FOURRAGE PAR EXCELLENCE POUR ENCILAGE
J'ai nommé le maïs, c’est qu’il est, par excellence la plante pour l’ensi-
lage, celle que l'expérience de tous indique comme la plus rémunératrice. On peut ensiler nombre d’autres plantes mais nulle avec autant d'avantage. Et je dirai de suite que des différentes espèces de maïs on donne la préférence généralement à celui dit de l'Ouest
Dans les silos en bois et en maçonnerie, il est inutile d’ajouter
que nous donnons la préférence à ces derniers, on peut ensiler le maïs entier encore bien mieux que dans les silos en terre, mais nous ne saurions recommander ce système. Le coupe-paille, instrument si utile sur la ferme, aura bientôt ici gagné ses épaulettes. L’expérience et les analyses nous disent que le maïs, même avant la maturité, contient plus de matière nutritive dans ses rendements d’épi, dans le haut de la tige, dans ses feuilles que dans le bas de la tige. L'animal sait parfaitement par quel bout s’attaquer à la plante et il laissera de côté tout le bas des tiges surtout lorsqu'elles sont ligneuses c’est-à-dire avancées dans leur croissance.
Il convient donc de bien mélanger les différentes parties de la lante, de les mettre ainsi mélangées dans le silo ou les moins onnes emprunteront des meilleures. On rendra ainsi toute la
plante également bonne et on ne souffrira aucune perte. Ce sera là l’œuvre du coupe-paille.
On peut mêler dans le silo des courtes pailles, des balles de blé,
d'avoine et d'orge. Elles seront bénéficiées par leur contact avec
le maïs, mais leur présence n’est pas du tout nécessaire à ia conservation du contenu du silo. à
Souvent sur le retour des patates d'avance dont ils ont, de bonne . heure, débarrassé le champ, lescultivateurssèment de l’'avoine qu'ils fon manger en vert par leurs bestiaux à l’automne. Quand ceux-ci ne la consomment pas toute, quand on est obligé de la récolter, on ne sait trop qu’en faire, et en tas, dans le champ, elle perd bientôt toute sa valeur. On comprendra que cette récolte a sa place toute trouvée au silo. Dans les endroits où le sarrasin est exposé aux gelées, on l’abattra le jour même de l’accident pour le confier au silo. Et on n’en perdra æien. Ce n’est pas ce qui arrive aujourd'hui.