Vandervelde. « Le sort des campagnards s'amé
D'autre part, les journaliers et les petits cultivateurs ont, en beaucoup d'endroits, une peine infinie à se procurer, en payant très cher, un logis plus ou moins convenable.
C'est ce qu'ont démontré, par exemple, ïes consciencieuses enquêtes du chevalier de Corzwarem, président du Comité de patronage des habitations ouvrières de Hasselt, en 1903 et 1904.
De même que Pasquier et Wilson Fox, Corzwarem attribue en grande partie l'exode rural au manque d'habitations, et, décrivant la situation actuelle dans les cantons ruraux de la province de Linbourg, il ajoute :
« La pénurie d'habitations se manifeste, entre autres, par un fait anormal que j'ai rencontré dans presque toutes lescommunes où j'ai fait des recherches. Presque partout on trouve des gens mariés qui continuent à vivre séparément chacun chez ses parents ; parmi eux il y en a qui sont mariés depuis un nombre respectable d'années et qui ont plusieurs erjfants. Dans nombre de communes rurales, on m'a aussi signalé des jeunes gens qui désirent se marier et qui sont contraints d'ajourner la réalisation de leur projet jusqu'au moment, peut-être encore éloigné, où une maison deviendra vacante dans le voisinage, par suite de déménagement ou par suite du décès de gens qui ne laissent pas de famille (1). »
liore-t-il?» Monographie de la commune de Gaesbeek, p. 21. Bruxelles, Misch et Thron, 1907.