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LES DKHMKRKS ECOLES. 313

rien à voir clans le régime industriel des [leiiples » ; il aurait des chances de la Y(nr figurer dans un syllabus nouveau des erreurs contemporaines. C'est qu'en efiel il peut s'introduire dans le régime économique d'une nation bien des abus qui heurtent la morale ou qui oppriment la liberté de conscience : des lors, il appartient à Tune et à l'autre des deux, autorités d'intervenir. Mais la Papauté n'acceptera pas plus, croyons-nous, de régler les différends économiques, qu'elle n'a accepté de se prononcer pour ou contre les divers systèmes de gouvernement; et comme elle a repoussé l'offre de théocratie politique que lui faisait un instant l'illustre auteur de YEssai .sur l* indifférence^ ainsi elle repoussera les offres de théocratie économique (pi'iHi a l'imprudence de lui renouveler. Il faut bien le dire toutefois, on les lui renouvelle parce qu'on y est amené logiquement : si l'Ktat doit régler les heures de travail, Il doit régler les salaires et cecju'on appelle le juste salaire; s'il doit les régler dans une industrie, il doit les régler dans toutes les autres, car elles se ftnit toutes concurrence; et comme la concurrence est devenue internationale, il laut que la réglementation soit internationale elle-même, pour que la protection soit efficace '. Or <iu'y a-t-il, dit-on, de plus

1 . Dans la séance de lu Chumbrc des dépulcs du *29 janvier 1881), M. de Mun a exprimé la première partie de i-eUe

internatioiiul que le pouvoir du Souverain Pontife, père commun de tous les hommes de bonne volonté, chef impartial de la société parfaite et universelle?

Ici encore, nous sommes très .loin de repousser toute idée d'une entente internationale, mais sur des questions bien précises, bien délimitées et quand la solution en est bien mûre. Il est de fait, d'ailleurs, que les conventions internationales se multiplient en matière de monnaie, d'hygiène, de transports, de communications postales et télégraphiques et déjà aussi en matière de répression. Il nV a donc rien d'impossible à ce que des peuples civilisés et des peuples chrétiens surtout s'entendent pour respecter, chacun de leur coté, certaines conditions d'un travail industriel vraiment humain. Mais voit-on la Papauté intervenir dans des questions de concurrence internationale et dans les régimes d'échange ou de pro-

idée bien clairement : « Il n'est pas possible, dit-il, de fuire une lêg^islation vraiment protectrice des travailleurs, sans yj^^ I aboutir ù la nécessité d'une législation internationale des travailleurs, j'en suis absolument persuadé.... Depuis la transformation de l'outillage, l'extension de la concurrence,... la question du travail a cessé d'être exclusivement une question nationale pour devenir de plus en plus une question internationale, parce que le marché du travail lui-même a cessé d'être national pour devenir le marche du monde, u Ici un autre député interrompait : « Il faudrait aussi une législation internationale du salaire ». Rien de plus logique en effet, et rien de plus logique oussi que de confier l'arbitrage international û lu Popauté.

tcctîoii des divers peuples? Il faudrait cependant qu'elle le fit, si elle devait aider les souverains à organiser leurs industries respectives et à assurer dans chaque corporation privilégiée Tensemble des avantages temporels que VAssodation catholique prétend dus à chaque travailleur.

Il ne nous reste plus (|u'à résumer brièvement nos conclusions : c*est un travail qui nous I est rendu bien facile par rimniortelle ency- i clique de !-.éon X[|[. . - -

Toutefois avant d'en venir à Tencyclique ellemême, il ne sera pas inutile de rappeler certaines déclarations parties du centre catholique dans la période contemporaine : elles aider(Hit à reproduire plus iidèlement la suite ininterrompue de la tradition.

En 18SK 1882 et 1883, une réunion de théologiens, travaillant avec Tagrément du Pape, rédigeait, à Rome, une série de propositions longuement étudiées sur le travail, la propriété, la répartition des gains '. Parmi les remar- (|uables formules sorties de ces délibératitms, il

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