‹ Le socialisme catholiqueChapitre 33 sur 140 · I. Kctteler, loc. vit · texte numérisé non relu

I. Kctteler, loc. vit

par notre libéralisme éclairé et par notre franc- maçonnerie humanitaire. »

Quelles sont les causes de cette condition désastreuse des classes ouvrières? Il y en a deux qui influent sm' toutes choses, ce sont : la suppression de toute organisation en fait de travail et Teraploi toujours croissant des machines, qui favorisent la grande industrie, font décroître le nombre des ouvriers qui, pouvant disposer dun petit capital, travaillent à leur compte, et croître celui des salariés. Le parti libéral, composé en grande partie d' « adeptes de la franc-maçonnerie, de gros capitalistes, de docteurs en rationnalisme et de littérateurs populaires, lesquels, admis dans la société des grands seigneurs, paient cet honneur en chantant leurs louanges », le parti libéral trompe sans cesse le peuple pai' de vaines promesses. Les abus de la liberté industrielle et de la liberté du travail que i*ien ne limite, que personne n'a cherché à réprimer, seront bien plus pernicieux que les abus qui ont pu se produire dans les corps de métiers ' ». — Les l'emèdes que propose le parti libéral sont basés sur un principe faux. Les inégalités humaines sont grandes, et dans cette lutte pour la vie, les faibles succombent. « Supprimer tous les moyens de protection, laisser l'homme, avec toutes ses différences naturelles et sociales, concourir chaque jour avec ses semblables, est donc un vrai crime contre l'humanité. » La liberté pour l'ouvrier est une vraie dérision, car elle consiste, pour lui, à offrir son travail au rabais et à mourir de faim, si personne n'a besoin de ses services. — Les libéraux parlent de « self help » et de l'éducation du peuple ; ils alfectent de tourner en ridicule les aumônes de l'flglise et des cléricaux. Cependant ce rationnalisme superficiel n'a compris ni le côté surnaturel

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