‹ Le Sillon et les catholiquesChapitre 34 sur 109 · VI. — LA DOCTRINE CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

VI. — LA DOCTRINE CATHOLIQUE

Dès lors, comment le Syllabus — qui maintient contre vahissements de cette politique à la fois temporelle

irituelle, toute faite de confusions, le droït à l’in-

lapparaîtrait.il pas comme sauvegardant contre l’ompo ence de l'Etat déifié, la liberté de la conscience umaine affranchie aïnsi de l’universelle tyrannie ? »

“En terminant il insiste sur l’excellence de la position des catholiques et la facilité qu’elle leur

lonne pour bien combattre le bon combat :

« Les jeunes catholiques de France doivent donc sentir combien merveilleuse est leur situation intellecjuelle et sociale : bien loin de se défier de l’opportunité de. l'attitude qu'ils devront prendre comme catholiques, Wils se rendent compte plutôt que la société contem- Doraine réclame et postule le catholicisme, que pas une ses aspirations ne saurait être satisfaite en dehors e lui.

N'essayons donc pas de dissimuler ce que nous Ommes en rougissant des fortes et fécondes maximes de glise ; ne nous plaisons pas à répéter ces phrases rues et équivoques inspiréés par un libéralisme de ommande d’autant plus inopportun que la mode en est Ssée maintenant et que nos adversaires sont les prediers à n’en plus vouloir. »

Modernisme.

endance de- la société des âmes qu'est l'Eglise —

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sans être aperçu ? Certaines idées chères aux S

lonnistes, celle du Christianisme qui est vie, cel de l'efficacité de l'expérience religieuse, c’est

dans l’attachement à la foi, ne manifestent-ll pas qu’ils se sont laissés envahir sans le sam par cette dangereuse hérésie ?

Non, il n’est rien arrivé de semblable. C’est 1904, trois ans avant l’Encyclique Pascendi qui

devait condamner le modernisme, que Marc San:

gnier écrivait ces lignes remarquables sur less quelles je prends la respectueuse liberté d’attiren! l’attention des théologiens de profession : |

au gré de nos besoins et de nos rêves individuels ; le Christ n’est pas le nom divin dont nous parons l'idéal intérieur et chéri qui hante mystérieusement nos cœurs ; c’est une réalité distincte de nous, antérieure et supérieure à nous ; sans doute le Christ veut s'emparer de nos âmes et nous pourrons dire avec l'Apôtre que nous

voulons être des Christs ; maïs enfin ce n’est pas nous qui élaborons lentement le Christ par un travail inté-# rieur de vertu et de dévouement naturels : c'est le

Christ qui nous a faits, c'est Lui qui nous a rachetés,.

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