‹ Le sire de BacquevilleChapitre 6 sur 29 · VIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VIII INTRODUCTION

l'iiit remarquer que souvent les affiches et les costumes étaient aux frais des écoliers.

A ce propos nous rencontrons dans V Inventaire général de la Muse Normande de David Ferrand un Chant ryal : ft le subject est qu'vn nommé Beau-regard qui enseignoit la « [urisprudence en cette ville, comme il auoit de grandes « cognoissanceSj il fit emprunt de plusieurs bagues, ioyaux et « coliers de perles, pour orner son fils qui représentait quelque « personnage en vne Tragédie qui se faisoit aux lesuistesjl « s'enfuyt de nuist , emportant avec soy grand nombre de « richesses, et ne s'' est veu depuis. »

Il parait que de leur côté les hauts peisonnages condamnés à subir les coups d'encensoir, en recevaient pour leurargent.

Eu 1653, ce fut grâce à la munificence du premier Président Faucon de Ris, marquis de Charleval, que vingt-neuf collégiens représentèrent en cinq actes, précédés d'autant de prologues débités chacun par un élève différent, une tragédie latine : Diocletianus furens Chrislo triumphante. Chacun de ces actes devait avoir son exposition gallico sermone. Le premier des jeunes orateurs avait nom Carolus de Faucon de Ris, Parisiensis, et les héritiers des familles parlementaires figuraient en grand nombre parmi les acteurs du drame, que suivait avant la distribution solennelle des prix, en l'honneur munificentissimi agonothetse, un diludium à quatre personnages : Apollon, Mercure, le Génie du Parnasse et le Génie de la Rhétorique.

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