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29 août 1900. — Ponction évacuante de r litre et demi. - Le même jour, on constate la disparition du signe de Musset, mais dès le lendemain matin un examen plus attentif, permet d'affirmer qu'en réalité le signe de Musset est très fortement atténué, mais non absent. Les jours suivants même état, c'està-dire qu'un œil exercé peut saisir les oscillations de la tête,
mais que celles-ci sont loin d'être aussi prononcées qu'avant la ponction.
Ors. XIII (Valentino) (nov. 1901). — Mr I, de X..., Landes quarante-neuf ans, mariée, sans profession, venue à la consultation de M. le D' Moure pour une affection laryngée dont elle souffre depuis longtemps. Nous constatons une danse énorme des carotides et des oscillations céphaliques régulières qui nous amènent à un examen des plus complets.
Antécèdents. — Ménopause à quarante-cinq ans (1897).
Pas de rhumatisme; syphilis antérieure. En 1897 après la disparition de ses règles M" L. fut atteinte brusquement d’hémiplégie droite complète (face et membres); le coma apoplectique, s'il a existé, doit être de courte durée ; la malade n’en a pas entendu parler. Elle dut garder le lit pendant un mois, au bout duquel les mouvements revinrent peu à peu, au bras et à la jambe. La figure resta longtemps asymétrique, notamment bouche déviée. Il n’y eut jamais de troubles des sphincters.
Alors que le membre inférieur paraissait recouvrer ses fonctions, il survint au membre supérieur des contractures qui mirent l'avant-bras à angle droit sur le bras et les doigts en flexion forcée sur la main, le pouce en dedans.
En octobre 1891, accidents syphilitiques tertiaires dans la fosse nasale droite.
Etat actuel. — Symétrie de la face parfaite, mouvements du globe oculaire normaux, pupilles normales, mouvements pénibles aux membres inférieurs.
La sensibilité cutanée et les réflexes sont normaux partout.
Si la malade étant assise, la poitrine étant nue, on place sa tête en équilibre sur la colonne cervicale sans raideur muscu-
—®8 — ‘aire, on constate au même instant sous le mamelon gauche, un soulèvement brusque. Aux carotides une expansion considé. rablé.
A la tête, un mouvement de projection en arrière.
Ces trois mouvements sont synchrones du pouls. Or, le pouls étant à 120 par minute, il en résulte pour la tête 120 projections en arrière et 120 retours en avant. La tête est donc animée d’un mouvement continu assez rapide. On peut évoluer approximativement leur amplitude à 5 degrés de part et d'autre de l'axe cervical. |
Examen de l'appareil circulatoire : Choc en dôme très net.
Pointe dans le septième espace intercostal à 2 centimètres en dehors de la ligne mamelonnaire, La percussion dénote un gros cœur.
Souffle diastolique de la base.
Pouls de Carrigan, bondissant et dépressible.
Oss. XIV (de M. Valentin). M.X., soixante-cinq ans. Signes centraux et périphériques d'insuffisance aortique. Cœur fatigué à la suite de grippe.
Puis, hémiplégie gauche sans atteinte au membre inférieur, maxima au membre supérieur.
La tête est animée de secousses rythmiques qui la portent légèrement à droite, oscillation latérale très nette de gauche à droite.
Le malade, revu en juin, présente les mêmes signes cardiaques : il n'y a plus de signe de Musset.
Grâce à l’amabilité de M. le D' Bocciardo, de Pise, qui a bien voulu nous envoyer son mémoire paru le 25 novembre sur les secousses rythmiques de la tête et leur valeur seméiologique, nous sommes heureux de reproduire ici les observations résumées qui ont servi de base à ses conclusions.
Oss. XV (Bocciardo, 1902). Sujet sain de quarante ans, de tempérament nerveux. Le tracé de l’oscillation montre une
direction de droite à gauche très évidente, une autre de haut en bas moins évidente.
Oss. XVI (Bocciardo). Homme de trente ans de robuste constitution, après avoir été soumis à un exercice musculaire, présente une oscillation céphalique de droite à gauche et d’arrière en avant.
Oss. XVII (Bocciardo). Garçon de quinze ans de frêle constitution, après avoir été soumis à un exercice du corps, présente les deux secousses avec des directions identiques.
Oss. XVIII (Bocciardo). B .. A .., âgé de trente-quatre ans, entre à la clinique du professeur Queiralo, à Pise, où est porté le diagnostic d'insuffisance aortique.
Signe de Musset de droite à gauche et d’arrière en avant.
Oss. XVIII (Bocciardo). V... D... di C.., âgé de vingt ans, est affecté d'insuffisance mitrale et d'hypertrophie du ventricule gauche. L'enregistrement graphique de l'oscillation de la tête démontre, comme dans les cas précédents, que l'oscillation a une direction postéro-antérieure et de droite à gauche.
Os. XIX (Bocciardo), B... P..., âgé de cinquante-deux ans. L'examen radioscopique confirme le diagnostic d’anévrisme de la portion ascendante, Signe d'Oliver Cardarelli. En plus, oscillation céphalique très évidente portant la tête de gauche vers la droite, suivant une ligne allant de la bosse pariétale
gauche à la bosse frontale droite.
Oss. XX (Bocciardo). S.. M.., âgé de trente-quatre ans. Anévrisme de l'aorte ascendante.
Il présente deux secousses, l’une d’arrière en avant, l’autre de
gauche à droite,
Oss. XXI (Bocciardo). M... M..., cinquante ans. Anévrisme de l'aorte ascendante. Signe de Musset, d’arrière en avant et de gauche à droite.
Oss. XXII, XXIII, XXIV, XXV (Bucco). Elles concernent quatre sujets atteints d'artério-sclérose diffuse, sans insuffisance aortique ni anévrisme. Signe de Musset indiscutable.
Nous rappelons ici que les observations XXVI, XXVII, XX VIIL, ayant rapport à l’artério scléreux de Frenkel, et les deux sujets dont les tracé de l’oscillation céphalique sont reproduits dans le cours de ce travail, concernent des sujets absolument sains et indemnes d’affections aortiques.
Frenkel et Lafon prennent des tracés avec appui antérieur, postérieur, droit et gauche, supérieur chez ces mêmes individuet décrivent la composante latérale et la composante antéros postérieure dans chaque cas. Nous savons que, pour ces auteurs, il n'y a aucune différence entre les sujets aortiques et les sujets sains au point de vue de la direction de l'oscillation,
Pour clore cette liste d'observations, nous ajouterons brièvement l'observation de trois de nos camarades d'école qui, aux yeux de tous, présentent le signe de Musset.
Oss. XXVI (Personnelle). A. B., âgé de vingt-trois ans, élève
à l'Ecole de Santé militaire, Antécédents héréditaires. — Mère nerveuse, père rhumatisant,. Anlécédents personnels. — Rhumatisme. — Dyspepsie, peutêtre dilatation stomacale, -— Tendances hypocondriaques. — nervosisme accentué,
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Examen du cœur. — Le malade, ausculté par MM. Frenkel et Rispal, ne présente pas de signe central ou périphérique d'insuffisance aortique.
Signe de Musset net que nous faisons constater à Toulouse et à Lyon par tous nos camarades et que nous étudions graphiquement.
S'exagère après les repas, une course, une émotion.
Oss. XXVII (Personnelle). J. P., vingt-trois ans, élève du Service de Santé militaire.
Antécédents héréditaires. — Rien à signaler.
Antécédents persennels. — Pas de rhumatisme.
Absence complète de lésions cardiaques et artérielles. Tendance aux palpitations. |
Signe de Musset indiscutable, surtout après une marche ou un effort. Visible à l'œil nu. <
Oss. XXVIII (Personnelle). C. L.. âgé de vingt-et-un ans, élève à l'Ecole du Service de Santé militaire.
Antécédents héréditaires. — Rien à signaler.
Antécédents personnels. — Pas de rhumatisme. — Rien au cœur,
Signe de Musset évident, on peut suivre avec la pulsation radiale les oscillations de la tête et on constate soixante-quinze oscillations céphaliques pour soixante-quinze pulsations cardia-
ques.
Nous pourrions multiplier ces observations, mais elles nous semblent déjà suffisamment démontratives.