Voir plus haut, p
avant qu'il soit nécessaire de passer par l'État démocrate intermédiaire, et que dès lors toutes ces modifications préalables deviennent superÛues.
à. Exigences économiques.
Vient ensuite Pénumération des exigences concernant la protection du travail.
Le programme demande, conformément aux décisions du Congrès de Paris en 1889, la fixation de la journée de travail à huit heures.
La gratuité des secours médicaux est également une exigence nouvelle ! .
Le programme est muet sur le travail des femmes. Donc il les considère comme ayant des droits égaux à ceux des hommes en tout ce qui touche le travail.
Autrefois le parti demandait l'autonomie complète des caisses de secours. Aujourd'hui il met entièrement à la charge de l'Empire l'assurance ouvrière, supportée jusque-là par les ouvriers, les patrons et l'Empire. Ainsi la communauté doit non seulement s'engager pour les ouvriers, mais ceux-ci fixeront également jusqu'à quel degré et comment s'exécutera cet engagement. Ce serait là comme un commencement de la dictature du prolétariat, irréalisable dans l'ordre de la société actuelle.
Les chefs disent très haut qu'ils n'attachent qu'urte valeur éphémère à cette protection du travail. Bebel la compare à « une musique d'entr'acte entre le vieux monde de la bourgeoisie qui disparaît, et le nouveau monde du prolétariat, encore à l'état de devenir ». Mais le même Bebel déclarait d'autre part au Congrès
1. A quand la gratuité des subsistances, comme à Rome, la gratuité des plaisirs, jeux ou spectacles?