‹ Le socialisme au jour le jourChapitre 6 sur 11 · VI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VI AVANT-PROPOS

s'est ajouté le brigandage du Tonkin, qui nous met — dès aujourd'hui — la Chine sur les bras. Et dans r Extrême- Asie ^ comme dans le Nord- Africain il y a deux ans, ce ri est plus seulement l'argent^ mais le sang ouvrier et paysan qui est appelé à couler à flots pour ii ouvrir de nouveaux débou- ' chés » , c'est-à-dire un nouveau champ de spéculation ^ à l'appétit de nos mercanti. Alors que nos producteurs manquent de tout, que ceux qui nourrissent, logent^ vêtent et chaussent les improductifs, ne sont eux-mêmes ni chaussés, ni vêtus, ni nourris^ il s'agit d'exporter — lisez d enlever à la consommation française — les produits du travail national pow en imposer à coups de canon la consommation aua Noirs et aux Jaunes de toutes les latitudes.

Et cette politique coloniale, plus néfaste qut celle de l'ancien régime — destinée au inoins à enrichir la mère-patrie des trésors des Indes et des deu3 Amériques — n'a pas rencontré de « cruels » parm les radicaux les plus écarlates du Palais-Bourbon Si on excepte Clemenceau, dont « la politique de. mains nettes » tombait du reste dans le don qui chottisme, du moment qu'en échange des nouveau: marchés extérieurs et lointains, il ne voulait pa ouvrir à la fabrication française un nouveau mar ché intérieur, en mettant, par la suppression d\ salariat, nos producteurs en mesure de consomme leurs propres produits — si on excepte le déput de Montmartre, ça été sur les bancs de l'extrême gauche à gui non seulement voterait, en mai der

Page 1