‹ Le socialisme agraire; ou, Le collectivisme et l'évolution agricoleChapitre 9 sur 96 · Bruxelles Lamertin · texte numérisé non relu

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gagne dans d'autres et que, somme toute, ces faits et. ces gains se balancent (i). Il soutient, d'autre part, que les charges hypothécaires pèsent moins lourdement sur les petites propriétés que sur les grandes et que l'accroissement de ces charges est plus que compensé par l'augmentation de la valeur des terres résultant des constructions ou des améliorations.

Pour voir ce qu'il faut penser de ces objections, nous examinerons successivement les trois hypothèses qui peuvent déterminer le recul de la propriété paysanne, c'est-à-dire le morcellement, l'accroissement des charges hypothécaires, la régression du faire valoir direct.

I. — Le morcellement. — Dans les pays où la population des campagnes augmente et où règne l'égalité des partages, le sol tend nécessairement à se morceller déplus en plus.

Si les héritiers ne vendent pas leur patrimoine, ou s'ils ne le laissent pas à l'un d'eux, moyennant des compensations pécuniaires, la propriété se divise et à la première ou à la deuxième génération, les parcelles deviennent tellement petites, qu'elles ne suffisent plus à nourrir une famille.

Dans ces conditions, les paysans perdent leur indépendance. Ils ne peuvent plus vivre de leur terre. Ils doivent chercher d'autres moyens d'existence. Les uns deviennent ouvriers industriels ; d'autres entrent

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