Notamment Mgr Freppel
LE SOCIALISME CHRKTIEN.
Mgr Bagshawc, évêquc de Nottingham, marihait en avant d'une allure plus décidée et plus / belliqueuse. Son mandement pour le carême de y 1884 était même d'un ton si hardi, que la Repue socialiste * de Paris, en lui faisant de larges emprunts, disait : « Nous ne pouvons résister au plaisir d'en citer d'importants passages. Nos lecteurs ne s'en plaindront pas ; cest de la bonne critique socialiste. » De la « critique », si vive qu'elle soit, nous n'avons rien à dire. I/Angleterre mérite-t-elle tout ce ([ue lui crie si éloquemment son évéque? Kst-il vrai qu'elle ne connaît pas, dans ses interventions en faveur des riches, les scrupules économiques qui l'empêchent d'intervenir en faveur de ceux qui meurent de faim? Est-il vrai que les commerçants anglais peuvent impunément voler et empoisonner les pauvres, parce que « les amendes du ' fisc 8<»nt abs(»lument insuffisantes pour contrej balancer les profits réalisés dans ces honteux trafics? » Ces questions, pas plus que celles qui regardent le régime spécial de la malheureuse Irlande, ne relèvent de la critique « socialiste ». Mais dans plus d'un passage de son mandement, comme de sa brochure : Pitià et justice ens^ers les pauçres ! l'évéque de Nottingham n'est pas indigne de l'éloge compromettant qu'on vient de lire. Il demande si l'Etat de