‹ Le Silicate de Soude en ThérapeutiqueChapitre 6 sur 26 · TUE · texte numérisé non relu

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Il n’obtint des résultats que lorsque Scheffler, Sartory et Pélissier eurent mis au point la technique des injections intraveineuses de silicate de soude qu'il adapta à la thérapeutique des prurits séniles. Il publia ses travaux en 1995.

A leur tour les docteurs Scheffler, Sartory et Pélissier s'intéressent à la question et publient des résultats très favorables en 1926.

Déjà, en 1923, le Congrès Italien de dermatologie et de syphiligraphie s’était occupé du traitement par le silicate de soude du prurit sénile et après discussion avait conclu favorablement.

Enfin, de nombreux auteurs ont employé la médication silicatée dans diverses dermatoses. Les résultats ont été très 1rréguliers.

Nous avons dit, par ailleur que le silicate de soude avait été employé dans la lutte contre le cancer.

En effet, dès 1874, un Anglais, Fawcett Battye, vante l’action favorable de la silice contre les carcinomes.

Puis Decène Olivier en 1904, Zeller, Gerny,' en 1912, Regnault préconisent le traitement silicaté dans les papillomes et le cancer superficiel.

À. Robin montre en 1921 l'importance de la minéralisation siliceuse de l’organisme dans la lutte contre le cancer.

Dupuy de Frenelle fait une importante communication en 1930, dans le même sens.

En 1928, un Italien, Rossi, avait publié des améliorations intéressantes de néoplasmes ulcérés inopérables grâce aux injections intraveineuses de silicate de soude.

Entün vers 1927, un autre chapitre s’ajoute à l’histoire de la médication siliceuse avec les travaux du Dr Crétin, du Mans. D'après cet auteur la silice jouerait une sorte d’action catalytique vis-à-vis du calcium qui passerait sous cette influence de l’état soluble à l’état solide. Ce phénomène constitue « la prise du cal ».

Se basant sur ce principe de nombreux auteurs emploient une association silicium-calcium pour accélérer la consolidation des fractures.

Des observations favorables sont citées par Léo et Ebrard en 1927, Jeanneney en 1928, Arnaud et Caudo en 1929.

Dans ces cas d’ailleurs l’on emploie surtout le silicate de chaux. Aussi n'’insisterons-nous pas davantage pour ne pas sortir de notre sujet.

De ce long historique retenons qu’il y a une époque très importante dans l’histoire du silicate de soude, qui correspond à l’année 1901 avec les travaux importants de Siegfried.

Avant 1901 c’est une période où l’alcalinité forte des solutions de silicate de soude n’est pas suffisamment mise en évidence et se trouve à l’origine de la plupart des accidents toxiques et aussi de plusieurs propriétés mises sur le compte du silicate : action antifermentative, antipurulente, antigoutteuse, antiacide.

Après 1901 c’est une période où les solutions de silicate de soude suffisamment pures, diluées, neutralisées peuvent être employées sans danger per os et par voie endoveineuse. Alors va pouvoir se développer rapidement la médication silicatée contre les états qui dépendent spécifiquement de cette thérapeutique : les états de carence de la minéralisation siliceuse.

À ces états se rattachent justement comme nous le verrons : l’artériosclérose, le cancer, la tuberculose, le prurit sénile.

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