‹ Le socialisme chrétienChapitre 3 sur 133 · Ibid,, XV · texte numérisé non relu

Ibid,, XV

de la Bible, le sens du mot, sans perdre son acception primitive, se complète. On y trouve aisément trois idées étroitement unies : 1** le respect de Dieu; 2® l'équité proprement dite, dans notre sens moderne ; 3® la bienfaisance. C'est tantôt Tune, tantôt l'autre de ces trois idées qui domine; mais il y a une tendance visible à les relier et a les concilier l'une avec l'autre. Les Proverbes opposent encore le « juste » il r « impie » *. « Quand les justes triomphent, le peuple est dans la joie; quand les impies dominent, le peuple gémit. » Mais ils ajoutent : « Le juste connaît la cause des pauvres w. Voici maintenant des textes où le mot est pris dans une acception qui se rapproche beaucoup plus de la nôtre. <( Si vous redressez vos voies et vos désirs, dit Jérémie, si vous rendez la justice entre Thommc et son voisin, si vous ne faites pas de tort à l'étranger, au

pupille et à la veuve ' » Ezéchiel est encore

plus précis : <( Si un homme est juste, s'il agit selon la justice et l'équité,... s'il ne contriste personne, s'il rend au débiteur le gage qu'il en a reçu, s'il ne ravit rien par violence, s'il donne de son pain à celui qui a faim, s'il couvre de ses vêtements ceux qui sont nus,... s'il ne prête pas à usure et ne reçoit pas plus qu'il n'a donné, s'il détourne sa main de l'iniquité et s'il pro-

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