XIV INTRODUCTION
« titre de Joseph. M. de Malezieux, cet habile connaisseur, « cet homme d'un discernement si exquis, ne craint point « de comparer le Joseph de Tabbé Genest au Cinna du « grand Corneille. »
Après cette énormité littéraire, le programme de Vernon fait intervenir le jugement favorable de Bossuet, mais au point de vue moral seulement.
La vérité vraie, c'est que Genest et Malezieux avaient été l'un et l'autre de l'Académie française, et de la maison de la duchesse du Maine ; que Voltaire classait ce prétendu chef-d'œuvre parmi « ces pièces écrites d'un style lâche « et prosaïque que les situations font tolérera la représena tation. » C'est enfin que du sujet de Joseph si souvent porté au théâtre, il ne reste que la musique de Méhul.
Mais ces digressions nous éloignent beaucoup trop de notre publication. Après avoir énuméré un certain nombre tVanciens jeux de la scène, applaudis en Normandie, pourquoi précisément choisir pour spécimen deux pièces représentées et imprimées en Belgique? Pourquoi? parce que ces arguments, heureusement découverts par notre collègue, M Gustave Grandin, sont jusqu'ici les seuls connus, dont le sujet commun soit emprunté à nos annales normandes.
La légende de Bacqueville Martel a un grand air de famille avec plusieurs autres traditions de notre province, celles de Saint-Adjutor de Tilly notamment, de Guil-