Conira haereses, Édit. Mignc, col. I06o
certains textes dont on verra tout à Theure le vrai sens, rien absolument, ni chez les Pères de rÉglise grecque, ni chez les Pères de TEglise latine, n'élève contre ces droits une suspicion sérieuse. Beaucoup même (sans y insister, il est ▼rai, tant ils trouvent la chose naturelle) rappellent tous les préceptes de justice qui émanent du Décalogue. Saint Basile, par exemple, un de ceux qu'on a le plus accusés de ne pas assez respecter la propriété individuelle, énumèrc les cas où l'on a pu faire tort à autrui et où il faut s^attendre à de justes représailles. « As-tu ravi le bien de tes inférieurs? As-tu frappé les pauvres? As-tu injurié? As-tu calomnié? As-tu fait un faux serment? As-tu déplacé les bornes placées par les aïeux? As-tu envahi le bien des orphelins? As-tu opprimé les veuves? Attends-toi si ce qu'on te rende la pareille M » On a peut-être remarqué que saint Basile parle surtout là du bien des faibles et des intérêts des pauvres. Assurément! 11 avait assez d'esprit pour sous-entendre que ceux qui s*attaquent aux riches et aux forts sont encore plus sûrs de provoquer tout de suite une résistance dangereuse pour eux, car ils s'en prennent à des gens qui savent se défendre. Le saint docteur, quant à lui, prend en main la cause des petits : c'est la tradition du christianisme. Il n'en est pas moins vrai que le