Ibid, p
6. Vandervelde, L'exode rural et le retour aux champs, p. 29.
bien encore les montagnards des Alpes et de l'Apennin qui descendent dans la plains de Pô, à l'époque de la mondatura, de l'arrachage des mauvaises herbes dans les rizières (ï).
Or,dans nombre de cas, cette invasion de travailleurs étrangers, provenant de régions où le standard of life est très bas, a indiscutablement pour effet d'empêcher la hausse et de provoquer la baisse des salaires agricoles.
Voici, par exemple, ce que constate à cet égard, Auge Laribé, dans son livre sur la Viticulture industrielle du Midi de la France :
« Il y avait bien déjà quelques ouvriers étrangers dans le personnel de l'ancienne viticulture, mais c'est surtout depuis une quizaine d'années que les Italiens et les Espagnols ont envahi les plaines Languedociennes. Leur présence a eu naturellement pour conséquence d'avilir les salaires; elle a déplus contribué au développement du travail à la tâche qui a eu pour résultat d'augmenter les chômages.
, Les immigrants habitués à une vie misérable, qui s'entassent dans de mauvais logements et se nourrissent en commun, acceptent volontiers des salaires inférieurs à ceux que réclament les Français (2). »
Dans les départements du nord et du centre de la France, les ouvriers flamands jouent le même rôle