Monographie régionale de la région Ardennaise
villes et dans les centres industriels. Cette tendance s'accentue, principalement, parmi la jeunesse ouvrière et chez ceux qui ne possèdent ni maison, ni terre. Les uns, en petit nombre, il est vrai, séduits par les récits de leurs camarades, cédant parfois à la passion des voyages et à l'attrait de l'inconnu, passent à l'étranger. D'autres, plus nombreux, se dirigent, sans esprit de retour, vers les villes et les usines. D'autres, enfin, et c'est le plus grand nombre, vont s'enrôler dans les exploitations industrielles des environs. La facilité des transports et les tarifs réduits des abonnements ouvriers leur permettent ces déplacements. » D'autre part « le recrutement des domestiques à gages devient de plus en plus difficile, particulièrement en ce qui concerne les servantes. Les filles de nos campagnes préfèrent prendre du service dans les nombreux châteaux de la région, ou bien dans les villes, non pas que les salaires y soient plus élevés, mais parce que la besogne est moins dure et plus agréable » (1). Quant à la région limoneuse « le recrutement du personnel se faisait, généralement, avec assez de facilité, surtout dans le Brabant et le Limbourg : presque partout on trouvait dans la localité même, ou dans les localités voisines un nombre suffisant de journaliers. Il n'en est malheureusement plus ainsi. Les jeunes gens profitent des facilités de transport qui leur sont accordées et