‹ Le socialisme agraire; ou, Le collectivisme et l'évolution agricoleChapitre 62 sur 96 · Monographie de la région sablonneuse des Flandres, p · texte numérisé non relu

Monographie de la région sablonneuse des Flandres, p

pénibles encore que les périodes de surmenage d'été, et l'on ne s'étonnera plus que les travailleurs ruraux considèrent la fabrique moins comme un bagne que comme un asile.

Encore les journaliers ont-ils une liberté relative ; mais quelle est la vie, quelles sont les conditions du travail des domestiques de ferme !

« Pour les gagistes — dit l'auteur de la même monographie (i) — la durée de travail varie d'après les saisons ; mais, en tous cas, elle est excessive et peu faite pour éveiller l'esprit de famille et développer l'intelligence du personnel domestique dont l'instruction et l'éducation laissent déjà tant à désirer. En été, on se lève vers 4 heures et on se met à la besogne vers 4 h. 1/2 ou 5 heures du matin, pour continuer jusqu'au soir à 8 ou 8 h. 1/2, avec repos de midi à 2 heures. Le matin de .8 à 8 h. 1/2, il y a généralement repos pour le second déjeuner ; il en est de même de 4 à 4 h . 1/2 pour le goûter. En hiver, le travail cesse plus tôt, vers s heures, et comme, généralement, les domestiques n'ont pas de goût ou d'aptitudes pour la lecture, ils passent les longues soirées en famille, où ils restent la plupart du temps occupés à des travaux peu productifs. Du reste, à la campagne, on se couche de bonne heure et il n'est pas rare devoir éteindre les feux vers 8 heures, et même plus tôt, en vue d'éviter les dépenses résultant de l'entretien du feu et de la lumière. »

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