milles de i85o à
On voit que c'est surtout après la principale période d'extension de la culture du blé que l'extension la plus considérable du réseau des chemins de fer eut lieu. Ce n'est donc pas le développement des moyens de transport qui a déterminé le progrès de la culture ; c'est, au contraire, le progrès de la culture qui a nécessité le développement des moyens de transport.
Pour la navigation, même phénomène. Le besoin d'exportation provoqué par l'extension de la culture du blé, créa l'organe, c'est-à-dire la Hotte. Et, grâce a cet organe nouveau, le fret, qui était encore de 2 fr. 2s l'hectolitre, de New-York à Liverpool,en 1875, n'était plus que d'environ O fr. 40 en 1895.
A supposer, d'ailleurs, que cette démonstration
Vandervulde 7
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directe ne paraisse pas suffisante, A. Lonay la complote par cet argument a contrario.
« Si l'accroissement des exportations en blé devait être attribué, au premier chef, aux chemins de fer et aux lignes de navigation, on doit se demander comment il se fait que ces facteurs n'aient pas agi de même sur l'exportation du maïs, céréale cultivée aux États-Unis sur une superficie beaucoup plus vaste que celle du froment. Cependant, ce n'est qu'en 1894 que l'on constate une majoration subite de l'exportation du maïs.
Elle est en moyenne, par an, de :