CHAPITRE III
Supprime les tares. — L'action politique n’absorbe pas ( activité sillonniste ; elle n’est qu’un aspect de cette activité,
uivant l'expression de son fondateur, « le on est l'effort d’une génération vers la démotie ». (1) L'œuvre d’éducation civique qu’il rsuit tend à faire un peuple républicain et ocrate dans ses idées, dans ses habitudes, Sa vie, car c’est à cette condition seulement
La première brochure de propagande que Marc Sangnier aite avait pour titre l'Education sociale du peuple.
dra dans les rapports sociaux, dans les lois « dans les mœurs publiques.
‘4 Aussi, toutes les entreprises de l’activité sillor
niste ont-elles eu pour but l'éducation civiqu du peuple. (1) Les Cercles d’études, les Institut
(1) « On nous objecte parfois, dit un rapport du Sillon sx l’éducation civique, qu'aujourd'hui nous disons souvent éduct don civique au lieu d’éducation sociale et que cela traduit € notre part, un changement d'orientation ; maïs c’est là ur pure chicane : nous n’avons changé le titre de notre actio que pour ne point changer notre action elle-même. Expl quons-nous un peu : |
* « Dès le commencement du règne de S. S. Pie X, le term d’action sociale a été employé dans plusieurs documents por tificaux pour désigner un effort qui, en dehors de toute préot cupation de régime politique, tendrait à l’amélioration de Société par l’exercice d’une triple influence morale, économiqu et légale. Ces trois modes de ‘travail peuvent être pratiqué sous tous les régimes et ne supposent ni la forme républicainé ni la forme monarchique ; le terme d’action sociale a donc pri
. pour les catholiques un sens plus restreint que celui d’actial civique. Cette dernière expression, en effet, comprend les tro modes d’activité déjà indiqués et, de plus, l’action politique qj est un des devoirs de la vie civique.
« Aïnsi, ce que signifie, de notre part, l'emploi du term d'action civique préférablement à celui d'action sociale, €
d'une échappatoïre ; c’est simplement une légitime préoccupa tion d’exactitude et de loyauté. » (Compte-rendu du VIII° Con grès national du Sillon, p. 231.)
nationaux, les journées sillonnistes, et tout emment les écoles sillonnistes apparaissent demment et uniquement comme des moyens je faire pénétrer dans les esprits des convictions fortes pour se traduire en actes dans la vie,
| € ’éducation.
À Les livres, les tracts, la Revue et le journal hebdomadaire publiés par le Sillon s’inspirent de la même préoccupation et tendent à la réalisation du même effort : multiplier assez le nombre démocrates convaincus pour que le régime épublicain démocratique ne soit plus en France | | simple nom, mais une vivante réalité.
« Engagé dans une telle voie, le Sillon devait
éjà énumérés, ces deux autres puissants moyens : lé journal quotidien et l'action politique. Seule-
tenir sans qu’il fût nécessaire de subir le el commanditaires d’aucune sorte, ni de vendre sa
publicité à des entreprises où le gain apporte souvent avec soi une flétrissure.
L’Action politique
Quant à l’action politique, le Sillon ne l'avait jamais exclue de ses vues d’avenir. Il y a deux choses que Marc Sangnier et ses amis ont tou” jours répétées. D’une part, jamais le Sillon ne se livrera au genre de travail qu’on est conven 1 d'appeler la politique et qui suppose des trafics; des marchandages, des compromis, des trucs en un mot pour faire « marcher » les électeurs. Tout cela répugne à l’honnêteté; des Sillonnistes ne le feront jamais, et si, comme on le leur a répété la politique était inséparable de ces pratiqu | auxquelles leurs convictions et leur PE répugnent, ils ne feraient jamais de politique: D'autre part, ils ont toujours déclaré qu'aucun
genre d’action sur le terrain civique ne leur était interdit, pas même l’action politique, à condition, bien entendu, qu’elle fût exempte des tares que
nsidère, mais à tort selon eux, comme son