étendue à d’autres muscles.
Le symptôme atrophie musculaire est loin d’être constant au début de la tuberculose. Chez les tuberculeux aw début, nous l'avons relevé 6 fois (Obs. T, IL, TIE, IX, X; XI)'sur 8 cas {Obs -INIL IT. VIT, VIII, IX, X, XID). Disons tout de suite combien est difficile l'appréciation de ce symptôme :; c’est,