‹ Le socialisme agraire; ou, Le collectivisme et l'évolution agricoleChapitre 31 sur 96 · Monographie de Condroç · texte numérisé non relu

Monographie de Condroç

délaissent les travaux des champs pour se rendre dans les centres industriels. Il s'ensuit que les cultivateurs commencent à rencontrer partout de grandes difficultés pour se faire servir » (i). Enfin dans les Flandres « le nombre de domestiques à gages tend à diminuer, parce que, d'une part, les cultivateurs cherchent à réduire le travail à la ferme par la création de prairies, l'affiliation aux laiteries coopératives, où le travail du lait à la ferme, par moteurs actionnés par des chiens et, d'autre part, parce que l'ouvrier cherche, de plus en plus, à conserver sa liberté le dimanche et les jours fériés. Le nombre des salariés travaillant à la tâche ne s'accroît guère non plus, parce que les fabriques, les usines et les villes attirent une grande partie de l'élément ouvrier et que l'émigration vers la France, assez importante en été, ne cesse de s'accroître » (2).

Nous constatons donc partout un déficit de maind'œuvre agricole.

Pour combler ce déficit, les fermiers, naturellement, ont recours à divers moyens : ils transforment une partie de leurs terres labourables en pâtures ; ils emploient des machines, même pour les terrains accidentés, pour des parcelles de faible étendue, où le travail manuel serait mieux à sa place ; ils font venir à l'époque de la fenaison, de la moisson, de la cueil-

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