IV INTRODUCTION
La plupart de ces raretés bibliographiques sont dans le format de petit in-4*'.
On n'y trouve en général que les arguments pour les tragédies, et les programmes pour les ballets, avec la distribution des rôles et les noms des acteurs.
Il s'était créé d'ailleurs dans la rivalité de collège à.collége un sentiment très vif de propriété littéraire. On réservait pour l'avenir ces ébauches dramatiques dues à la collaboration des maîtres et des élèves. C'étaient le plus souvent des scènes tragiques en vers latins, quelquefois des imitations ou des traductions en vers latins aussi ; des comédies de temps à autre dans l'une ou dans l'autre langue, et même des pantomimes d'où dérivent les charades en action, chères encore à l'adolescence. Le ballet n'était qu'un accessoire en principe, mais trop souvent en fait la grande question du jour.
La collection de M. de Soleinne a subi le sort commun à toutes les riches collections privées de notre temps; la vente à l'encan l'a dispersée, mais sa mémoire est durable; les cinq volumes du catalogue de sa Bibliothèque dramatique sont un monument littéraire d'une incontestable valeur.
Dans les chapitres réservés au théâtre des établissements d'éducation, il est fait mention de quatre-vingts programmes des collèges les plus renommés, Harcourt et Navarre, Louis-le-Grand et Mazarin, le cardinal Lemoinc