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car il faudrait pour cela multiplier les observations, et notre expérience clinique nous fait défaut à cet égard. Mais tout en rendant hommage au mérite du docteur Bocciardo qui a confirmé le caractère souvent physiologique du signe de Musset, il nous sera permis de faire remarquer que nombreuses sont les conditions physiologiques ou pathologiques qui peuvent modifier la direction de l’oscillation que M. Bocciardo et les auteurs italiens étudient avec prédilection.
C’est ainsi que le malade du professeur agrégé Ron dot, de Bordeaux {obs. publiée par Valentino, Revue de Médecine, 10 mai 1902), aorlique, urémique et hémiplégique gauche, présente des oscillations rythmiques de la tête qui la portent légèrement à droite, Comme le remarque M. Valentino, les muscles gauches du cou opposent aux projections céphaliques une résistance moindre que les muscles droits et ilen résulte une physionomie spéciale de l’oscillation. Dans cette intéressante observation nous avons bien l’oscillation latérale de gauche à droite sans signe d’anévrisme de l'aorte du tronc brachio-céphalique ou de la sous-clavière. Nous sommes donc autorisé à faire les mêmes réserves à l'égard et de la théorie pathogénique de M. Bocciardo et du profit qu'il veut faire retirer à la clinique de la direction de l’oscillation.
De plus, nous ferons remarquer que MM. Frenkel et Lafon ont pris des tracés avec appui antérieur, postérieur, droit, gauche, et qu'ils décrivent la composante latérale et la composante antérieure-postérieure dans chaque cas.
Et, relativement à la question de droite à gauche et
Sr". Ru inversement, il n’y a pour ces auteurs aucune différence entre les sujets aortiques et les sujets sains. |
Enfin, s'il était besoin d'autres arguments, nous pourrions citer les faits de M. Bucco qui vont à l’encontre de l'hypothèse de M. Bocciardo.
M. Bucco retrouve le signe de Musset avec une évidence frappante chez quatre malades artério-scléreux, indemnes d'insuffisance aortique et d’anévrisme, tout comme le premier malade de M. Frenkel. Il établit comme l'avait fait notre maître que le signe de Musset ne peut être considéré comme exclusif d'une lésion valvulaire aortique, que celle secousse a la physionomie d’une véritable pulsation, qu'elle est constituée graphiquement par une ligne ascendante brusque, verticale avec un sommet très aigu et par une ligne descendante également « quasi verticale ». L'élévation prineipale est synchrone avec la diastole carotidienne et, en plus de l'élévation principale, on peut constater plusieurs oscillations secondaires de moindre importance. Ces faits sont remarquablement confirmatifs des tracés publiés en juillet r902 par MM. Frenkel et Lafon. Point aussi très intéressant, l’auteur italien soutient que l’origine d’une telle secousse doit se trouver dans la transmission à la tête de la secousse du cœur pathologiquement exagérée, et que la rigidité des artères, soit par l’artéro-selérose, soit par la réplétion exagérée sous l'influence d’une augmentation de la pression, concourt à la transmission de la secousse.
Nous avons étudié toutes les théories explicatives, nous avons conclu que les causes invoquées n'intervenant pas toutes avec la même fréquence, étaient loin
SG d'avoir la même valeur, et ne donnaient point à l'esprit complète satisfaction.
Une étude graphique du signe de Musset nous permettra peut-être de rapporter à un phénomène physiologique l’oscillation de la tête.
Etude graphique du signe de Musset
Cette étude a été faite pour la première fois par MM. Frenkel et Lafon. Ces auteurs avaient d’abord songé au dispositif adopté par M. Bergonié pour inscrire les déplacements de la tête et que nous avons déjà indiqué, mais ce procédé n'était pas assez sensible et ne se prêtait pas au but poursuivi. Mais, grâce aux appareils perfectionnés de M. le professeur Laulanié, les expéri1mentateurs de Toulouse purent obtenir de bons tracés que nous reproduisons ci-dessous. |
La facilité avec laquelle ces tracés satisfaisants sont obtenus est due à l'emploi d’un nouvel appareil de M. Laulanié, le sphygmographe volumétrique de l’avant-bras.
Il se compose d’un tambour explorateur, relié à un tambour à levier par un tube de caoutchouc. La membrane de l'explorateur est tendue sur un ressort à boudin d'une grande puissance, 506 kilogrammes.
Cet explorateur est porté sur un compresseur comprenant deux valves courbes aclionnées par deux vis de pression. Cette disposition permet d'appliquer l'appareilsur l’avant-bras et d'exercersur celui-ci une contrepression variable, Lorsque cette dernière est égale à
la pression artérielle, la courbe sphygmographique atteint le maximum d'amplitude. Sur le trajet du tube de communication se {rouve un tube collatéral que l’on tient fermé lorsqu'on a réalisé la contre-pression oplima. Cet appareil, on le voit, à de grandes analogtes avec le sphygmomanomèétre à mercure de M. Laulanié. Il n'en diffère que par cette circonstance que la pression de la colonne de mercure est remplacée par celle d’un ressort.
L'avantage de cet appareil consiste en ce qu'il laisse au sujel toute la liberté de ses attitudes, ce qui facilite l'application de l'explorateur des mouvements de la tête. Il permet de repérer les phases de la pulsation artérielle.
L'explorateur des mouvements de la tête consistait en un lambour explorateur muni d'un ressort contre lequel le sujet, commodément assis, appuie la tête. Il peut s'appliquer sur un point quelconque de la surface et de la circonférence de la tête et donne les déplacements linéaires de la tête dans n'importe quelle direction. Pour commencer, ils appliquaient l'exploraleur dans cinq points différents : sur le front, l'occiput, la région zygomalique droite et gauche, sur le sommet de la téte.
Ces expérimentateurs ont vile reconnu que le déplacement vertical était nul ou presque nul, et que, suivant les sujets, le déplacement antéro-postérieur ou latéral prédominait, sans qu'il soit possible d'établir une formule bien précise de ces directions. Les tracés ainsi recueillis sur des personnes saines ont permis de faire diverses constatations intéressantes.
th
La figure I nous donne une idée assez précise de ce
qu'est le signe Musset, dans ses rapports avec le pouls.
Le point de repère R permet de se rendre compte de
la localisation au cours de la révolution cardiaque de
chacune des oscillations céphaliques. La ligne des secondes permet d'en mesurer la durée.
Fc. 1.— Oscillations de la tête, enregistrées simultanément avec le pouls. (D'après Frenkel et Lafon). Malade agé de 54 ans, 22 mars 1902. Tracé superieur, tête appui latéral droit; oscillations positives de la tête. Tracé inférieur, pouls de l’avant-bras enregistré avec le sphygmoma-
nomètre de M. Laulanié.
Le point de repère se trouve au milieu du tracé. Au dessous, ligne de secondes,
Il résulte de ce tracé pris par Frenkel et Lafon contre la région temporale droite que les mouvements de la tête ont une composante latérale importante, comme Frenkel l'avait déjà signalé dans sa première publication. À chaque révolution cardiaque, correspond un mouvement principal et plusieurs mouvements secondaires.
Le tracé du mouvement principal est de même sens que celui du tracé du pouls, quand on applique le tambour explorateur contre la région temporale droite ou contre le front : 1lest eu sens contraire si on applique simultanément un deuxième tambourexplorateur contre
la région temporale gauche ou contre l'occiput. Le
mouvement principal commence avec le commencement de la diastole artérielle, systole cardiaque et paraît finir avant la fin de cette diastole. Par rapport au cœur, 1l est donc syslolique, conformément aux prévisions de Delpeuch et de M. Valentino et contrairement à la première hypothèse de Frenkel du tourniquet hydraulique.
Après une oscillation céphalique principale viennent plusieurs oscillations secondaires, tantôt rois, tantôt deux. Elles sont dues à l'inertie de la tête et n’ont aucun intérêt pour la physiologie pathologique du phénomène de Musset. Dans le tracé ci-dessus, l’oscillation de la tête semblant précéder le début de la diastole artérielle, on pourrait se demander si les battements cardiaques étaient transmis à la tête par l’intermédiaire du système circulatoire ou par l'intermédiaire de la colonne vertébrale, car le temps de transmission paraissant plus court que celui de la vitesse de l’ondée sanguine, On pouvait raisonnablement songer à la transmission par un corps solide. Nos expériences ci-dessous exposées sont nettement en faveur de la transmission
sanguine.
Oscillations de la tête chez des artério-scléreux sans signe de Musset apparent.
Le même dispositif permit encore à MM. Frenkel et Lafon de recueillir plusieurs tracés des mouvements de la tête chez des sujets artério-scléreux sans signe de Musset apparent. La figure 11 présente le tracé des
= Bÿ —= oscillations de la tête chez un homme artério-seléreux qui ne présente aucune altération organique du cœur, indemne d'insuffisance aortique et de dilatation de l'aorte et qui n'offre pas à l’œil nu de signe de Musset, tout au moins à un examen superficiel. Ce tracé est comparable à celui du pleurétique ; oscillation prineipale suivie de deux oscillations secondaires, synchrone avec les mouvements du cœur. L’oscillation principale commence avec la systole et finit non pas avant, mais en même temps que la systole. En ce qui concerne le début de l’oscillation, il ne paraît pas précéder le début de la systole et, par conséquent, est de nature à diminuer la valeur de l'hypothèse de la colonne vertébrale dans la transmission des mouvements.
Fi. 2. — Piqu..… 52 ans, artério-sclérose. Pas de signe de Musset, mais oscillations dela tête sur le tracé; 23 mai 1902. D'après Frenkel et Lafon. Tracé supérieur, tête appui latéral droit, oscillation positive de la tête. Tracé inférieur, pouls de l'avant-bras enregistré avec le sphygmographe
de M.Laulanié. Deux points de repère ,
Ce tracé montre que des artério-scléreux, qui ne présentent pas à l'œil nu le signe de Musset, peuvent avoir des mouvements de la tête tout à fait comparables au signe de Musset obtenu graphiquement chez d’autres malades.
et —
Oscillations de la tête des sujets sains.
Enfin MM. Frenkel et Lafon ont recueilli plusieurs tracés des mouvements de la tête chez des sujets Jeunes et sains, chez lesquels le système cardio-vasculaire est absolument normal. Ils ont examiné à ce point de vue quatre personnes sans altération cardio-vasculaires âgées de trente-sept, trente-deux, vingt-deux et vingtet un ans. Chez ces quatre sujets, les tracés ont été nettement positifs. Sans doute les plus beaux tracés ont été obtenus chez l'artério-scléreux âgé de cinquante-deux ans, mais les autres sujets ont fourni des graphiques très démonstratifs ; nous en reproduisons deux à titre d’exemple.
Le premier, (fig. 3) provient d’un médecin âgé de trente-sept ans, qui présente graphiquement le signe de Musset, comme il présente graphiquement le pouls de Corrigan. La pression artérielle n'est que de 14 à 15 centimètres de mercure avec le sphygmomanomètre de M. Laulanié, chiffre normal. Il n’a aucun symptôme subjectif où objectif d'une affection vasculaire, n’est ni alcoolique, ni syphilitique, et a subi des examens médicaux par des autorités médicales qui ne lui ont jamais rien trouvé d’anormal du côté de son système circulatoire. Les mouvements de la tête se présentent chez lui avec les caractères presque identiques à ceux du malade. Il a une oscillation céphalique principale qui commence el finit avec la systole, el une seule oscillation secondaire {moindre énergie des contractions cardiaques que dans les cas précédents?). La
to ss durée de l’oscillation principale est un peu plus longue que chez le malade pleurétique : En somme, signe de Musset typique au point de vue graphique. Le nombre des oscillations secondaires paraît dépendre de l’amplitude de l’oscillation primitive, et cette dernière est probablement en rapport avec l'énergie de l'impulsion cardiaque.
M. X., 37 ans, pas d'affection cardio-vasculaire. Oscillations de la tête sur le tracé, 23 mai 1902, d'après Frenkel et Lafon. Tracé supérieur, tête, appui frontal ; oscillation positive de la tête. Tracé inférieur, pouls de l'avant-bras enregistré avec le sphygmographe de M. Laulanié. 4 Point de repère au milieu.
M. Y., 32 ans, pas d'affection cardio-vasculaire. Oscillations de la tête. 23 mai 1902. D'après Frenkel et Lafon.
T. oscillations de la tête, — P. pouls de l’avant-bras. — S. ligne de secondes.
Le deuxième tracé de la figure 3 est relatif à un jeune physiologiste indemne de toute affection cardio-vaseulaire.
Ces simples constatations étaient de nature à diminuer la valeur clinique d’un signe sur lequel Deipeuch avait fondé de si grandes espérances et sur la valeur
clinique duquel on pouvait être en désaccord, tant qu'on ne disposait pas de la méthode graphique. C’est sur les conseils de MM. Frenkel et Lafon que nous avons recherché et étudié le signe de Musset qu'ils avaient déjà indiqué chez le chien. C’est le résultat de nos recherches personnelles que nous allons exposer.
Signe de Musset chez le chien.
Les expériences ont porté sur cinq chiens, MM. Frenkel et Lafon remarquèrent, les premiers, la possibilité d'obtenir le signe de Musset chez un chien narcotisé. Nous devons à leur obligeance de pouvoir reproduire le graphique inédit particulièrement probant obtenu sur le chien n° 1, fig. 4.
Les quatre autres furent examinés par nous et narcotisés au laboratoire de M. le professeur Laulanié. Avec mon ami, M. Mirabaïl, nous avons, pour les trois premiers chiens, pratiqué l’anesthésie par le chloralose, pensant ainsi conserver un signe de Musset plus apparent ; le chloralose a, en effet, l’avantage de maintenir la pression artérielle qui s’abaisse au contraire sous l'influence du, chloral. Malheureusemerit le sommeil donné par le chloralose estloin d’être calme, et les chiens opérés présentèrent des mouvements respiratoires convulsifs ; la moindre excitation suffisait pour provoquer de violentes contractions. Ch. Richet a prouvé, en effet, que le chloralose agit sur le cerveau comme le chloral, et sur la moelle comme la strychnine. Nous avons alors ajouté à la dose hypnotique de chloralose environ 10 centigrammes par kilogramme, 1 à 2 gram-
Divers Graphiques obtenus chez le chien.
Chien no 1. (D'après Frenkel et Lafon). — Oscillation principale et oscillation secondaire. Signe de Musset évident.
Chien n° 2. Signe de Musset indiscutable.
NE Jr AR a Re an Ji RONA | :
Chien n° 3. (id.)
\franmaant FRS °
Chien n° 4. (id.)
Chien n°5. (id.)
Fic. 4
mb" La mes de chloral qui ont suffi pour provoquer chez nos chiens une immobilité absolue avec respiration calme, condition difficile à réaliser pratiquement, mais dont la nécessité s'impose pour l'obtention d’un graphique régulier.
Afin de relever la pression, nous injections dans le tronc commun des trois veines digitales communes dorsales à la partie externe de la patte postérieure, 100 à 200 centimètres cubes de solution physiologique à 7/1000. Dès qu'une anesthésie profonde était: obtenue, nous procédions à la recherche des carotides sur lesquelles nous placions un fil comme repère. Poursuivant alors la dissection, nous reconnaissions dans le fond de la plaie, les vertébrales au-dessous desquelles nous placions également un fil. Ceci fait, nous détachionsle chien et placions la tête en dehors de la table de vivisection sur laquelle l’animal ne reposait plus que par son corps Jusqu'à l'extrémité supérieure du sternum. Dans cette attitude favorable à l'examen de l’oscillation céphalique, la tête penchait librement, et il nous était facile de faire appuyer le tambour à ressort sur le museau du chien.
Tout d’abord nous avions, pour opérer plus facilement, lors de la ligature des carotides et des vertébrales, laissé lechien couché surledos, mais cette position, peutêtre à cause du poids de la tête ou pour tout autre motif qu'il nous est difficile de pénétrer, ne nous donnait pas de tracés bien nets.
Le museau du chien étant appliqué avec une légère pression sur le tambour, nous prenions le tracé du signe du Musset. Pour l’un des chiens, le chien n°),
RAT Men nous avons pris à la fois le cœur etle signe de Musset. Le cœur a été pris à l’aide du cardiographe du chien inventé par le professeur Laulanié et décrit dans la physiologie de Morat et Doyon. Il nous paraît que, dans notre tracé publié ci-dessous (ligne supérieure avant
FiG. 4. — Le graphique 1, montre une oscillation céphalique douteuse. Le graphique 2, ligne supérieure, signe de Musset. — Ligne inférieure, tracé du cœur, plaide en faveur du synchronisme,
la section du bulbe, ligne inférieure après la section du bulbe et respiration artificielle), il y a bien des points repérés aussi exactement que possible qui démontrent le synchronisme comme :l est aisé de- s’en assurer à l’aide du compas.
Dès que notre tracé du signe de Musset était assez net, nous cessions un moment l'inscription et pinçions les carotides et les vertébrales. Le chien n° 1 ne subit
TEA pre
pas cette opération, le chien n°2 mourut avant les ligatures, le troisième eut une période d'asphyxie avec mouvements respiratoires saccadés ; ce n’est donc qu'un tracé que nous apportons ici, celui du chien 4, qui seul résista à l'épreuve. Les oscillations céphaliques ne présentent pas l'amplitude des oscillations obtenues sur leur chien par MM. Frenkel et Lafon, mais elles sont d'une netteté suffisante pour servir de base à notre discussion. (Tracé 1, fig. 5.)
Après avoir lié les carotides et les vertébrales, nous prenons un tracé. Conformément aux prévisions de M. Frenkel, nous observons une diminution presque absolue de l’oscillation de la tête comme en témoigne le tracé 2.
Désireux de supprimer toutes les anastomoses et d’abolir toute circulation intra-cérébrale, nous lions en masse le cou après avoir au préalable sectionné la trachée et introduit une canule afin que l'animal n’asphyxie pas. Le résultat particulièrement probant nous est offert par le tracé 3, qui nous donne une ligne absolument droite. Par une chance inespérée et sous l’influence du sérum donné graduellement, le cœur battait toujours avec une certaine activité. Nous enlevons vite nos ligatures et nous reprenons un tracé nouveau qui, quoique manquant un peu d'amplitude, nous permet de reconnaître le signe de Musset rétabli chez l'animal. Tracé 4.
Le chien n° :, était âgé de cinq à six ans, le chien n° 2 d’un an, le chien 3 et 4 de quatre ans.
Dans le cours de ces expériences nous avons observé quelques phénomènes intéressants. Au début de l’anes-
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Expérience : Ligature des vaisseaux du cou chez le chien.
Signe de Musset, chien n° 4 (avant la ligature) oscillations céphaliques.
Suppression de l’oscillation rythmée, après la ligature des carotides et des vertébrales.
Disparition encore plus complète du signe de Musset, après la ligature en masse du cou.
Réapparition de l’oscillation rythmée lorsqu'on a enlevé les ligatures.
Fic: à
ne
bo
thésie du chien, au moment où la tension artérielle était maxima, nous avons obtenu des oscillations céphaliques très nettes; après une anesthésie prolongée coïncidant avec des pulsations faibles, rapides, misérables, 1l nous était difficile d'obtenir un tracé très apparent de l’oscillation. En revanche, après une injection de sérum qui relevait la tension artérielle, l’inscription était meilleure et le signe de Musset devenait même visible extérieurement. Il eût été important d'évaluer avec précision les variations de la pression au sphygmomanomètre; malheureusement, par suite de circonstances indépendantes de notre volonté, cette mensuration n’a pu être faite.
Il ne nous a pas paru indifférent de noter ces particularités, car elles sont un argument de grande valeur en faveur de la généralité du signe de Musset que l’on peut augmenter ou diminuer d'intensité en faisant varier parallèlement la pression artérielle.
Notre expérience prouve, en outre, qu'on ne peut admettre la participation de la colonne vertébrale dans la transmission des mouvements cardiaques, du moins d’une façon générale et, à ce point de vue, la question nous paraît définitivement jugée.
D'ailleurs, un des arguments qui plaidait le plus en faveur de la transmission sanguine et qui devait a priori la rendre plus plausible était l'existence de l’oscillation du pied chez les sujets assis, les jambes croisées, signalée par Landois, Delpeuch, Valentino, Frenkel, et bien des auteurs.
A ce propos, nous devons ajouter que nous avons toujours obtenu l’oscillation, même lorsque le sujet